- Définitions commençant par la lettre CExtrait du Dictionnaire de la Photonumérique par Hervé Bernard

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Canon à électrons : en électronique, partie d’un tube cathodique qui génère les électrons émis vers les phosphores de l’écran. C’est l’excitation des phosphores qui produira les points d’une couleur donnée. Un tube cathodique dispose de trois canons à électrons, un par couleur primaire : rouge, vert, bleu. Le mouvement de ce faisceau d’électrons : de gauche à droite et de haut en bas est appelé balayage.

Capitale : en typographie, caractère majuscule d’une police. La première lettre de cette phrase ainsi que la première lettre de cette définition sont en capitales.

Capteur  : type de CCD destiné aux scanneurs et aux appareils photos et caméras numériques. On parle souvent de capteur matriciel. Les capteurs, contrairement aux barrettes, numérisent en une seule opération une surface carrée ou rectangulaire. Leur surface importante leur pose, parfois, des problèmes de refroidissement. Certains capteurs sont mobiles. Ils se déplacent généralement une seule fois avec un décalage d’un pixel ou d’un demi-pixel. Dans ce cas, ils perdent l’intérêt des capteurs puisqu’ils ne permettent plus de photographier des sujets en mouvement. Ce déplacement est soit destiné à créer de l’antialiasing soit destiné à accroître la définition. Dans ce cas, il est plus important.

La saisie en quatre couleurs, une idée en marche. qui s’est stoppée en cours de route.
La chaîne de télévision NHK a commercialise dans les années 1995, une caméra HDTV à quatre CCD de 2/3 de pouce (deux verts, un rouge et un bleu). Cette caméra a été développée dans le but d’obtenir la meilleure dynamique possible avec le plus faible ration de pixels. Cette réduction du nombre de pixels étant compensée par une meilleure dynamique. Elle a été notamment utilisée pour les jeux olympiques d’Albertville, de Barcelone, de Lillehammer...
La difficulté avec les CCD de 2/3 de pouces réside dans le rapport entre la taille du pixel et la définition de l’image. C’est pour cela que la NHK a créé cette caméra basée sur quatre capteurs d’1,3 millions de pixels chacun au lieu des deux millions traditionnels. La perte de résolution étant compensée par l’augmentation de la dynamique et des nuances dans les couleurs. Avec cette méthode, la priorité est donnée à la luminance plutôt qu’à la chrominance. On retrouve ce principe dans de nombreux algorithmes de compression dont celui du CD-Photo qui code la luminance à une définition du double de celle de la chrominance. L’un des intérêts de cette technique est de permettre la fabrication de caméra HDTV d’un plus faible encombrement.
Bien que les deux CCD du vert soient strictement identiques, selon les théoriciens de la NHK, la qualité de l’image se trouve améliorée car la lumière verte correspond à près de 70 % du signal de luminance. De plus, un décalage spatial est appliqué au signal du vert et une multiplication par deux de l’information dans ce spectre expliquent cette amélioration. Par ailleurs, cela évite une saturation du CCD du vert, phénomène fréquent.
Enfin, cette technique réduit les aberrations chromatiques.1 Cette utilisation du vert pour déterminer le signal de luminance se retrouve dans la matrice Bayer et dans la théorie de la couleur d’Edwin Land. Une technique similaire a été utilisée par Leaf sur le capteur du Catchtlight où la quatrième couleur était proche du vert du logo de la RATP.
Pour l’anecdote, notons aussi que Delacroix avait déjà constaté que le vert correspond aux ombres d’une image :« La loi du vert pour le reflet et du bord d’ombre ou de l’ombre porté, que j’ai découverte antérieurement dans le linge, s’étend à tout comme les trois couleurs mixtes se retrouvent dans tout. ».

Caractère : en typographie, lettre de l’alphabet, signe de ponctuation, chiffre ou symbole comme le dièse...

Caractériser un scanneur, une imprimante : création d’un profil décrivant le comportement colorimétrique de ce périphérique.

Carte accélératrice : en informatique, carte placé dans un des slots de l’ordinateur pour améliorer certaines de ses performances. Composée notamment de DSP, elles sont dédiées à quelques tâches comme, dans le monde de l’image, la rastérisation, le calcul de l’accentuation (...) dans le domaine de l’image. Ces cartes sont aussi utlisées pour des calculs scientifiques, pour la vidéo ou le son.

Carte graphique : en informatique, partie de l’ordinateur qui gère les échanges entre l’unité centrale et l’écran graphique. Elle est composée d’un processeur spécialisé dans le traitement des données graphiques, d’une zone mémoire vidéo, d’un convertisseur numérique-analogique et des éléments nécessaires à la gestion du signal vidéo envoyé vers le moniteur. Ses deux caractéristiques principales sont : sa définition et son nombre de couleurs. C’est pourquoi, elle pilote aussi les canons à électrons du moniteur.

Carte mère : en informatique, carte principale de l’unité centrale, elle est composée de puces, de circuits intégrés... Elle contient aussi le microprocesseur et son horloge, les barrettes mémoires, la mémoire cache de second niveau, les contrôleurs, les bus.

Caspe Bob : fondateur de la société Leaf après l’avoir revendu à Scitex, il a créé en 1995, la société SoundVision Inc. pour développer des appareils photos numériques basés sur la technologie CMOS. Auparavant, il avait créé la société CDA, une société productrice de capteurs destiné au marché des sonars, des radars mais aussi au secteur médical. Cette société a aussi développé du matériel de médecine nucléaire commercialisé par Siemens. Cette dernière a été revendue à Analogic Corporation à la suite de la création de Leaf.

Casse : en typographie, ensemble des caractères d’une police de caractères. Il existe deux casse, le bas de casse : minuscules et le haut de casse : capitale.

Catchlight : Leaf Catchlight.

CCD : (Charged Coupled Device) ou Dispositif à Transfert de Charge (DTC), inventé par W.S. Boyle et George E Smith de « Bell Laboratories » en 1969. Composant photosensible d’un appareil photo ou d’une caméra qui transforme un signal lumineux en un signal électrique. De fait, ils sont l’équivalent du micro pour le son.
Les CCD sont des matrices de cellules basées sur le transfert de charge électrique. Ils captent l’information lumineuse afin de la transformer en un signal électrique dans un scanneur, un appareil photo numérique... L’avantage de ces transducteurs par rapport aux tubes qui équipaient les caméras vidéos est leur faible encombrement : ils regroupent des centaines de cellules semi-conductrices photosensibles sur une petite surface (9 cm2 pour quatre millions de pixels pour le Leaf DCB) ; l’absence de rémanence et l’absence de marquage lors d’une illumination trop forte.
Chaque élément d’un CCD est une micro-cuvette d’une taille variant approximativement entre 7 et 15 microns y compris les bords de la cuvette. Ce qui donne une cuvette d’environ 3,5 microns pour un élément de 7 microns. Chaque cuvette, lors de l’exposition se remplit d’électrons fabriqués lors de l’excitation des électrons du silicium par les photons provenant de la source lumineuse. Une fois le temps d’exposition écoulé, le CCD est vidé. Les électrons sont alors transférés en fin de colonne (ou en fin de ligne) du CCD pour être transmis colonne par colonne (ligne par ligne) vers le transcodeur analogique-numérique. C’est cette collecte ordonnée des électrons de chaque cuvette qui va servir à reconstituer l’image.
La dynamique d’un CCD s’exprime en bits tandis que sa sensibilité est donnée en équivalent ISO. Lors d’un scanne en 12 bits, il suffit d’un peu plus d’un électron pour changer la valeur du bit -donc changer le niveau de gris lui correspondant- la maîtrise du bruit devient donc indispensable. Mais, malgré un tri très sévère des capteurs, le processus décrit correspond à la théorie. En effet, une plus ou moins faible proportion des éléments du CCD sont aveugles et interrompent cette transmission. L’une des difficultés réside donc la correction de cet aveuglement. Certains CCD vont simplement dupliquer la colonne précédente d’autres vont procéder par interpolation en calculant une moyenne entre la colonne précédente et la colonne suivante. Ce dernier processus donne un meilleur résultat. Par ailleurs, d’autres éléments seront trop sensibles. Dans ce cas, l’intensité du courant de noir est plus grande que celle des autres éléments du capteur ou de la barrette. Cette différence provoque l’apparition de points lumineux dans les ombres. Là aussi, il va falloir faire des corrections. Ainsi, certains fabricants vont simplement considérer cet élément comme aveugle et lui appliqueront donc un traitement similaire au traitement précédent. D’autres, comme Thomson vont lui affecter une correction dynamique (Digipix : Digital Pixel Correction). Ce processus soustrait la différence de valeur de courant de noir pour chaque pixel hors norme après comparaison entre cette valeur pour un pixel donné et les autres pixels voisins sur le capteur. Le Digipix, intégré dans la tête de caméra, détecte, automatiquement, chacun des pixels défectueux, les corrige et mémorise leurs coordonnées.2.
La difficulté provient du fait que l’intensité du courant de noir est liée à la température ambiante et double tous les 8° C. Cette croissance de l’intensité du courant de noir implique qu’un pixel fonctionnant normalement à 20° C devient un pixel défectueux à 35° C. La solution du refroidissement a donc deux avantages : réduire les défauts d’un capteur et les maintenir à un niveau constant. Le refroidissement du capteur a un autre intérêt, on sait que plus un corps a une température élevé plus ses électrons sont agités. Cette agitation croissante les rend plus facilement « détachables ». Ils pourront donc être entraînés plus facilement par les électrons contenus dans chaque puit et ainsi augmenter le bruit du CCD. Le refroidir réduit donc ce bruit qui croit proportionnellement à la température du CCD et par conséquent à sa taille. Ainsi, un capteur 2k x 2k fait environ neuf centimètres carrés. Par conséquent, si la qualité d’un CCD est déterminée par la taille du pixel, c’est à dire par la taille de chaque micro-cuvette du CCD. Il faut relativiser cette donnée car plus cette micro-cuvette est petite, plus elle est sensible au bruit. Ce bruit se manifeste surtout dans les ombres.
Selon Charles A. Poynton l’une des difficultés dans la réalisation d’un bon capteur pour un scanneur ou une caméra réside dans la difficulté de produire des filtres qui simulent le mieux possible la vision humaine. De fait, si l’on utilise des filtres trop précis, certaines couleurs de l’image risque d’être retranscrites par des bandes noires tandis que si l’on choisit des filtres dont la bande passante est trop large, des teintes différentes peuvent produire des valeurs en RVB identiques, ce qui fait disparaître certaines nuances.

