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	<title>Regard sur l'image</title>
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	<description>Herv&#233; Bernard, Interroger et cr&#233;er l'image
artiste-visuel&#160;: photo, video, film, sculpture, images 3D, cr&#233;ateur d'images, iconologue, s&#233;miologie de l'image, #educationAuxMedias #iconologie #perspective Regard sur l'image. Philosophie de l'image. Perception visuelle Les techniques num&#233;riques, dictionnaire de la photonum&#233;rique, th&#233;matique des photos&#160;: Le Jardin des Tuileries, l'eau, l'avenir de la terre, s&#233;rie hommage &#224;, &#171;&#160;Pi&#233;tons - payant - livraisons&#160;&#187;, &#171;&#160;le paysage imagination du r&#233;el&#160;&#187;, reflet et transparence, Paris. L'&#201;cume de la Terre, Le miroir du r&#233;el, des lettres et des images. Anthropoc&#232;ne, lumi&#232;re, barbel&#233;, surveillance, exposition, sculpture
Creating and Interrogating the image
In need of a fine art photographer and arts&#160;: video, movie, sculpture, 3D picture, 3D print works on the anthropocene topic. Blog by Herv&#233; Bernard about image understanding, semiology, and about the &#171;&#160;Regard sur l'image&#160;&#187; his book. Explanations about digital technologies and a digital photography dictionary. Photo of the week and shot filing by theme&#160;: Tuileries gardens in Paris, water, earth's future, &#171;&#160;tribute to&#160;&#187; series, &#171;&#160;Pedestrian crossing - parking meter area - delivery zone&#160;&#187;, reflection and transparency, Paris. The Earth's water crest and scums, Letters and pictures, light, barbed wire, exhibition, sculpture, monitoring</description>
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		<title>Regard sur l'image</title>
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		<title>- Peindre le souvenir ou la m&#233;moire&#160;?</title>
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		<dc:date>2025-08-15T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Boris Zaborov</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Boris Zaborov, un peintre figuratif &#224; l'&#233;preuve de la photographie, prolongation jusqu'au 12&#160;octobre 2025&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-peinture,137-+.html" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-photographie,193-+.html" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-Boris-Zaborov-+.html" rel="tag"&gt;Boris Zaborov&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#224; propos de l'exposition de Boris Zaborov &#224; la Maison Caillebotte - 17&#160;mai au 21&#160;septembre 2025&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peindre le souvenir ou la m&#233;moire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peintures de Boris Zaborov se construisent autour d'une question&#160;: qu'est ce que la figuration&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Elles interrogent simultan&#233;ment leur signification. Peintre figuratif, Boris Zaborov l'est au sens propre du terme. En effet, l'essentiel de son &#339;uvre, &#224; l'exception de quelques paysages, nous pr&#233;sente des figures. La plupart d'entre elles sont des figures anonymes qui nous ram&#232;nent aux figures de la m&#233;moire des pogroms et des camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, d'un point de vue stylistique, ces peintures mat&#233;rialisent une hypoth&#233;tique rencontre de l'ic&#244;ne et des autochromes (pour) &#233;voque(r) les victimes des pogroms et de la Shoah. Cependant, tous ces visages effac&#233;es font &#233;cho &#224; l'interdiction de la repr&#233;sentation humaine en r&#233;sonance aux versets de la Bible h&#233;bra&#239;que. De mani&#232;re surprenantes, tous ces visages effac&#233;s &#233;voquent la vera iconica, l'anc&#234;tre de la photographie, premi&#232;re image acheiropo&#239;&#232;te r&#233;f&#233;renc&#233;e. Une vera iconica en autochrome car&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; omme la vera iconica, ces images nous renvoient &#224; des personnages disparus repr&#233;sent&#233;s dans une gamme de couleurs en &#233;cho &#224; celle de ces images produites avec de la f&#233;cule de pomme de terre. Ces r&#233;f&#233;rences permanentes &#224; la photographie &#233;laborent une pens&#233;e de la peinture figurative interrogeant continuellement la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ces figures sont simultan&#233;ment abstraites, parce qu'extraites de leur contexte, m&#234;me l'hommage &#224; Irving Penn est une peinture abstraites car tir&#233;es hors de leur contexte. Bien avant de d&#233;signer le non-figuratif, l'&#233;tymologie du mot abstrait d&#233;signe une pr&#233;sentation hors-contexte. Abstraite parce que souvenir plut&#244;t que m&#233;moire. M&#234;me, les quelques femmes japonaises peintes sont tir&#233;es de leurs contextes. Abstraites, ces peintures, le sont aussi par le choix de leurs couleurs, que certains qualifieront de terreuses et qui sont pour sur d&#233;nu&#233;es de r&#233;alismes. Certes, ces couleurs terreuses et non terrestres, parce que sans joie, sont une r&#233;f&#233;rence aux conditions de vie de ces personnes victimes d'une longue pers&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3665 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/_vb_2294_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH396/_vb_2294_blog-81da5.jpg?1748777100' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3665 '&gt;&lt;strong&gt;Hommage &#224; Irving Penn, Gar&#231;on &#224; la table
