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	<title>Regard sur l'image</title>
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	<description>Herv&#233; Bernard, Interroger et cr&#233;er l'image
artiste-visuel&#160;: photo, video, film, sculpture, images 3D, cr&#233;ateur d'images, iconologue, s&#233;miologie de l'image, #educationAuxMedias #iconologie #perspective Regard sur l'image. Philosophie de l'image. Perception visuelle Les techniques num&#233;riques, dictionnaire de la photonum&#233;rique, th&#233;matique des photos&#160;: Le Jardin des Tuileries, l'eau, l'avenir de la terre, s&#233;rie hommage &#224;, &#171;&#160;Pi&#233;tons - payant - livraisons&#160;&#187;, &#171;&#160;le paysage imagination du r&#233;el&#160;&#187;, reflet et transparence, Paris. L'&#201;cume de la Terre, Le miroir du r&#233;el, des lettres et des images. Anthropoc&#232;ne, lumi&#232;re, barbel&#233;, surveillance, exposition, sculpture
Creating and Interrogating the image
In need of a fine art photographer and arts&#160;: video, movie, sculpture, 3D picture, 3D print works on the anthropocene topic. Blog by Herv&#233; Bernard about image understanding, semiology, and about the &#171;&#160;Regard sur l'image&#160;&#187; his book. Explanations about digital technologies and a digital photography dictionary. Photo of the week and shot filing by theme&#160;: Tuileries gardens in Paris, water, earth's future, &#171;&#160;tribute to&#160;&#187; series, &#171;&#160;Pedestrian crossing - parking meter area - delivery zone&#160;&#187;, reflection and transparency, Paris. The Earth's water crest and scums, Letters and pictures, light, barbed wire, exhibition, sculpture, monitoring</description>
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		<title>Regard sur l'image</title>
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		<title>- Don Giovanni, de Mozart ou L'Op&#233;ra des dupes</title>
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		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Yoshi Oida</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; travers sa mise en sc&#232;ne, comme le montre l'assassinat du Commandeur, Yoshi O&#239;da r&#233;v&#232;le l'un des sujets essentiels de cet op&#233;ra&#160;: l'image. En effet, l'assassinat du Commandeur et plus largement l'assassinat au th&#233;&#226;tre est un sujet complexe &#224; narrer [celui-ci ne b&#233;n&#233;ficie pas des effets sp&#233;ciaux du cin&#233;ma]. Souvent trait&#233; dans les coulisses sous forme d'une sc&#232;ne en off afin d'&#233;viter la th&#233;&#226;tralit&#233; ou la grandiloquence, ici, Yoshi O&#239;da opte pour une r&#233;elle mise en sc&#232;ne d'une simplicit&#233; et&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-metaphore,284-+.html" rel="tag"&gt;m&#233;taphore&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-ionesco,310-+.html" rel="tag"&gt;Ionesco&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-mozart,311-+.html" rel="tag"&gt;Mozart&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; travers sa mise en sc&#232;ne, comme le montre l'assassinat du Commandeur, Yoshi O&#239;da r&#233;v&#232;le l'un des sujets essentiels de cet op&#233;ra&#160;: l'image. En effet, l'assassinat du Commandeur et plus largement l'assassinat au th&#233;&#226;tre est un sujet complexe &#224; narrer [celui-ci ne b&#233;n&#233;ficie pas des effets sp&#233;ciaux du cin&#233;ma]. Souvent trait&#233; dans les coulisses sous forme d'une sc&#232;ne en off afin d'&#233;viter la th&#233;&#226;tralit&#233; ou la grandiloquence, ici, Yoshi O&#239;da opte pour une r&#233;elle mise en sc&#232;ne d'une simplicit&#233; et d'une efficacit&#233; sans grandiloquence. En choisissant de jeter de la peinture rouge sur un cadre de porte obstru&#233; par une feuille de papier que transperce le Commandeur mort, non seulement, il met en sc&#232;ne l'assassinat mais aussi l'&#233;ternel retour de ce cadavre qui envahira la sc&#232;ne tout au long de la seconde partie &#224; la mani&#232;re des &lt;i&gt;Chaises&lt;/i&gt; de Ionesco. De fait, cette d&#233;chirure est simultan&#233;ment une disparition-apparition