CD : (Compact-Disk), disque optique mobile de douze centimètres de diamètre présenté pour la première fois sur le marché audio en 1982. Il est dit compact par rapport au format des disques vinyles qui faisaient trente centimètres. Ces caractéristiques sont définies par le livre rouge qui contient l’ensemble de ses spécifications. Contrairement aux disques de vinyles, tous les disques compacts ne sont enregistrés que sur une seule face.

CD-I : (Compact Disc Interactif), format de CD-Rom développé par Philips ; lancé en 1991, il contient des images fixes ou animées accompagnées de son. A l’origine, il ne pouvait être consulté que sur des lecteurs vendus par ce constructeur. Depuis les lecteurs de CD-Rom d’ordinateur lisent ce format. Son intérêt était de gérer des séquences animées et interactives. Cependant, pour des raisons techniques, économiques et politiques, ce format n’a jamais réellement décollé. Depuis, Philips a abandonné la fabrication de ces lecteurs. Quant à la conception des disques, avec la montée en puissance du multimédia sur CD-Rom, on peut la considérer comme complètement abandonnée.

CD-Photo : introduit sur le marché en 1990, son vrai nom est Photo-CD, il permet l’enregistrement de cent photos en base 16 (2048 x 3072 pixels) sur un CD-Rom fourni par Kodak ou de vingt-cinq photos sur un Photo-CD Master-Pro en base 64 (4096 x 6144 pixels). Les couleurs sont codées en YCC 4:2:0. Son format de fichier est marqué par le suffixe PCD. A l’origine, la numérisation à ce format ne pouvait ce faire que sur des stations propriétaires développées par Kodak et acquises par certains laboratoires. Depuis, ce format est beaucoup plus facilement accessible mais, il reste cependant soumis à l’acquisition de logiciels développés par cette société. Son ouverture, peut par contre se faire dans la majorité des logiciels du marché. A noter que les disques Photo-CD ne sont pas compatibles avec le standard DVD-Rom. Le stockage des cent fichiers base 16 sur un CD-Rom (650 Mo) s’explique par le codage de la couleur et la présence d’une pyramide de formats imbriqués. Ces deux méthodes ramènent le poids d’un fichier sur le disque à 5 Mo à comparer aux 18 Mo du fichier ouvert. En 2010, ce format a disparu.

Taille des fichiers Photo-CD
Base /16 : 128 x 192 pixels 72 ko
Base/4 : 256 x 384 pixels 288 ko
Base : 512 x 768 pixels 1,13 Mo
4 Base : 1024 x 3072 pixels 4,5 Mo
16 Base : 2048 x 3072 pixels 18 Mo
64 Base : 4096 x 6144 pixels 72 Mo, uniquement pour le format Master-Pro

CD-Rom : (Compact Disk Read Only Memory), introduite en 1985, la technologie du CD-Rom est régie par Philips et Sony qui ont publié leurs spécifications respectives à travers des « livres ». Vert pour le CD-I, jaune pour le CD-Rom, avec son extension pour le CD-Rom-XA et enfin rouge pour l’audio. Il faut préciser que les CD-Roms gravés à la norme Mac sont illisibles dans le monde PC et inversement. Seule les CD gravés à la norme ISO9660 sont multiplateformes.

CD-Universel : conçu par l’éditeur français IDP, ce CD est compatible avec les trois standards (Mac, PC et CD-I). Ce procédé n’a rien avoir avec une émulation des trois environnements. En fait, cette société implante les exécutables de ces trois mondes sur le disque ce qui occupe une place très minime. En effet, malgré de faibles différences, les structures des fichiers multimédias sont souvent identiques ce qui a facilité la tâche de IDP. Cependant, pour des questions de commodité, cette société a adopté Quicktime pour les fichiers vidéos et sonore. Pourtant, il a fallu, pour le CD-I, implanter sur le disque un PVD (Primary Volume Descriptor) spécifique et le système d’exploitation propriétaire OS-9 du CD-I. Le résultat donne un produit totalement transparent pour les utilisateurs et employé par la Redoute par exemple. Par ailleurs, un CD-Rom Universel est identifié par la norme ISO 9660. De plus, en adoptant la technologie XA (Extanted Architecture) pour optimiser le stockage des données, en entrelaçant sons et images sur les mêmes pistes et par une meilleure utilisation de la compression du son, la capacité de ces CD-Rom est optimisées au mieux. Bien entendu, le CD-Universel est compatible avec la gravure multisessions.

CD réinscriptible ou CD-RW : standard déterminé par Philips, Sony, HP, Mitsubishi et Ricoh, il contient 650 Mo effaçables, « des milliers de fois » et son lecteur est disponible depuis mars 1997. Ces derniers sont compatibles avec les CD-Rom en lecture et en écriture. Ceci implique qu’ils enregistreront à la fois des CD-RW (réinscriptible plusieurs fois) et des CD-R (inscriptible une seule fois).

CD-ROM XA : (Compact Disk Read Only Memory Extended Architecture), type de CD-Rom lancé en 1991 sur une proposition de Philips et Sony pour étendre la norme ISO 9660 au multimédia. Pour cela, il permet l’entrelacement du son et de l’image sur une même piste et il utilise une compression du son ADPCM. Ses caractéristiques sont contenues dans le livre jaune.

Cellule : en photographie, appareil de mesure de la lumière destiné à la photographie, il indique pour une sensibilité de film données, le diaphragme et la vitesse d’exposition.

Centronic : interface parallèle utilisée pour connecter une imprimante à un ordinateur. Son nom est celui de la société qui l’a développée.

Césure : en typographie, coupure d’un mot située à la fin d’une ligne, elle se fait selon les règles de grammaire de la langue de ce mot. La typographie française n’autorise la césure que pour les mots d’au moins trois syllabes, elle ne s’effectue jamais après un apostrophe, elle ne peut séparer un mot et le signe de ponctuation qui le suit et ne peut être appliquée sur plus de trois lignes consécutives.

Chasse : en typographie, désigne la largeur d’un caractère dans un corps. La chasse normal correspond à la taille standard de ce caractère dans un corps d’une police donnée. Quand on étroitise un caractère, on réduit sa chasse. Les caractères d’une police à chasse fixe comme celle des machines à écrire, occupent tous la même place sur la largeur de la ligne.