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3665 '&gt;&#169; Boris Zaborov, 2015 &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ADAGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, ces visages effac&#233;s nous rappellent le statut de ces personnes anonymes effac&#233;es par l'histoire. Cette repr&#233;sentation est aussi un &#233;cho de la pens&#233;e h&#233;bra&#239;que de l'image. Elles ne sont pas abstraites dans le sens o&#249; elles sont l&#224; pour conjurer l'oubli et la fugacit&#233; de la m&#233;moire. Que nous rem&#233;more ces visages effac&#233;s et ces personnages dont le contexte n'est narr&#233; que par la v&#234;ture&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Cette v&#234;ture est une prise de voile mais, pas celui de la religion catholique&#160;: plut&#244;t le voile de l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce peintre ne nous parle pas de ses proches, la majorit&#233; de ces figures ne concernent que des anonymes. Ces toiles nous sugg&#232;rent qu'il est illusoire de vouloir prot&#233;ger ses proches en les repr&#233;sentant face &#224; l'implacable&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Tu es poussi&#232;re et tu retourneras &#224; la poussi&#232;re&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous le rappelle. Comme nous le signale une robe ou ces visages &#233;maci&#233;s qui font &#233;cho aux camps de concentration, l'histoire se situe entre les pogroms et les camps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Bonafoux, commissaire de l'exposition, dans le catalogue, parle de cette dissolution des visage comme d'une volont&#233; de s'affranchir de la figure, au nom de cet effacement. Quant &#224; moi, je parlerais plut&#244;t d'une mise en exergue de la figure &#224; travers son universalisme. Ici, seule, la v&#234;ture d&#233;signe l'individualit&#233; et ce n'est pas m&#234;me certain, car cette v&#234;ture marque, plut&#244;t, des classes sociales, en cela, elle a quelque chose d' &#8216;'universel''. Il ne s'agit pas de faire dispara&#238;tre la repr&#233;sentation, toujours, pour reprendre les propos de Pascal Bonafoux, mais plut&#244;t de repr&#233;senter un certain universel&#160;: celui de la pers&#233;cution. L'individu ici n'est l&#224; qu'au titre de repr&#233;sentant d'un groupe social, contexte social marqu&#233; par la v&#234;ture et non le v&#234;tement, ici, il tient d'uniforme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3664 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;142&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/_vb_2227_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH587/_vb_2227_blog-51a06.jpg?1748779199' width='500' height='587' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3664 '&gt;&lt;strong&gt;Homme au pot de fleurs
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3664 '&gt;Cette image aurait pu s'intituler&#160;: fleurs de corbeaux ou encore nu&#233;e de corbeaux au loin., Boris Zaborov, 1993 &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ADAGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est par cette interrogation de la figuration que Boris Zaborov est r&#233;ellement un peintre contemporain de la seconde moiti&#233; du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, c'est cette interrogation de la figuration qui aboutit &#224; la peinture au carr&#233; mais aussi dans les formats panoramiques invent&#233;s par la photographie qu'il retranscrit sa contemporan&#233;it&#233;. Cet aplat carr&#233;, &#233;cho d'un format photographique, &#233;voque aussi Malevitch. Une peinture plate marque de l'absence d'horizon dans ce monde o&#249; m&#234;me les paysages n'ont pas de profondeur. Abandon retranscrit par la disparition du point de fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre la palette chromatique, qui n'est pas un choix par d&#233;faut ou par &#8216;'paresse'' comme le montre la palette chatoyante de certains costumes de th&#233;&#226;tre, les formats, notamment proche du 16/9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; panoramique confirme cette confrontation avec l'image photographique. Les poses de ces sujets confirment qu'il est bien un peintre contemporain et certains personnages, comme cette femme japonaise affirme cette modernit&#233; d'autant plus que cette peinture n'&#233;voque ni l'humiliation ni l'&#233;rotisme. Pas plus que les autres nues pr&#233;sents dans l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3662 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/_vb_2341_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH231/_vb_2341_blog-2ce60.jpg?1748777100' width='500' height='231' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3662 '&gt;&lt;strong&gt;Une Japonaise
