- Image-miroir-ressemblance (1)

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Quelque soit la force de la ressemblance, ressemblance ne signifie pas équivalence. L’image n’est jamais équivalente à sa représentation excepté dans les rites de sorcellerie. En fait, c’est la différence et non la ressemblance qui est le fondement de l’image. C’est pour cela que la société du XXIe siècle est iconoclaste car elle associe ressemblance et image notamment à travers le marketing. Celui-ci prétend que la détention du produit nous donne la capacité de nous accaparer ses qualités et table donc sur une confusion entre le produit et son image. Là encore, cette confusion s’apparente à la sorcellerie.

Hommage à Sainte Blandine / Reward to Sainte Blandine

Le marketing souhaite aussi la disparition des différences afin d’homogénéiser la standardisation de la production et de la communication. Car cette dernière d’un point de vue capitalistique appartient au domaine de la production. L’objectif est de pousser le développement de la production standardisée à son apogée. C’est pourquoi, la société occidentale a développé des différences qui dissimulent des ressemblances comme nous le montre le concept de plateforme dans l’industrie automobile. Ici, les différences extérieures camouflent les ressemblances fondamentales : le châssis, le moteur, la boite de vitesse, la direction, le système de freinage, bref tout ce qui fait la sécurité et la mobilité de la voiture et en fait donc une auto-mobile est identique. Nous avons inventé, les signes extérieurs de différence qui, contrairement aux signes extérieurs de richesse ne sont le symptôme d’aucune richesse et d’aucune différence. Ce concept de plate forme de plusieurs modèles à l’intérieur d’une marque, d’un groupe et parfois entre plusieurs groupes de constructeurs de cette industrie a fait de la différence le miroir de la ressemblance.