Chevreuil Eugène : (1789-1889), chimiste français auteur d’une théorie des couleurs, publié sous le titre « Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels » dans laquelle il référence 14 400 couleurs liées à des matières naturelles et à des colorants synthétiques de la chimie industrielle de l’époque. Il a aussi découvert le phénomène de la persistance rétinienne.

Chroma : mot anglais qui désigne la chrominance. Le terme saturation d’une couleur le remplace parfois.

Chroma-key : abréviation de chrominance key, ce terme désigne la possibilité d’incruster une image dans une autre en utilisant une couleur pour définir la zone d’incrustation. Cette zone d’incrustation correspond à la zone remplacée par la deuxième image. Cette couleur est gnéralement bleue ou verte.

Chrominance : désigne la couleur d’une lumière ; elle est composée de la teinte et de la saturation. Dans la science des couleurs, deux couleurs ont une chrominance nulle, il s’agit du noir et du blanc.

Cibachrome : Ilfochrome.

CIE : Comité International de l’Éclairage, organisme international non gouvernemental de normalisation de la couleur fondé en 1936.

CIE 1931 : espace colorimétrique non uniforme à la base de la colorimétrie moderne. Il a donné naissance depuis 1964 à de nombreux espaces colorimétriques dont le Cie-Lab ou CIE 1976. La création de cet espace colorimétrique international standard, correspondant approximativement à la vision humaine répond à un besoin technologique et pratique. En effet,il permet d’identifier de manière rationnelle toutes les couleurs à travers le monde entier. Il répond donc aux besoins de l’industrie des colorants, des peintures, du textile...

Cie-Lab ou CIE 1976 : espace couleur approximativement uniforme basé sur les travaux de Adams et Nickerson. Cet espace décrit les couleurs du spectre visible de la même manière que l’oeil humain les perçoit. Elle repose sur des couleurs XYZ imaginaires qui sont physiquement impossibles à reproduire car elles sont des créations mathématiques et par conséquent indépendantes du modèle de l’espace colorimétrique. Cependant, elles ont été choisies de manières à contenir toutes les couleurs perceptibles par l’oeil humain. A un point donné de cet espace correspond toujours plusieurs spectres mais une seule sensation colorée parce que le jeu du mélange des longueurs d’onde peut donner à deux mélanges différents la même sensation visuelle sous un illuminant identique.
Aujourd’hui, l’enjeu de ce format est le même que celui de PostScript pour le monde de la typographie : l’échange de données indépendamment du système de création. L’autre intérêt de cet espace est de modifier aisément les caractéristiques de luminance, chrominance et de teinte (hue en anglais) d’une couleur.
Pour une couleur exprimée en Cie-Lab, le L désigne la luminance, tandis que le « a » et le « b » sont les coordonnées qui définissent l’information colorée. Le a désigne la valeur rouge/vert et le b la valeur jaune/bleue. Les valeurs « a » et « b » peuvent être négatives ou positives. Si « a » est positif la chrominance se situe dans les rouges, s’il est négatif, elle est dans les verts. Pour « b », si cette valeur est positive, la chrominance se situe dans les jaunes et logiquement, si elle est négative, cette valeur se situe dans les bleues. Dans cet espace, différence de couleur visible est notée « Delta E ».

Cie-Lab et numérisation
Si l’intérêt du CIE Lab est d’être une référence standard, une base de conversion d’un espace vers tous les autres espaces. La meilleure solution ne serait-elle pas de scanner en CIE Lab ? Le Lab permet une description des couleurs avec une meilleure continuité que le RVB. Le Cie-Lab pour des raisons mathématiques, informatiques et techniques est le plus apte à décrire la couleur car, à aucun moment, il n’est rattaché à un colorant. D’autre part, d’un point de vue mathématique, le calcul sur le Lab est très simple car la variation numérique est proportionnelle à la variation subjective. Une petite variation dans l’espace RVB peut fortement changer une couleur alors que la différence numérique est très faible. Dans le modèle RVB la description d’une différence de teinte n’est pas proportionnelle à la différence numérique contrairement au Lab qui est un espace isomorphe.

CIELCh : autre espace couleur dérivé du Cie-Lab. Ici, le L désigne toujours la luminance par contre, le C désigne la chrominance et le h désigne la teinte (hue en anglais) ou plus exactement, l’emplacement en degré de la teinte désignée dans le cercle des teintes. Notamment utilisé dans PhotoShop, cet espace est présenté sous forme d’un cylindre composé de six parts correspondant aux six couleurs primaires. L’axe vertical est celui de la luminance. Il gère donc la densité d’une couleur. Plus on monte dans cet axe, plus la couleur s’éclaircit, plus on descend, plus la couleur s’assombrit. La chrominance est gérée sur le rayon de ce cylindre. Plus on s’approche du centre plus la saturation de la couleur est faible et plus on s’en écarte plus elle est forte. Les teintes quant à elles varient autour du périmètre.
En fait, la luminance évolue du noir (bas du cylindre) à la teinte sélectionnée (haut du cylindre), la chrominance part de la teinte (extérieur du cylindre) vers le blanc (centre du cylindre). Il y a donc une évolution continue entre la teinte et la chrominance depuis le bas du cylindre jusqu’au centre du cylindre en passant d’abord par le haut du cylindre. Le cercle des teintes est organisé de manière complémentaire, le magenta est donc situé à l’opposé du vert et le jaune à l’opposé du bleu.
L’avantage de cette représentation est de permettre la modification aisée de l’un de ces paramètres. Ainsi, dans cet espace, le changement de teinte d’un objet dans une photo devient très facile. Cette technologie est donc très intéressante pour la retouche colorimétrique des inversibles qui ont mal vieilli ou encore pour le changement de couleur d’un objet photographié pour un catalogue.
Par ailleurs, en numérique, selon Linotype, il permettrait un usage plus fin du filtre de netteté (USM) par la séparation de la luminance et de la chrominance. En effet, dans ce cas, ce filtre ne travaille que sur le canal de la luminance. L’augmentation du contraste du détail ne se fait donc pas sur la couleur ce qui retarde l’apparition de couleurs parasites caractéristique d’un usage intensif de ce filtre si l’on travaille en RVB ou CMJN.
Illustration

CIE-Luv : le CIELUV est une autre notation pour le Cie-Lab, dans ce cas, le L désigne toujours la luminance, le a, la valeur rouge/vert et le v, la valeur jaune/bleue.

CIE-XYZ : espace couleur rouge (X), vert (Y), bleu (Z) définit en 1931 par la Commision Internationale de l’Éclairage, il décrit toutes les couleurs perceptibles par un observateur standard. Cet espace est devenu plus récemment l’espace CIE Yxy.

CIE-Yxy : espace couleur issu de l’espace CIE-XYZ dans lequel l’axe horizontal (x) montre le degré de rouge, l’axe vertical (y) indique le degré de vert tandis que l’axe de la profondeur (Y) qui représente la luminosité ne peut apparaître que sur une vue en trois dimensions.

CIFF : (Camera Image File Format), créé le 19 Décembre 1997, l’objectif du Forum CIFF est de développer un format de fichiers destiné aux appareils numériques. Ce format supporte la compression JPEG et il pourra être ouvert avec le module d’ouverture des fichiers JPEG/JFIFF. La structure de son en-tête est la suivante :
INFORMATION SUR L’APPAREIL
- modèle de la caméra
- numéro de série
- numéro de version du logiciel embarqué
INFORMATION SUR L’IMAGE
- format de l’image
- numéro d’identification
- numéro d’identification du photographe
- nom du fichier de l’image
- nom du fichier de la vignette
INFORMATION SUR LA PHOTOGRAPHIE
- heure de la photo
- vitesse de l’obturateur
- ouverture
- durée du retardateur
- measured EV

CIS : capteur d’images par contact, contrairement au CCD, le CIS n’utilise ni optique, ni miroir pour diriger la lumière car il se suffit à lui-même. En effet, un CIS est composé d’un capteur, d’une diode rouge, verte et bleue et d’une lentille. Leur principal intérêt est de réduire le volume du scanneur.

CISC : (Complex Instruction Set Computer), ou ordinateur à jeu d’instructions complexes, architecture de microprocesseurs dont les macrocommandes utilisent un très grand nombre d’instructions élémentaires. Dans ce type de composants le nombre de macrocommandes est bien souvent supérieur à cent. Une instruction complexe étant plus longue à s’exécuter qu’une instruction simple, ces ordinateurs s’opposent aux ordinateurs RISC. Les processeurs de la gamme 88xxx de Motorolla et les processeurs de la gamme 80xxx d’Intel utilisent cette technologie.