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3662 '&gt;&#169; Boris Zaborov, 1992 &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ADAGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les portraits au cheval de bois confirme l'hypoth&#232;se d'une peinture qui interroge la peinture. En effet, ils font &#233;cho au Portrait du Prince don Balthazar Carlos, de Velazquez. Cette peinture est bien l&#224; pour interroger la figuration et pour r&#233;pondre &#224; la question&#160;: qu'est-ce qu'une peinture&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Bien entendu, elles sont l&#224; pour se souvenir mais, ce n'est pas le sujet. Elles nous parlent de la perte de l'innocence, du poids de la solitude et de la relation peinture-photographie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;105&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/_vb_2299_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH590/_vb_2299_blog-a1450.jpg?1748777227' width='500' height='590' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3666 '&gt;&lt;strong&gt;Portrait d'enfant (Yakov Freenkel en 1910)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3666 '&gt;Un enfant identifi&#233; mais inconnu, Boris Zaborov, 2012, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ADAGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de Boris Zaborov semble parfois un palimpseste, elle nous fait croire &#224; une peinture &#8216;'paisible'' alors que c'est une peinture pour sauver sa peau malgr&#233; l'absence de Dieu. Ici, toute effervescence est contenue, voire interdite. Cette peinture se &#8216;'contente'' d'&#234;tre mezzo-vocco, aucun ton n'est plus haut que l'autre &#224; l'exception de certains costumes de th&#233;&#226;tre qui r&#233;v&#232;lent des talents de coloriste exceptionnel. C'est un murmure violent qui nous rappelle le caract&#232;re d&#233;risoire des images face &#224; certaines r&#233;alit&#233;. Il reste une chose, l'importance de la trace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;...Rien ne distingue les souvenirs des autres moments&#160;: ce n'est que plus tard qu'ils se font reconna&#238;tre, &#224; leurs cicatrices.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chris Marker, monologue du film La jet&#233;e, 1962&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Herv&#233; Bernard Rvb 2025&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;prolongation jusqu'au 12&#160;octobre 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.maisoncaillebotte.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Maison Caillebotte&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
8 rue de Concy 91330 Yerres - 01 80 37 20 61&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chris Marker, monologue du film La jet&#233;e, 1962&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- Rodin et Balzac, une longue lutte</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/Rodin-et-Balzac-une-longue-lutte.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Balzac</dc:subject>
		<dc:subject>Rodin</dc:subject>
		<dc:subject>Herv&#233; Bernard RvB</dc:subject>
		<dc:subject>Mus&#233;e Rodin</dc:subject>
		<dc:subject>Corps In-visible</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>
		<dc:subject>statue</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Corps in-visible, mus&#233;e Rodin, du 15&#160;octobre 2024 au 2&#160;mars 2025, une exposition autour de la robe de chambre de Rodin comment&#233;e par Herv&#233; Bernard&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-balzac,226-+.html" rel="tag"&gt;Balzac&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-rodin-+.html" rel="tag"&gt;Rodin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-herve-bernard-rvb,16-+.html" rel="tag"&gt;Herv&#233; Bernard RvB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-Musee-Rodin-+.html" rel="tag"&gt;Mus&#233;e Rodin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-Corps-In-visible-+.html" rel="tag"&gt;Corps In-visible&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-sculpture,76-+.html" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-statue,691-+.html" rel="tag"&gt;statue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il nous parle de de l'intime, de l'intime de la cr&#233;ation, du &#8216;'bonhomme'' dont on ignore comment il vivait son corps, ce corps massif et pourtant de petite taille, m&#234;me pour son &#233;poque. Un grand homme ne peut pas avoir de petit corps&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Tel est la position de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SGDL&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Commanditaire de la statue, finalement refus&#233;e&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, on pourrait m&#234;me dire qu'elle en fait un cahier des charges. Ce cahier des charges, Rodin va longtemps courir apr&#232;s. Certes, pour Rodin, il est hors de question de trahir Balzac ou plut&#244;t son corps. C'est-&#224;-dire le r&#233;alisme. Et c'est dans ce r&#233;alisme que r&#233;side leur terrain commun.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;131&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/rvb_7971_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH749/rvb_7971_blog-2ee4d.jpg?1729848085' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3538 '&gt;&lt;strong&gt;Balzac et sa robe de chambre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3538 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024 / Rodin, moulage d'une v&#233;ritable robe de chambre dans le pl&#226;tre, vers 1896-1897