du cadavre et donc une annonce de la probl&#233;matique de la seconde partie de la pi&#232;ce. En effet, en faisant r&#233;appara&#238;tre pour la premi&#232;re fois le cadavre du Commandeur, il pose d&#233;j&#224; la question de son &#233;vacuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, ce jeu de voile et de d&#233;voilement est un outil de cette mise en sc&#232;ne. Ainsi, on le retrouve dans les sc&#232;nes d'amour, &#224; la fois d&#233;voil&#233;e et cach&#233;e gardant leur force sans tomber dans le clich&#233; ou dans la facilit&#233; d'&#234;tre, l&#224; aussi, un simple bruitage issu des coulisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers cette mise en sc&#232;ne Yoshi O&#239;da d&#233;voile les m&#233;canismes de la s&#233;duction. Il montre comment cet op&#233;ra met en avant la soif de gloire et d'avanc&#233; sociale de chacun d'entre nous. Comment nous nous laissons non seulement prendre au miroir aux alouettes de la s&#233;duction financi&#232;re pour ne pas dire bourgeoise&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; s&#233;duction qui nous anime bien souvent autant que la s&#233;duction amoureuse. Cette soif de reconnaissance commune &#224; chacun d'entre nous s'illustre &#224; travers ce besoin d'&#234;tre s&#233;duit, de poss&#233;der, dans tous les sens de ce dernier terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;couvrons un Don Giovanni se r&#233;v&#233;lant un hypocrite qui fait image car il confond l'image et l'&#234;tre. Ce que nous d&#233;signons par faire image, c'est ce jeu perp&#233;tuel de l'hypocrite qui m&#233;lange l'image qu'il donne &#224; voir de lui et la r&#233;alit&#233; de son &#234;tre. S'il tombe dans cette illusion, c'est par conviction, la conviction que l'image et le repr&#233;sent&#233; ne font qu'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent chez Yoshi, les costumes n'errent pas entre une contemporan&#233;it&#233; et une fid&#233;lit&#233; historique sans sombrer dans l'h&#233;t&#233;roclisme tout en &#233;vitant l'atemporalit&#233;. Ils sont bien au contraire de toutes les &#233;poques et traversent les si&#232;cles en illustrant l'universalit&#233; de cet op&#233;ra tout en nous donnant une image exacte de chacun des r&#244;les. En costumant Don Giovani, Leporetto et ses autres serviteurs en personnages d'&lt;i&gt;Orange M&#233;canique&lt;/i&gt; ou encore Don Octavio en dictateur d'op&#233;rette &#224; la crois&#233;e de Franco et d'un Mussolini dans un uniforme qui nous rappelle le dictateur de Spirou dissimul&#233; sous la pourpre cardinalice, il nous r&#233;v&#232;le la vacuit&#233; de ces personnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Dona Elvira son costume de veuve noire appartient aussi bien au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle qu'au Moyen-&#194;ge. Le seul accessoire r&#233;ellement contemporain de cette pi&#232;ce est l'ordinateur de la cam&#233;riste de Dona Elvira qui n'en perd pas pour autant son r&#244;le secondaire. Certes Massetto et Zerlena sont v&#234;tus en cow-boys d'op&#233;rette m&#234;me si Zerlena est cependant mitonn&#233;e de bourgeoise du 19&#232; si&#232;cle, costume qui illustre bien son d&#233;sir de respectabilit&#233;. Et Massetto en bon cow-boy mitonn&#233; de maquereau reniflant l'argent et le pouvoir envoie Zerlina dans les bras de Don Giovanni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leporello est une image parfaite du rabatteur et montre la relation fusionnelle Don Giovanni-Leporello, tellement fusionnelle qu'ils sont le miroir l'un de l'autre. Leporello, le mim&#233;tique, prit dans la confusion de la fusion &#224; tel point que de compromissions en compromissions, il finit par &#234;tre totalement compromis. Ce Leporello l&#224; montre le prix de la fid&#233;lit&#233; &#224; une crapule. Comment lui &#234;tre fid&#232;le sans que sa crapulerie rejaillisse sur vous&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Question qui nous repose la question &#233;ternelle des liens entre la fin et les moyens. De m&#234;me, Leporello et Elvira sont en miroir l'un de l'autre, l'un