Clarté : désigne la capacité de renvoyer une plus ou moins grande quantité de lumière.

Cliquer-glisser : procédure qui consiste à cliquer sur une icône et à la déposer dans un dossier en la faisant glisser afin de la copier, détruire....

Clip-Art : photos, dessins, séquences vidéo (...) fournis gratuitement ou non et toujours sans droit d’utilisation. Le support de diffusion utilisé est généralement le CD-Rom.

Clone : fonction tampon dans les logiciels de photoretouche et de photomontage..

CLUT : (Color Look-Up Table), table de fausses couleurs.

Compiler : interpréter.

Corps noir : objet théorique qui a la propriété d’absorber et de réfléchir totalement l’énergie rayonnante. Lorsque l’on chauffe un corps noir à certaines températures, une partie de l’énergie est émise sous forme de lumière.

Cmos : (Complementary Metal Oxyde Semiconductor), technologie connue depuis les années soixante et appliquée pour la première fois, en 1993, dans le domaine de l’imagerie numérique par le NASA Jet Propulsion Laboratory. Contrairement au CCD, chacun des pixels de ce capteur contient non seulement un photodétecteur (puit du CCD) mais aussi un transistor pour lire ce signal. En 1998, il est possible de produire des capteurs d’une surface de deux centimètres sur deux pour une capacité d’un million de pixels. Cependant, la société Photobit atteint des tailles de 38 x 27 mm. La taille de chaque pixel varie de 40 à 5 microns mais généralement, elle se situe autour de 8 à 12 microns. tout comme les CCD, ces capteurs fournissent un signal analogique ou numérique monochrome ou couleur grace à une mosaique de filtres RVB. Ils peuvent s’intégrer dans un appareil photo doté d’un obturateur à rideau, à lâme ou chacun des pixels peut être équipé d’un obturateur électronique.
D’un point de vue purement photographique, leur dynamique est très étonnante puisqu’ils atteignent une dynamique 250 fois plus grande que celle des CCD classiques comme le montre le Cmos réalisé en 1995 par un institut de recherche allemand. Ces performances sont obtenues grâce à une capacité d’analyse de contraste s’appuyant sur une courbe logarithmique. Les meilleures CCD accepteraient une dynamique (rapport de contraste) de 4000 alors que cette technologie accepterait un rapport de un million (250 fois plus) sans saturation des pixels, grâce à une compression logarithmique du signal arrivant sur chaque pixel. A cette époque, le circuit HDRC se composait de deux réseaux de cellules photosensibles de 128 x 128 pixels chacun, et il fournissait 420 images/s. La sensibilité du pixel varie de 10mW/m2 à 10 kW/m2.

CMM : (Color Managment Method), gestion de la couleur.

CMJ : (Cyan, Magenta, Jaune), couleurs du système soustractif. Le cyan est l’équivalent d’un bleu turquoise et le magenta d’un rose tyrien.

CMJK : désignation en franglais des quatre couleurs primaires de l’imprimerie, le k provient du k du mot black (noir). Cette abréviation n’est pas agrée par l’Académie Française.

CMJN : (Cyan-Magenta-Jaune-Noir), cette abréviation désigne les quatre couleurs de base de l’imprimerie. Le noir est ajouté au CMJ théoriquement suffisant pour compenser le manque de pureté des encres et obtenir un noir plus dense et plus contrasté. D’autre part, cet ajout a été justifié à fortiori par les économies d’encre qu’il génère par le remplacement de trois encres par une seule (le noir). De plus en utilisant moins d’encre, on accélère la vitesse de séchage.

CMS : Color Management System.

CMYK : (Cyan-Magenta-Yellow-Black), version anglaise du CMJN hexagonal.

Codec : abréviation de codeur-décodeur.

Code d’Huffman : méthode de codage de l’information développée au début des années 50, ce code utilise des mots informatiques d’une longueur inversement proportionnelle à leur probabilité d’apparition. C’est la même technique de codage que l’alphabet morse. Cette technique de compression organise les données de telle sorte que les éléments les plus fréquents sont associés aux séquences de bits les plus courtes. Le logiciel fait le calcul statistique lors de la première lecture du fichier et crée ainsi la table de codage qui sera insérée dans le fichier compressé. Pendant la seconde lecture, le codage proprement dit est effectué. Une image peut être compressée de plusieurs manières avec le code d’Huffman et occuper le même poids. Cette technique est utilisée dans des méthodes de compression comme le pkzip.

Code Reed-Solomon : code d’information autocorrecteur. Ce type de code est utilisé lors de transmissions et de compressions de données.

Cohen Thierry : photographe né en 1963, après avoir été assistant de Bettina Rheims, s’est spécialisé dans l’image numérique tout en continuant à pratiquer la photographie traditionnelle.
Pour Thierry Cohen, « La photographie, c’est l’instant » alors que le « numérique c’est l’image ». Car, l’ordinateur est un outil créatif qui fait du photographe un nouveau faiseur d’images amené à connaître la photogravure, les techniques d’impression, l’éclairage, le tirage et éventuellement le graphisme. « L’ordinateur est un outil de recherche qui permet le retour du photomontage au photographe, qui fait entrer la magie dans une image. C’est à dire produire quelque chose de complètement rationnel et pourtant irréel. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est encore plus exigeant que les outils traditionnels. En effet, les possibilités ouvertes par l’ordinateur élargissent le champ de connaissance nécessaire. Maintenant on ne demandera pas seulement à un photographe de savoir photographier. On pourra aussi lui demander de connaître la photogravure et la mise en page. Faire appel à la photographie numérique, c’est être confronté à la nécessité de concevoir son image. L’outil enrichit la pensée et inversement. En effet, utiliser un ordinateur c’est pouvoir mélanger l’image en trois dimensions, en deux dimensions, le graphisme, la photographie, la typographie et, pourquoi pas, la rédaction d’un texte. L’ordinateur implique d’être ouvert pour être un faiseur d’image contrairement au photographe traditionnel qui est généralement spécialisé. »
Thierry Cohen se considère comme un photographe binaire. Binaire, contrairement à l’opinion courante ne veut pas nécessairement dire primaire. C’est avec un certain humour que Thierry se définit ainsi. De fait, lorsqu’il parle de « binarité » c’est celle de quelqu’un qui est à la fois photographe et utilisateur de l’ordinateur ou encore celle du photographe et du directeur artistique. Et il précise que dans sa démarche, la prise de vue et le travail numérique ne font qu’un. « Après tout, certains tirent eux-mêmes leurs prises de vues et personne n’a jamais eu l’idée de remettre en cause leur »titre« de photographe pour cela. Je ne vois pas pourquoi l’on discuterait ma profession de photographe. D’autant plus que je réalise moi-même toute la partie numérique. » Thierry Cohen continue en précisant : « Travailler en numérique, ce n’est ni plus ni moins que faire de la post-production au même titre que le tirage noir et blanc ou couleur. » Toujours selon Thierry Cohen, « Tout le monde est d’accord pour dire que photographier, c’est saisir un instant. Est-il important que cet instant soit le fruit d’une seule prise de vue ou la composition de plusieurs images qui sont de toutes manières le résultat du travail d’une lumière ? A mon sens, ce qui fait un photographe, c’est qu’il réfléchit sur la totalité d’une image depuis la prise de vue des différents éléments jusqu’à la réalisation du montage. Alors qu’un graphiste utilise des images d’archives ou de commandes. »
Si son travail a un aspect binaire, c’est aussi dans le balancement entre la photographie et l’illustration. Balancement illustré par sa volonté de faire des images qui ont un sens. Par ce propos, il exprime le désir de retransmettre une émotion mais, aussi, un regard sur le monde souvent associé à un humour caustique. Et cette volonté, voire cette exigence n’est pas chez lui opposé à un souci de l’esthétique qui s’exprime dans un dépouillement de l’image. Ce qui l’a amené à travailler la maquette et la photogravure afin de contrôler la cohérence du résultat final avec son propos pour s’orienter de plus en plus vers un travail de directeur artistique (pour le papier et l’Internet).
Voir aussi : http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?article185
Quelques dates
Thierry Cohen a travaillé pour les disques Erato, Warner France, Kodak, Hachette, Filipacchi, l’Agence Grey Groupe Publicis, Apple, EMI, la RATP, la République de Côte d’Ivoire, Eurovia, BDDP, Café de Colombie...
06/06/63 Naissance de Thierry Cohen
septembre 1988 Expose à Apple Expo
novembre 1988 Expose à Mac 2000
1989 Expose au salon Parigraph
Septembre 1990 et 1991 Expose à Apple Expo
avril 1991 Photo Magazine,
janvier 1992 Univers Mac,
Mars 1992 Participe à l’exposition « Tous parents, tous différents » au Musée de l’Homme
Mai-Juin 1992 Participe au Festival Création et Infographie à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts
Mai 1992 « Photosfolies », Paris
juin 1992 Mac Création,
Septembre 1992 International Salon für Objekt Design & Fotografie, Frankfurt/M, Allemagne
octobre 1992 Photoreporter,
Octobre 1992 « Images Numériques » Laboratoire Picto, Paris
« The Color of Fashion », The Courtyard Gallery, New-York
novembre 1992 Originale (Allemagne),
« L’Épreuve Numérique », Centre National de la Photographie, Palais de Tokyo, Paris
Novum (Allemagne)
décembre 1992 Le Monde, « Images nées sans lumière » Michel Colonna d’Istria,
novembre 1992 Marie-Claire Maison,
septembre 1993 Graphic Studio,
octobre 1993 Le Photographe,
décembre 1993 Photoreporter,
mai 1995 Photo,
octobre 1996 Réponses Photo,