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe de cette sculpture, c'est que nous la regardons comme r&#233;aliste, ce qu'elle n'est pas. C'est un peu l'histoire des Paysans de Balzacc, une &#339;uvre qui nous parle d'une campagne entrain de dispara&#238;tre alors que La Terre de Zola, autre artiste r&#233;aliste, nous parle de la naissance de l'agriculture moderne, celle &#224; l'origine de la catastrophe contemporaine. Ces deux &#339;uvres ne sont donc que partiellement r&#233;alistes car elles font l'une et l'autre l'impasse sur un aspect de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;63&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/rvb_7966_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH749/rvb_7966_blog-4e97a.jpg?1729848085' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3539 '&gt;Platre de la statue de Balzac, par Rodin &#169; Herv&#233; Bernard 2024
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Il en est de m&#234;me pour le Balzac de Rodin, celui-ci malgr&#233; une recherche documentaire allant jusqu'&#224; faire fabriquer une nouvelle redingote par le tailleur de Balzac et &#224; immortaliser un conducteur de fiacre ressemblant &#224; Balzac mais qui ne sera jamais une sculpture r&#233;aliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que manque-t-il au r&#233;alisme du Balzac de Rodin dans ses premi&#232;res versions&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Plus que la taille, c'est la stature de cet auteur dans le paysage litt&#233;raire. En cela , malgr&#233; de mauvais argument, la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SGDL&lt;/span&gt; pointe quelque chose d'essentiel&#160;: un monument &#224; l'honneur d'une personnalit&#233; se doit non seulement ressembler &#224; son mod&#232;le mais, il se doit aussi de nous parler de sa stature. Est-ce toujours du r&#233;alisme&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; au d&#233;but du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXI&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, l'Occident a, directement ou indirectement, par son influence, peupl&#233; les villes du monde entier de statues d&#233;di&#233;es aux Grands Hommes et parfois aux Grandes Causes. Aujourd'hui, nous d&#233;boulonnons pour de fausses bonnes raisons. Est-ce qu'&#224; l'image des membres de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SGDL&lt;/span&gt;, nous obtiendrons des r&#233;sultats &#224; l'aune du Balzac de Rodin&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? C'est une autre question dont la r&#233;ponse ne nous appartient pas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;131&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/rvb_8005_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH749/rvb_8005_blog-2ec0a.jpg?1729778806' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3537 '&gt;&lt;strong&gt;La robe de chambre de Balzac
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3537 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024 / Rodin, moulage d'une v&#233;ritable robe de chambre dans le pl&#226;tre, vers 1896-1897
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par contre, on peut s'interroger sur la mise en valeur de la robe de chambre de Balzac. Serait-elle une forme de d&#233;boulonnage de la statue de Balzac&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? D&#233;boulonnage parce que dans ses proportions, elle est plus r&#233;aliste que la statue finale, d&#233;boulonnage parce que malgr&#233; l'absence du corps, sa pr&#233;sence est surprenante. D&#233;boulonnage du mythe du grand homme parce que Balzac a choisi pour se pr&#233;senter au monde, cette robe de chambre plut&#244;t que l'&#233;ternel costume trois pi&#232;ces coutumier de l'&#233;poque. Choix &#233;trange pour un dandy, auteur de plusieurs trait&#233;s d'&#233;l&#233;gance qui affirme&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;la toilette est r&#233;ellement tout l'homme, l'homme avec le texte de son existence.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Cette robe de chambre est diam&#233;tralement oppos&#233;e &#224; l'&#233;l&#233;gance d'un Charles Baudelaire, autre dandy. Alors pourquoi une robe de chambre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Certes elle dissimule partiellement le volume du personnage et lissant les reliefs, elle le &#8216;'grandit'' optiquement. Cependant, cette r&#233;ponse partielle ne dit pas pourquoi il choisit de montrer son intimit&#233;, de faire de cette intimit&#233; une extimit&#233;, une position &#224; l'encontre du dandysme. L'autre paradoxe est qu'elle nous parle d'une intimit&#233; sur laquelle, sauf erreur, Balzac ne s'&#233;tendait pas beaucoup. Que dit-elle du corps et de l'habit pour cacher, pour mettre en valeur et de la fonctionnalit&#233; de l'habit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Ces interrogations sont loin d'&#234;tre secondaire aux yeux d'un dandy.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/orphee_15_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH334/orphee_15_blog-0642b.jpg?1729847801' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3541 '&gt;&lt;strong&gt;Orph&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3541 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024 / Rodin