est fid&#232;le &#224; son patron et se compromet, tandis que l'autre est fid&#232;le &#224; Don Giovanni sans se compromettre. En fait, pour cette derni&#232;re plut&#244;t que d'une fid&#233;lit&#233; &#224; Don Giovanni, il s'agit d'&#234;tre fid&#232;le &#224; l'amour qu'elle a pour ce personnage et par rebond rester fid&#232;le &#224; elle-m&#234;me malgr&#233; l'iniquit&#233; de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;cors sont eux aussi &#224; l'image des h&#233;ros. Ainsi des capotes gonfl&#233;es qui se d&#233;gonflent en volant tel des com&#232;tes dans le ciel illustrent la fugacit&#233; des conqu&#234;tes de Don Giovanni tandis que leur d&#233;nombrement impossible est simultan&#233;ment illustr&#233; par la corde &#224; linge portant une multitude de sous-v&#234;tements f&#233;minins, l'immense grand-livre, au sens comptable, des conqu&#234;tes f&#233;minines tandis que l'image des capotes ballons revient, cette fois-ci suspendus au d&#233;cor, illustrer le nombre de conqu&#234;tes impossible &#224; d&#233;nombrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Don Giovanni&#8221;&lt;/i&gt; aurait pu s'appeler &#8220;&lt;i&gt;l'Op&#233;ra des Dupes&lt;/i&gt;&#8221; avec un Don Giovanni et un Leporello dupes d'eux-m&#234;mes, c'est-&#224;-dire de l'image qu'ils donnent d'eux-m&#234;mes. Plus g&#233;n&#233;ralement, tous les personnages de cet op&#233;ra sont dupes de l'image qu'ils se donnent et qu'ils donnent aux autres &#224; l'exception de Dona Elvire&#160;: la veuve noire seul &#234;tre vivant conscient de ses contradictions qui se refuse pourtant d'&#234;tre dupe de cette soi-disante libert&#233; que pr&#244;ne Don Giovanni&#160;: p&#226;le reflet d'une libert&#233; plus proche d'une vulgaire licence. Libert&#233; qui pavoise gr&#226;ce &#224; des petites culottes et des soutiens-gorge... M&#234;me Dona Anna est dupe d'elle-m&#234;me. Quant &#224; Don Giovanni, il n'oublie pas d'&#234;tre dupe de son addiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, Yoshi O&#239;da ne se contente pas d'une simple mise en sc&#232;ne et nous offre l&#224; une r&#233;elle illustration d'un texte, au sens fort de ce dernier terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Coproduction Th&#233;&#226;tre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Sc&#232;ne nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yoshi O&#239;da est un metteur en sc&#232;ne fascin&#233; par Don Juan car &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;en allant au plus profond du Mal, (il) m&#232;ne une qu&#234;te de la libert&#233; m&#233;taphysique. En m&#234;me temps, il attend d'&#234;tre puni&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Il a &#233;t&#233; com&#233;dien chez Peter Brook, a mis en sc&#232;ne au th&#233;&#226;tre Mythologie japonaise, La Divine com&#233;die de Dante, Madame de Sade de Yukio Mishimaa, Fin de partie de Samuel Beckett, Les Bonnes de Jean Genet. Il a mis en sc&#232;ne plusieurs op&#233;ras (Rouen, Th&#233;&#226;tre de la Ville, New York). Il a &#233;crit deux livres&#160;: L'Acteur Flottant (1992) et L'Acteur Invisible (1998) chez Actes Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Callahan Don Giovanni&lt;br&gt;
Jacquelyn Wagner Donna Anna&lt;br&gt;
&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;NN&lt;/span&gt; Don Ottavio&lt;br&gt;
Chantal Santon Donna Elvira&lt;br&gt;
Pierrick Boisseau Masetto&lt;br&gt;
Caroline Meng Zerlina&lt;br&gt;
Marc Labonnette Leporello&lt;br&gt;
Fr&#233;d&#233;ric Bourreau Commandatore&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Codirection artistique, chef de chant Jay Bernfeld&lt;br&gt;
Choeur &amp; Orchestre Opera Fuoco, direction David Stern&lt;br&gt;
Mise en sc&#232;ne Yoshi O&#239;da&lt;br&gt;
D&#233;cors Tom Schenk&lt;br&gt;
Costumes Elena Mannini&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opera Fuoco re&#231;oit le soutien de The Annenberg Foundation, la Florence Gould Foundation, la Sevesc, CAFAmerica, la Four Oaks Foundation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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