Colorant : composé organique ou chimique absorbant une partie du spectre lumineux ce qui lui donne le pouvoir de changer la couleur d’un objet solide ou liquide.

Colorimétrie : science de la mesure des couleurs.

ColorLink : association de deux ColorTag pour imprimer une image ou l’afficher sur un écran.

Color Management : Gestion de la Couleur.

Color Management System (CMS) : système de gestion de la couleur.

Color Rendering System  : gestion de la couleur.

Color Space Aray (CSA) : désignation de l’espace couleur de PostScript.

ColorSync : à l’origine, partie du système d’exploitation des Mac dédiés à la gestion de la couleur, développé en 1992, CorlorSync est une architecture accueillant en particulier une CMM. Mais cette premi ?re CMM dŽveloppŽe par Apple ne donne pas toute satisfaction. En 1995, Apple dŽcide donc de faire appel ˆ une sociŽtŽ spécialisée dans la couleur et sÕadresse donc ˆ Linotype-Hell afin dÕintŽgrer la CMM de ce constructeur dans ColorSync 2.0 . CÕest ce m ?me ColorSync qui est disponible dans Windows 98 à travers les profils ICM2.0. Ce système travaille d’une manière équivalente pour la couleur, à celle d’un système de gestion de fontes. Intégré au système d’exploitation, il supporte toutes les applications et leur apporte les transformations couleurs nécessaires si elles veulent bien le demander. En plus de cela, ColorSync apporte une entrée pour les caractérisations des différentes unités d’entrée et de sortie. C’est à dire pour les profils. Pour continuer notre parallèle, comme un gestionnaire de polices de caractères le fait pour les polices, ColorSync se charge des transformations des données couleurs en provenance par exemple d’un scanneur A vers une imprimante B pour un affichage sur un écran C. Ces transformations sont effectuées par l’utilisation de la CMM appropriée et en cas d’impossibilité, il le fait par une transformation par défaut en utilisant un algorithme basé sur l’espace XYZ. Cette application garantit donc un résultat minimum tout en permettant à la gestion de la couleur de devenir indépendante des logiciels.
Son rôle ne s’arrête pas là, puisque ColorSync offre aussi la possibilité de mettre son propre moteur de calcul des transformations de la couleur. De fait, ce dernier supporte la séparation en huit couleurs, bien que la majorité des logiciels de gestion n’utilisent que quatre couleurs et il permet la simulation sur épreuve et à l’écran. Ces huit couleurs lui permettent de s’adapter sans effort à des procédés comme l’hexachromie ou l’Hi-fi Color. Selon Dominique Marionnet d’Heidelberg, ColorSync2 contient le même potentiel de transformation couleur qu’un logiciel comme Linocolor. Linocolor ou FotoTune ont pour avantage d’utiliser ce potentiel. L’extension ColorSync de QuarkXpress fonctionne avec les images bitmap et ne fonctionne pas sur les images EPS. Pour résoudre ce problème, il faudrait travailler que sur les images bitmap et donc ripper ces images. Or ce calcul va varier selon les RIP utilisés. En fait, ColorSync 2.0 gère, sur un Mac, les profils ICC.

ColorSync 2.5
Cette version disponible depuis mars 1998, supporte les AppleScript pour l’automatisation de tâches comme la calibration, la production d’épreuves (...). Elle apporte aussi un module de détection des logiciels de calibration tierce, un outil de calibration des écrans par défaut. Enfin, elle devrait correspondre à la version implantée dans le monde Windows, à la fin de l’année 1998.

ColorTag : dans le logiciel FotoTune d’Agfa, décrit l’espace colorimétrique et densitométrique de chaque périphérique, écran, scanneur, imprimante, flasheuse, imageur... En fait, à chaque périphérique différent est affecté un algorithme qui décrit son espace couleur.

Compact-Flash : standard de carte mémoire créé par l’américain Sundisk, un des plus grands spécialistes des unités de stockage à mémoire flash, ce standard est quatre fois plus petit que le format PCMCIA type 2. Sa forme, correspond à celle de l’unité Compact Flash (36 mm de long x 43 mm de large et 3,3 mm d’épaisseur). Cette unité est la première à intégrer des mémoires flash de 32 Mbits ainsi qu’un contrôleur ATA. Le CompactFlash est entièrement compatible PCMCIA-ATA d’un point de vue électrique. Cependant, elle est dotée d’un connecteur 50 points au lieu du connecteur 68 points. Mais, Sundisk a développé un adaptateur qui permet de lire ses cartes dans les lecteurs PCMCIA type 2. Enfin, il est uniquement utilisé pour le stockage contrairement au format PCMCIA

Compatible (carte, logiciel) : en informatique, une carte graphique, accélératrice ou des logiciels sont dits compatibles avec un système d’exploitation ou un autre logiciel si ils fonctionnent en association avec cet OS ou ce logiciel. La notion de compatibilité est à la base des systèmes ouverts et à l’opposée des systèmes dédiés.

Complémentaire : couleur qui ajoutée à une autre produit du blanc dans le système additif et du noir dans le système soustractif. La complémentaire du bleu et le jaune dans le système additif.

Composante : en photogravure, une des couleurs utilisées pour l’impression d’un document.
En vidéo, procédé de codage (analogique ou numérique) de la couleur sur trois valeurs ou composantes La première représente la luminance, tandis que la seconde et la troisième indiquent la chrominance. Ce codage est représenté par le triplet (Y, R-Y, B-Y) où Y est le signal de luminance tandis que R-Y (rouge moins luminance) et B-Y (bleu moins luminance) correspondent au codage de chrominance aussi appelé signaux de différence de couleurs. Dans ce codage, la luminance a la valeur suivante 0,3R+0,59V+0,11B. Petit truc mnémotechnique pour retrouver la différence entre un signal composante et composite en vidéo, l’ordre historique est l’inverse de l’ordre alphabétique. Le signal composante correspond donc au signal (Y,R-Y,B-Y) et le composite au RVB.

Composite : système de codage de la couleur qui correspond à un codage sur trois valeurs. La première représente le rouge, la seconde le vert et la troisième le bleu. Le tout ne formant qu’un seul signal..

Compression : en informatique, réduction du poids informatique d’un ensemble de données sans perte d’information théorique ou avec une faible perte d’informations. La compression ressemble fortement à la quadrature du cercle puisqu’il s’agit de réduire le volume informatique d’un fichier tout en gardant le maximum d’informations sonores et/ou visuelles voire, en n’en perdant pas.

Comment évaluer la qualité d’une méthode de compression ?
par son taux,
par sa vitesse de compression et de décompression,
par ses besoins en puissance, en logiciel et matériel additionnel,
par sa destruction des informations apparentes lors de la décompression,
par son coût.

Compression destructive et non destructive : la compression sans perte de données est appelée compression non destructive tandis que celle qui entraîne des pertes est appelée destructive. Toute la question réside dans la définition du terme perte de données. Cette discrimination est essentielle dans le débat. Certains considèrent qu’à partir d’un certain pourcentage, il y a perte d’informations d’autres non. Ce genre de débats ne peut amener qu’à prendre des positions radicales.