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;boulonnage n&#233;cessaire de cette statue de Balzac parce que le combat contre la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SGDL&lt;/span&gt; et le romantisme de l'artiste maudit surjou&#233; par la post&#233;rit&#233; &#233;touffe l'&#339;uvre de Rodin au m&#234;me titre que Le Penseur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3536 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/rvb_8026_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH749/rvb_8026_blog-a2dc1.jpg?1729778806' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3536 '&gt;&lt;strong&gt;Le Penseur
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3536 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024 / Rodin
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette statue de la robe de chambre de Balzac montre l'importance du mat&#233;riaux utilis&#233; pour r&#233;aliser une sculpture, &#224; sa mani&#232;re, elle est un anc&#234;tre de l'abstraction et pourtant c'est elle qui nous parle le mieux de la stature de l'homme qui la rev&#234;tait. Tel une photographie, elle r&#233;v&#232;le la pr&#233;sence de l'absence. Enfin, gr&#226;ce aux tailleurs, c'est l'un des tout premier travail art-science anc&#234;tre des objets virtuels avec le recours aux technologies des tailleurs de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/Rodin-aux-Tuileries.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;- Rodin aux Tuileries&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Regard sur l'image&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
un ouvrage sur les liens entre l'image et le r&#233;el.&lt;br class='autobr' /&gt;
350 pages, 150 illustrations, impression couleur, format&#160;: 21 x 28 cm,&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;strong&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/rvb_8077_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH139/rvb_8077_blog-aa4ab.jpg?1729847801' width='500' height='139' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3540 '&gt;Jardin du Mus&#233;e Rodin, &#169; Herv&#233; Bernard 2024
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Commanditaire de la statue, finalement refus&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- Guy Bourdin et la Joconde</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/Guy-Bourdin-et-la-Joconde.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.regard-sur-limage.com/Guy-Bourdin-et-la-Joconde.html</guid>
		<dc:date>2024-07-03T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>femme</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>miroir</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Guy Bourdin</dc:subject>
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		<dc:subject>point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;miologie</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;mantique</dc:subject>
		<dc:subject>L'origine du monde</dc:subject>
		<dc:subject>Image de la femme</dc:subject>
		<dc:subject>La Joconde</dc:subject>
		<dc:subject>Vogue</dc:subject>
		<dc:subject>photographe de mode</dc:subject>
		<dc:subject>analyse de l'image</dc:subject>
		<dc:subject>rapport peinture-photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Bourdin</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Origine du Monde&lt;/strong&gt; revue par Guy Bourdin&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-femme,100-+.html" rel="tag"&gt;femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-peinture,137-+.html" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-miroir,181-+.html" rel="tag"&gt;miroir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-photographie,193-+.html" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-guy-bourdin,199-+.html" rel="tag"&gt;Guy Bourdin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-leonard-de-vinci,200-+.html" rel="tag"&gt;L&#233;onard de Vinci&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-courbet,201-+.html" rel="tag"&gt;Courbet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-point-de-vue,202-+.html" rel="tag"&gt;point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-semiologie,228-+.html" rel="tag"&gt;s&#233;miologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-semantique,296-+.html" rel="tag"&gt;s&#233;mantique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-l-origine-du-monde,374-+.html" rel="tag"&gt;L'origine du monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-de-la-femme,381-+.html" rel="tag"&gt;Image de la femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-la-joconde,396-+.html" rel="tag"&gt;La Joconde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-vogue,397-+.html" rel="tag"&gt;Vogue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-photographe-de-mode,398-+.html" rel="tag"&gt;photographe de mode&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-analyse-de-l-image,535-+.html" rel="tag"&gt;analyse de l'image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-rapport-peinture-photographie,604-+.html" rel="tag"&gt;rapport peinture-photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-bourdin-+.html" rel="tag"&gt;Bourdin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Libre interpr&#233;tation par Herv&#233; Bernard d'une photo de Guy Bourdin pr&#233;sent&#233;e lors de l'exposition Controverses au Mus&#233;e de l'Elys&#233;e de Lausanne et &#224; la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;BNF&lt;/span&gt; Richelieu, jusqu'au 30&#160;mai 2009. Cette image est le tremplin &#224; une interpr&#233;tation plus large de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exposition &lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Controverses&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/i&gt; (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;BNF&lt;/span&gt; Richelieu, achev&#233;e le 30&#160;mai 2009) pr&#233;sentait une photo de Guy Bourdin qui, au-del&#224; d'&#233;ventuelle controverse produite par cette image, me para&#238;t &#234;tre un jalon de l'histoire de l'art occidental. En effet, celle-ci est une parfaite illustration de la question du point de vue. Elle nous pr&#233;sente une s&#233;rie de photos potentielles que Guy Bourdin aurait pu r&#233;aliser &#224; partir de la m&#234;me mise en sc&#232;ne, elle montre en une seule image une succession stroboscopique de points de vue sur une femme. Dans cette photo, le sexe de la femme ou l'origine du monde, selon le point de vue adopt&#233;, entoure le sujet. D&#233;j&#224;, par cette illustration de la question du point de vue, cette image est essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette photographie va bien au-del&#224;, elle est une image en miroir de la &lt;i&gt;La Joconde&lt;/i&gt;. Joconde, qui selon l'une des interpr&#233;tations possibles, regarde partout car Dieu est omnipr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_956 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/guy-bourdin-french-vogue-march-1972.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH314/guy-bourdin-french-vogue-march-1972-5536c.jpg?1706540733' width='500' height='314' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-956 '&gt;@ Guy Bourdin 1972 pour Charles Jourdan
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regard et surveillance&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Partout o&#249; &lt;i&gt;La Joconde&lt;/i&gt; porte son regard, Dieu la regarde d'o&#249; ce regard en extase, &#233;merveill&#233; par ce Dieu omnipr&#233;sent, par son Amour. &#192; contrario, dans la photo de Guy Bourdin, partout o&#249; le spectateur regarde, il voit le sexe. Nous avons l&#224; deux points de vue radicalement oppos&#233; sur l'origine du monde. Chez L&#233;onard de Vinci, Dieu est &#224; l'origine de l'homme alors que chez Guy Bourdin, c'est la femme qui est l'origine de l'homme. Entre les deux, nous avons notamment vu passer la biologie et la psychanalyse... A notre sens, Guy Bourdin ne s'arr&#234;te pas l&#224; et nous pouvons imaginer qu'il nous propose une r&#233;interpr&#233;tation esth&#233;tique du tableau de Courbet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3417 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/png/charles_jourdan_spring_1979.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH328/charles_jourdan_spring_1979-21d0e.png?1720004656' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3417 '&gt;&#169; Guy Bourdin pour Charles Jourdan, 1979
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'aies-je bien descendu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; la d&#233;couverte d'une photo de Coco Chanel dans son escalier m'est venu une autre interpr&#233;tation. Suivre la mode, c'est accepter ou choisir d'&#234;tre observ&#233; sur toutes les coutures, sans aucun jeu de mots. Chaque point de couture, de votre comportement, de votre v&#234;ture, de votre gestuel va &#234;tre attentivement analys&#233; comme nous le rappel Proust dans &lt;i&gt;&#192; La Recherche du temps perdu&lt;/i&gt;. Le diktat de la mode, toutes personnes inf&#233;od&#233;es ne peut exister sans un immense contr&#244;le&#160;: celui d'un panopticon se charge de v&#233;rifier leur all&#233;geance. L&#224;, comme ailleurs, la d&#233;viance est illicite. Au moins trois autres de ses photos &#233;voquent ce regard de surveillance et sont, elles aussi, simultan&#233;ment une relecture de &#8216;'L'origine du monde''&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/channel-escalier_03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L474xH609/channel-escalier_03-e1664.jpg?1720005686' width='474' height='609' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3415 '&gt;Vu de l'escalier de l'appartement de Coco Channel, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DR&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que je ne peux qualifier son &#339;uvre de surr&#233;aliste. Je parlerais &#224; son propos d'une esth&#233;tique hyperr&#233;aliste m&#234;me si ce terme, d&#233;di&#233; &#224; la peinture est un temps soit peu paradoxal pour la photo. Je rapprocherais volontiers son esth&#233;tique de celles de peintres comme Peter Klasen ou Monory plut&#244;t que de Max Ernst ou encore Magritte. Certes, ce dernier pratiquait, lui aussi, la rencontre paradoxale et incongrue d'objets mais l'esth&#233;tique de [&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/Magritte-et-la-ressemblance.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Magritte&lt;/a&gt;] est &#224; des lieux de celle de Bourdin ne serait-ce qui parce que Magritte n'a jamais souhait&#233; reproduire le r&#233;el contrairement aux campagnes Charles Jourdan qui brillaient, dans tous les sens du mot, par leur r&#233;alisme flashy.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/18494-art-16m-gb-r0l01l12_fx73e00_chez-lola-gassin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH329/18494-art-16m-gb-r0l01l12_fx73e00_chez-lola-gassin-4d92c.jpg?1720004657' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3416 '&gt;&#169; Guy Bourdin pour Charles Jourdan
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;S'il fallait &#224; tout prix l'affilier aux surr&#233;alistes, j'opterais alors pour Dali m&#234;me si Dali ne fut qu'exceptionnellement r&#233;aliste comme dans sa s&#233;rie sur la p&#234;che aux thons par ailleurs, une des premi&#232;res peintures de l'histoire qui aborde la question de l'environnement. On retrouve chez ces deux artistes l'illusoire disparition de la technique. Sarah Moon, quant &#224; elle, parlait de style &#8216;'narratif''&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171;&#160;Guy Bourdin, cr&#233;ateur d'images&#160;&#187; sur Arte&#160;: portrait d'un g&#233;nie lunaire et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ce qui conforte mon choix de Klasen et de Monory. Il est vrai que l'on a tendance &#224; se raconter des histoires face aux photos de Guy Bourdin. En cela, il rejoint Helmutt Newton. &#192; propos de cet esth&#233;tique flashy, gardons &#224; l'esprit que la p&#233;riode 1970-80 correspond &#224; l'envol de la photographie couleur avec l'emploi de pellicules comme le Kodachrome et l'Ektachrome, &#233;mulsion positive qui ont la particularit&#233; d'accro&#238;tre le contraste et la saturation des couleurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/webp/transat-chaussure.webp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/webp&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L474xH304/transat-chaussure-5301c.webp?1720004657' width='474' height='304' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aplatir l'image ou rappeler sa platitude&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Supprimer le corps pour ne laisser que les jambes, c'est rappeler que le boulot d'une chaussure, c'est&#160;: &#8216;'faire une belle jambe''. Cependant, couper le haut du mannequin, c'est aussi aplatir l'image en r&#233;duisant &#224; une portion congrue voire saugrenue l'&#233;tagement des plans. C'est redire&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une image est une chose plate&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et donc mettre &#224;-plat la perspective. Cet aplatissement de la perspective n'est pas un vain mot &#224; la vue de ce bord de piscine ou encore de cette chaussure pos&#233;e sur une table. Ces couleurs flashy associ&#233;es &#224; l'&#233;clairage, contribuent &#224; une composition r&#233;duite &#224; deux plans. Tandis que pour d'autres images, Guy Bourdin obtiendra un r&#233;sultat similaire avec l'artifice du polaroid tenu par une main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi important de se souvenir que ses images &#233;taient pens&#233;es pour la page enti&#232;re, pour la photo verticale et la double-page pour les images horizontales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024, refonte d'un texte de 2014&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Guy Bourdin, cr&#233;ateur d'images&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; sur Arte&#160;: portrait d'un g&#233;nie lunaire et &#233;nigmatique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Renaud Machart le 05/08/ 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Controverses, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;BNF&lt;/span&gt; Richelieu, jusqu'au 30&#160;mai 2009&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- La terre nous porte</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/La-terre-nous-porte.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.regard-sur-limage.com/La-terre-nous-porte.html</guid>
		<dc:date>2024-05-28T15:58:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>environnement</dc:subject>