Compression fractale : technique de compression des images fixes ou animées basées sur des formes primitives et non sur la répétition des points des pixels ou sur le calcul de moyenne. Ces formes primitives appelées fractales ont été découvertes par Benoit Mandelbrote, un mathématicien français. Contrairement au JPEG, elle ne génère pour ainsi dire pas de pertes de qualité. La décompression de l’image se fait par recombinaison de ces formes primitives. son avantage essentiel est d’être indépendante de la définition de l’image de base car la restitution d’une image peut se faire dans des tailles différentes du format d’origine.

Compression sans perte : compression non destructive.

Computer to Plate ou CTP : de l’ordinateur à la plaque, ce terme est souvent remplacé en français par plaque directe. Désigne une technique de photogravure qui supprime les films de sélection grâce à une gravure directe (généralement avec un laser) des plaques soit sur une flasheuse soit sur une presse offset.

Computer to Press ou CTP  : gravure directe des plaques sur la presse offset.

Computer to Paper ou CTP : impression directe depuis un ordinateur sans plaque et sans film. Ce terme est donc très générique puisqu’il concerne aussi bien une impression faite au bureau depuis son portable qu’une impression jet d’encre capable de produire plusieurs centaines de mètres de documents imprimées à la minute ou encore des techniques comme celles des presses HPIndigo...

Cône : cellules de l’oeil dédiées à la vision de la couleur. Ils captent les photons en fonction de leur fréquence. Ces photorécepteurs en association avec le cerveau donnent une couleur aux sensations physico-chimiques.

Connexion : acte de brancher ensemble deux machines utilisée dans le monde informatique.

Contraste : terme qui décrit les écarts observés entre les différentes tonalités et couleurs d’une image. Cependant, ce terme est équivoque car il contient plusieurs notions essentiellement liées au contexte. En effet, si le contraste définit le rapport d’un élément avec son contexte, il s’agit alors de contraste simultané. Par conséquent, un même élément, en fonction de son environnement, aura différent contraste simultané. C’est pourquoi, on parle de contraste d’une couleur par rapport à une autre, d’une image par rapport aux autres au sein d’une mise en page ou d’un son par rapport à un autre.
Dans le premier exemple cité précédemment, il s’agit du contraste de la couleur en soi mais, il existe aussi un contraste clair-obscur, chaud-froid. Contrastes auxquels viennent s’ajouter le contraste des complémentaires, le contraste de la pureté (saturation versus pastel) et enfin le contraste de la quantité (pourcentage de la surface de l’image recouvert par une seule couleur). A cette problématique vient s’ajouter celle de la texture d’une couleur que certains comme J-Philippe et Dominique Lenclos appellent contraste de la matière. Cette dimension lie donc aussi la couleur au sens du toucher. En effet, il est clair que la rugosité d’une matière fait varier la couleur. Plus un support sera rugueux, plus la couleur variera selon l’angle de la lumière en multipliant ou réduisant les jeux d’ombres par exemple. De plus, une même couleur étalée sur deux supports paraîtra plus clair sur un support lisse que sur un support rugueux.
D’un point de vue pratique, il y a trois manières de varier le contraste d’une couleur :
Premier cas, le noir conserve sa valeur et on modifie celle du blanc et de toutes les valeurs intermédiaires.
Deuxième cas, le blanc garde sa valeur et on change celle du noir ainsi que celle de toutes les valeurs intermédiaires.
En photographie traditionnelle (noir et blanc), on obtient ce résultat en utilisant soit un filtre dans l’agrandisseur soit un papier à haut contraste (gradation de 0 à 5). Pour une image numérique, on obtient le même résultat en changeant sa courbe.
Selon Charles A. Poynton le contraste ou « ‘picture’ control » correspond à un ajustement de la puissance du signal électrique pour intervenir sur le niveau de blanc de l’image (cf schéma) tout en ayant un effet minimal sur le noir.

Contre-jour : prise de vue faite face à la source lumineuse principale. Ce type de photo se caractérise par un très fort contraste. En effet, les parties du sujet tournées vers l’appareil sont en général très sombre tandis que le fond de l’image est très lumineux à moins d’utiliser une source lumineuse placée face au sujet afin de réduire ce contraste..

Contretype : en photographie, double produit directement à partir de l’original.

Conversion de couleurs : passage d’un espace de description des couleurs d’une image à un autre espace. Cette procédure entraîne parfois des pertes de nuances. Ainsi, on parle d’une conversion RVB en CMJN.

Conversion de fichier : passage d’un format de fichier à un autre format. Dans certains cas, cette opération peut entraîner des pertes de données. Ainsi, la conversion d’un fichier .PSD en .TGA provoque la disparition des calques et la perte d’une partie des informations concernant l’espace couleur.

Convention de Berne : convention internationalle sur la propriété intellectuelle, elle devrait servir de références dans le droit international et sur la propriété intellectuelle. Depuis sa signature en 1866, plusieurs traités sont venus la compléter. L’ONPI est chargé de surveiller sa mise en application.

Convolution : traitement des valeurs d’un signal tenant compte des valeurs voisines. C’est donc une méthode de modification d’une image qui change les caractéristiques de chaque pixel en fonction de celles des pixels voisins. Ce type de filtre est utilisé par exemple pour le renforcement de la netteté d’une image.

Copier-coller : action de sélectionner une partie d’un fichier texte ou image pour l’insérer en le dupliquant dans un autre fichier.

Co-processeur : en informatique, deuxième processeur qui vient épauler le travail du microprocesseur pour des tâches spécifiques, il est très souvent dédié aux calculs mathématiques. A ne pas confondre avec bi-processeur.

Copyright : version du droit de reproduction qui regroupe grosso-modo, les pays anglo-saxons pour qui « tout ce qui est digne d’être copié et digne d’être protégé ». Dans ces pays, la législation veille d’abord à protéger le producteur, c’est à dire l’employeur ou le commanditaire avant l’auteur. L’inconvénient de ce système est de ne pas reconnaître le droit moral. Ceci ouvre la porte à des abus comme le coloriage des films tournés en Noir et Blanc. Rappelons qu’en Angleterre Peter Greenway, Joseph Losey... ne sont pas considérés comme des auteurs ! De même, un petit peu plus loin, au-delà des frontières européennes, aux États-Unis, les dispositions du droit moral de la Convention de Berne ne sont toujours pas appliquées alors que ces mêmes états ont volontairement adhéré à cette Convention dans son intégralité

Correction de contours : en numérique, un des paramètres utilisé lors du renforcement de la netteté d’une image.

Correction de gamma : correction de la gamme des tons d’une image par la courbe tonale.

Correction de perspective : en photographie, opérations réalisées à la prise de vue ou au tirage corrigeant les excès des fuyantes dus à une forte plongée ou contre-plongée et/ou à l’utilisation d’une optique grand-angle. Dans ce dernier cas, cette correction est relativement limitée. Elle se fait par décentrement et/ou bascule.

Correction globale : en numérique, désigne une correction appliquée sur l’ensemble de l’image.

Correction sélective : en numérique, désigne une correction appliquée sur une partie de l’image sélectionnée grâce au lasso, à la baguette magique, à la plume, par un masque...

Corps : en typographie, taille d’un caractère dans une police.

Corps arrière : dans une chambre photographique, partie qui supporte le chassis contenant le plan film.

Corps avant : dans une chambre photographique, partie qui supporte l’objectif.

Couche : en photogravure, une image a autant de couches que de composantes. Ainsi, une image en RVB aura trois couches plus, éventuellement, une couche de masque tandis qu’une image CMJN contient quatre ou cinq couches. A chaque couche correspondra un film de sélection de couleur lors de la photogravure et une plaque d’impression.

Couché (papier) : papier couché.

Couleur  : sensations visuelles perçues par les cônes de la rétine. Elles sont provoquées par les différentes longueurs d’onde perçues par l’oeil, cette sensation est donc fonction des propriétés physiques de la lumière.
Pour que la couleur existe, il faut donc une source d’énergie lumineuse, un objet modulateur sur lequel tombe cette énergie et un organe récepteur (couple oeil-cerveau ou équivalent). Si l’un de ces trois éléments est absent, celle-ci n’existe pas. A partir de cette affirmation, on constate que nous ne voyons pas des couleurs, nous vivons dans un espace chromatique qui est propre à chacun d’entre nous.
Pour mémoire, rappelons tout d’abord que le cyan arrête le rouge car il l’absorbe totalement. Par conséquent, il réfléchit le vert et le bleu. De même le magenta arrête le vert et il réfléchit donc le rouge et le bleu. Quant au jaune, il arrête le bleu et réfléchit donc le vert et le rouge. Ces trois couleurs ne sont donc pas une somme mais au contraire une barrière aux deux autres alors que le rouge ne réfléchit que le rouge, le vert que le vert et le bleu, le bleu. Dans la réalité une couleur n’est jamais pure.
A cette notion de pureté vient s’ajouter le problème de la persistance rétinienne. Ce phénomène a été découvert par Chevreul. Ainsi, si l’on fixe un carré jaune pendant plusieurs secondes et que l’on regarde ensuite une surface blanche, nous verrons apparaître un carré bleu. Par conséquent, la nature de la source lumineuse n’est pas seule à pouvoir modifier la perception d’une couleur. La couleur, outre la qualité de l’illuminant est indissociable de la notion de contraste.
Alors, si le monde de la couleur est un monde uniquement subjectif comment se fait-il que l’on réussisse à accorder nos couleurs et qu’on les reconnaisse ? Parce que quelqu’un nous les a nommées les unes après les autres. En fait, on sait qu’une stimulation visuelle correspond au rouge parce que nous avons crues les premières personnes qui nous ont appris cette notion. La couleur est donc liée à un apprentissage. C’est pourquoi nous pouvons dire que si la couleur n’existe pas sans la vision, elle n’existe pas non plus sans la mémoire (et par conséquent la culture) qui la structure comme toutes nos autres perceptions. Et ce rôle de la mémoire est si important que -« Cette puissance évocatrice est prodigieuse, car dans les ténèbres les plus complètes on réussit à se représenter les couleurs, des images visuelles et même des sensations rien que par le souvenir. » Confessions de Saint-Augustin- ceci explique l’importance dans la perception des expériences visuelles liées à l’enfance. C’est pourquoi les esquimaux là où on n’utilise qu’un seul mot pour désigner le blanc, disposent de sept termes, tandis que les tribus maori disposent d’une centaine de rouges et que le citadin occidentale contemporain est capable de distinguer lui aussi, une centaine de... gris.
Nous constatons donc que la couleur est une véritable Tour de Babel. Si l’on désire réellement parler de couleur, il faudrait parler de longueur d’ondes et non de TSL ou de RVB. Mais, parler d’un feu d’une longueur d’onde donnée au lieu d’un feu rouge serait un peu aride... Si certains cherchent encore la preuve que la couleur est une Tour de Babel, on constate que chaque technologie de rendu de l’image à son espace couleur. Ainsi, la vidéo parlera de TSL, tandis que la photographie utilisera le codage RVB et l’imprimerie le CMJN sans oublier le CD-Photo qui utilise l’espace YCC... Et en poussant le paradoxe on peut dire que si la couleur est un peu une question d’interprétation visuelle, elle est surtout une question d’interprétation verbale. En effet, deux personnes peuvent voir la même couleur est l’interpréter différemment. Ainsi, certains parleront d’un jaune citron tandis que d’autres parleront d’un jaune canari. Cette relativité de la couleur a été montrée par une conférence de Mark Schubin au Siggraph, intitulée « N’en croyez pas vos yeux ! ». Selon son auteur, les couleurs désignées par un nom ont changé au cours du temps. Ainsi dans l’Angleterre du 18 ème siècle, le mot « brown » désignait toutes les couleurs mélangées avec du noir et donc ce que l’on désigne par le marron actuellement mais aussi toutes les couleurs sombres.
D’autre part, Marc Schubin a rappelé que toutes les couleurs visibles ne peuvent être fabriquées par le mélange du RVB ce qui est le cas justement de certains marrons, du doré et de l’argenté et plus largement de toutes les couleurs métalliques et cela est vrai pour un écran de télévision, pour un écran d’ordinateur (ils utilisent les mêmes phosphores) et encore plus vrai pour l’imprimerie où l’espace CMJN est plus petit que l’espace RVB. A écouter cette conférence, il semblerait que les techniciens de la vidéo commencent seulement à prendre conscience de l’ampleur du problème avec la montée en puissance d’Internet.
Comme nous le signalions déjà, tous les êtres humains sont égaux dans le domaine de la vision mais certains sont plus égaux que d’autres. Ainsi, un plus grand nombre d’hommes que de femmes naît avec des problèmes de vision de la couleur. Par ailleurs, dans la majorité des pays occidentaux les êtres humains naissent avec plus de problèmes de vision des couleurs que dans l’Antarctique ou dans la forêt vierge et ce dans une proportion de un pour quatre même si certains n’ont des problèmes de vision de la couleur que pour un seul oeil. On peut donc s’interroger sur l’importance du cadre de vie dans notre perception de la couleur et de la perspective. Il semblerait d’ailleurs au regard de nombreux tests que l’on peut voir que ce que l’on a appris à voir.

Psychologie de la couleur.
Nous oublions bien souvent l’importance de l’éclairage dans notre évaluation des couleurs d’un objet. Ainsi, quel que soit l’éclairage ambiant, nous verrons toujours une orange comme un fruit orange. Pourtant sans aller jusqu’aux oranges bleues de Tintin, si nous vivions dans un environnement éclairé aux ultraviolets et à condition que nos yeux soient capables de voir cette longueur d’onde, notre orange deviendrait -ou plus exactement serait marron. Quant à notre pain quotidien, il serait brun... Tout cela est un peu ragoûtant et pourtant ces couleurs nous sembleraient normales puisque nous n’aurions pas connu la lumière dite du jour. Voir Regard sur l’image, http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?rubrique9

Couleur d’accompagnement : en imprimerie, cinquième ou sixième couleur, ces couleurs permettent d’imprimer les tons or ou argent par exemple ou encore les couleurs Pantone. A ne pas confondre avec la cinquième ou sixième couleur de l’hexachromie.

Couleur additive : système additif.

Couleur complémentaire : complémentaire.

Couleur fluorescente : les couleurs fluorescentes réfléchissent plus de lumière qu’elles n’en reçoivent en transformant la longueur d’onde des ultraviolets en lumière visible.

Couleurs indexées : valeurs de couleurs attribuées par un logiciel de retouche (par exemple) afin de réduire au strict minimum le nombre de couleurs d’une image (généralement 256) afin d’en diminuer le poids pour la transmission sur Internet. Historiquement, cette expression était aussi utilisée pour désigner une numérisation en 256 couleurs. Dans ce cas, les valeurs étaient arbitrairement attribuées par le logiciel d’où l’expression fausses couleurs.

Couleur primaire : ensemble de couleurs qui permet de reconstituer toutes les couleurs. Il existe six couleurs primaires qui composent deux triplets de trois couleurs : le CMJ et le RVB. Les trois premières correspondent aux couleurs soustractives tandis que les trois dernières composent les couleurs additives. La combinaison maximale des trois premières produit théoriquement un noir (en mode soustractif) tandis que la combinaison du second triplet produit un blanc (en mode additif).

Couleur soustractive : système soustractif.

Couper-coller : en informatique, action de sélectionner une partie d’un fichier image ou texte, de le supprimer de ce fichier pour le mettre dans un autre fichier.

Courant de noir : en électronique, intensité électrique obtenue lors de l’exposition d’un CCD au noir. Ce courant d’électrons correspond au bruit d’un CCD. Il est notamment généré par le bruit photonique en provenance de l’espace et par l’agitation des électrons du matériau utilisé pour fabriquer les éléments du CCD. D’un point de vue pratique, on pourrait le comparer à l’équivalent numérique de la déperdition provoquée par le support de l’émulsion et par le grain argentique.

Courbe de contraste : en numérique, fonction de certains logiciels graphiques destinée à la gestion du contraste.

Courbe de densité : en numérique, fonction des logiciels graphiques qui gère la densité globale ou de l’une des couches d’une image.

Courbe de Bézier : du nom du mathématicien français inventeur de ces courbes. Ces courbes ont une forme très facilement modifiable par des points de contrôle ou poignée. Ces poignées sont placées, tout au long de la courbe et de manière discriminatoire par le logiciel et/ou par l’utilisateur. Elles servent à modifier le dessin de la courbe à tout instant. Les courbes de Béziers sont notamment utilisées dans PhotoShop et Illustrator et sont à la base du PostScript.
(Illustration)

CPU : (Central Processing Unit), unité centrale ou UC.

CPS : abréviation de caractères par seconde, le nombre de caractère est souvent suivi par la mention qualité courrier. Dans ce cas, ce chiffre indique le nombre de caractère imprimé en une seconde dans la meilleure qualité de l’imprimante. Cette vitesse qui correspond à la vitesse d’impression est, avec la définition, l’un des deux éléments essentiels pour choisir une imprimante.

Cromalin : marque déposée de Du Pont de Nemours, le Cromalin analogique ou numérique sert de Bàt et d’épreuve contractuelle dans les relations entre le commanditaire et l’imprimeur. Tout comme le Frigidaire, ce mot est passée dans le langage commun des arts graphiques et peut aussi désigner un Matchprint (3M), un Agfaproof, même si Du Pont essaye de se protéger contre cet amalgame.

Cromalin 4Cast Turbo : système d’épreuvage couleur basé sur la sublimation thermique et les performances du CIE-Lab destiné à la production d’épreuves couleurs A3. Outre la callibration de la couleur avec son logiciel Cromanet, ce système offre une définition optimale des textes, la gestion d’une ou plusieurs couleurs d’accompagnement, un pilote Photoshop et une compatibilité Mac et Windows.

Cromalin DesignerProof : système d’épreuve numérique basée sur la technologie micro-piézo d’Epson et sur ses encres, sur les RIP Efi, sur le savoir-faire de Du Pont de Nemours dans le domaine du calibrage et pour les supports d’épreuve. L’ensemble a donné naissance à l’Epson ColorProofer 5000.

Cromalin Digital AX4 : système d’épreuve numérique couleur contractuel basé sur le jet d’encre compatible Eurostandard System Brunner pour l’offset et l’héliogravure.

Cromalin Eurosprint analogique : système d’épreuve basé sur les quatre films de sélection couvrant au maximum le format A1. Sa technologie repose sur le transfert par pression à frois d’une encre solide sur le papier et l’épreuve se fabrique à partir des films positifs de sélection quadrichrome. Le Studiosprint correspond à sa version A2.

Le Cromalin est un photopolymère sensible aux ultraviolets composé d’une couche de monomère (collante) qui se transforme en polymère sous l’action des ultraviolets. Cette transformation se traduit par un durcissement et la perte de sa propriété adhésive. Donc plus une zone est exposée moins le pigment adhère. Le film positif est intercalé lors de l’exposition sous vide entre la couche polymère et la source UV. Après exposition, une fois le film retiré, on dispose d’une image latente avec chaque point de trame qui reste adhésif. Le contrôle de l’exposition se fait avec la gamme Eurostandard System Brunner. L’apport de la version Eurosprint est la garantie de la régularité du transfert du film d’encre. Avant l’Eurosprint il fallait contrôler l’exposition et la quantité d’encre. Maintenant, seul le temps d’exposition des films reste à maîtriser. Ce contrôle devient le seul paramètre à gérer pour obtenir un bon Cromalin. La standardisation de ce standard a donc été suffisamment améliorée pour renforcer son aspect contractuel.
Quant aux gammes de contrôle, elles permettent de valider la gravure et/ou l’impression du document. Cette vérification se fait avec un densitomètre. Cependant, l’emploi du Cromalin ne peut être efficace que si l’on donne à l’imprimeur un Cromalin réalisé à partir des films fournis. En effet, les imprimeurs reçoivent souvent un Cromalin fait avec une version précédente des films pour gagner du temps ou économiser de l’argent... Résultat, l’imprimeur cherche désespérément à reproduire des teintes qu’il ne peut obtenir et pour cause. Enfin, du point de vue de la perception, il ne faut pas oublier que le Cromalin est beaucoup trop brillant par rapport à une épreuve offset. Il est donc regrettable de se priver de l’utilisation du Cromalin mat...
En Juin 96, grâce à une nouvelle palette de pigments, le Cromalin adopte le système Hexachrome. Depuis, il est compatible avec le procédé Pantone Hexachrome. La production de l’épreuve se fait strictement selon la même méthodologie que pour un document CMJN avec cependant deux passages supplémentaires. Barre de contrôle UGRA/FOGRA

CRD : (Color Rendering Dictionnary), Dictionnaire du Rendu de la Couleur, PostScript et la couleur

Crénelage ou aliasing : en numérique, ce phénomène physique est provoqué par la structure rectangulaire du pixel. Il se manifeste par un bord en escalier sur les droites obliques et les courbes. Plus la définition d’une image est faible plus ce phénomène est important. Il est corrigé par un algorithme de lissage. D’un point de vue électronique, il s’agit d’une déformation d’un signal due à une perte de continuité. Voir http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?article327

Crop : de l’anglais couper, fonction de logiciels graphiques équivalente au recadrage.

Crosfield : société anglaise spécialisée dans le matériel de photogravure aujourd’hui disparue après avoir été une filiale commune de Du Pont et de Fuji, elle est, simultanément à Hell, l’autre société inventeur du scanneur couleur. Avec l’Autoflow, elle produisit aussi la première développeuse en ligne, placée derrière un traceur de films afin d’automatiser cette tâche est garantir une meilleurs stabilité des résultats..

Historique
Crosfield commença ses recherches sur les scanneurs au début des années 50, suite à une demande de Charlie Cook, directeur technique de Sun Printers qui ne pouvait plus faire face, faute de personnel qualifié aux nombreuses heures de retouche nécessaire à la photogravure traditionnelle.
1958 Production du premier Scanatron qui fut rapidement vendu à des magazines comme Paris-Match
1960 Premier scanneur-traceur livré avec une développeuse en ligne
1965 Livraison du premier Diascan, un scanneur qui atteindra en 1967 une définition de 2000 lignes par pouce
1969 arrivé du Magnascan 450, premier scanneur a enregistré les données en numérique afin de sortir des films de meilleur qualité, cette démarche a défricher le chemin de la PAO, ce scanneur marque aussi l’arrivée des lampes au xénon.
Drupa 1972 présentation du Magnascan 460, un scanneur deux fois plus rapides que son grand-frère.
1975 Sortie du Magnascan 550, premier scanneur capable de produire simultanément les quatre séparations
1977 Arrivée du Magnascan 520, premier scanneur à ne plus utiliser de trame de contact.

CRT : acronyme de Cathode Ray Tube, tube à rayons cathodique.

.CT : (Continuous Tone) format de fichier tons continus développé par Scitex en 1979. Destiné au stockage des données bitmap numérisées en CMJN sur huit bits par couleur primaire. Ces informations bitmap sont précédées par un en-tête propriétaire qui contient la table des couleurs et les liens du fichier. Depuis 1986, ce format est utilisé par d’autres applications que celle développée par ce constructeur, cependant, les données sont toujours archivées en CMJN sur huit bits et son en-tête est grandement simplifiée. En fait, le nom complet de ce format est : « Scitex CT Handshake ». Ce format, bien qu’utilisé dans d’autres logiciels comme PhotoShop appartient toujours à Scitex.

CTP : (Computer To Plate).

CTP : (Computer to Press)

CTP : (Computer to Paper)

Curseur : pointeur utilisé en informatique pour signaler à l’utilisateur l’endroit de son image ou de son texte où il travaille. Selon le logiciel utilisé, différentes icônes (lettre, flèche, aérographe, gomme) sont donc utilisées pour le symboliser.

Cyan : couleur équivalente au turquoise, elle est l’une des quatres couleurs primaires utilisées en imprimerie. C’est la couleur complémentaire du rouge puisqu’elle est composée de bleu et de vert. Cette couleur arrête le rouge car il l’absorbe totalement. Par conséquent, il réfléchit le vert et le bleu.

Cymbolic Sciences : société indépendante fondée en 1986, spécialisée dans la fabrication d’imageurs pour films et papiers photographiques, de flasheuses PostScript grand-format pour plaque directe ou films depuis 1995 avec la gamme PlateJet (plaque et films) et NewsJet (plaque directe seulement). Surtout connue dans le monde de la photographie numérique pour la gamme Fire (imageur films) et Lightjet (imageur papiers et films), sagamme d’imageurs papiers est dédiée aux formats supérieurs à un mètre. Ces différentes technologies sont aussi appliquées par Cymbolic à la fabrication des circuits imprimés et pour l’exploitation des images par satellite..
Le Fire 300 développé en 1986, en collaboration avec Polaroid est à l’origine de l’ensemble des produits Cymbolics, et plus particulièrement du Fire 1000, l’imageur film de référence du marché de l’original de seconde génération. Ce dernier utilise une source lumineuse au xénon et le film est placé à l’intérieur d’un tambour.

Quelques dates dans l’histoire de Cymbolics
1986 : fondation de Cymbolics, et lancement du Fire en OEM Scitex
Mai 1990 Lancement de la connexion Fire 1000 - Mac
1994 béta-test du LightJet 2000 qui est officiellement lancé lors de la PMA95
Septembre 1996, lors de la Photokina, lancement du LightJet 5000.