		<dc:subject>anthropoc&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>v&#233;g&#233;tal</dc:subject>
		<dc:subject>plante</dc:subject>
		<dc:subject>Christelle Westphal </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La terre nous porte &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec cette s&#233;rie, Christelle Westphal invente le rituel terrien du portrait. Chacune des personnes se transmet une coiffe v&#233;g&#233;tale, pas toujours la m&#234;me et pourtant semblable. Cette coiffe, elle est &#224; la fois racine et branche. Les racines des arbres existent, elles sont dans le ciel, ramures et racines ne font qu'un. L'un ne peut exister sans l'autre, nous ne pouvons exister sans elles. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la crois&#233;e de la sculpture, de la photo et de la vid&#233;o, cette s&#233;rie&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-portrait,111-+.html" rel="tag"&gt;portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-environnement,73-+.html" rel="tag"&gt;environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-anthropocene-+.html" rel="tag"&gt;anthropoc&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-vegetal-+.html" rel="tag"&gt;v&#233;g&#233;tal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-plante-+.html" rel="tag"&gt;plante&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-Christelle-Westphal-+.html" rel="tag"&gt;Christelle Westphal &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La terre nous porte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette s&#233;rie, Christelle Westphal invente le rituel terrien du portrait. Chacune des personnes se transmet une coiffe v&#233;g&#233;tale, pas toujours la m&#234;me et pourtant semblable. Cette coiffe, elle est &#224; la fois racine et branche. Les racines des arbres existent, elles sont dans le ciel, ramures et racines ne font qu'un. L'un ne peut exister sans l'autre, nous ne pouvons exister sans elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la crois&#233;e de la sculpture, de la photo et de la vid&#233;o, cette s&#233;rie &#8216;'r&#233;-introduit'' la main dans l'image photographique, la main trace de sa fabrique, la main qui porte la coiffe pour la d&#233;poser sur son r&#233;ceptacle&#160;: notre t&#234;te comme le montre le merveilleux regard endiabl&#233; de la vid&#233;o &lt;i&gt;Port Rex&lt;/i&gt;. Cette coiffe, n&#233;cessairement de fabrication manuelle, avec le film &lt;i&gt;Ebor Ee&#769;nipop souffle des voyages&lt;/i&gt;, &#233;voque les liens entre le travail, le v&#234;tement, le paysage et l'humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terre nous porte et nous portons la terre, ces &#339;uvres r&#233;affirment notre pr&#233;sence &#224; la terre, elles nous r&#233;introduisent dans le monde&#160;: le vrai. L'homme, le langage et le monde sont les fruits de la construction d'une symbiose fond&#233;e sur des actions-r&#233;troactions. Ces actions-r&#233;troactions conditionnent une impossibilit&#233; &#224; d&#233;terminer les ant&#233;riorit&#233;s ou les pr&#233;&#233;minences. La terre est notre enfant et nous sommes les racines de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/la_terre_nous_porte_herve_bernard_by_christelle_westphal_042024_jardin_des_tuileries_paris_dsc06445_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH667/la_terre_nous_porte_herve_bernard_by_christelle_westphal_042024_jardin_des_tuileries_paris_dsc06445_blog-b9e41.jpg?1716912416' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3384 '&gt;&lt;strong&gt;La Terre nous porte, nous portons la terre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3384 '&gt;@ Christelle Westphal 2024
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec cette coiffe nous nourrissons la terre, notre relation &#224; la verticalit&#233; et notre rapport au ciel. Elle nous lie au vivre ensemble. Vivre avec la nature est vivre avec les autres, ces deux-l&#224; sont intimement li&#233;s. Parfois embarrass&#233;s par cette coiffe-lien du ciel et de la terre, tel le lierre, elle fait de nous les racines de la terre. Bien loin de nous r&#233;duire &#224; une personne v&#233;g&#233;tale&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; nous ancrant dans la terre, cette coiffe nous m&#233;tamorphose en terrestre-terrien, elle nous humanise, nous connecte &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;rie n'est pas la r&#233;p&#233;tition de la m&#234;me chose, cette affirmation, Christelle Westphal, l'approfondit par le d&#233;pouillement technique de son travail et la simplicit&#233; de la mise en sc&#232;ne et, par ou &#224; cause de la participation du sujet photographi&#233;. La trace de la photographie, l'empreinte de la vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/la_terre_nous_porte-nous_portons_la_terre_rs_christelle_westphal_2023_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH667/la_terre_nous_porte-nous_portons_la_terre_rs_christelle_westphal_2023_blog-32296.jpg?1716912416' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3383 '&gt;&lt;strong&gt;La Terre nous porte, nous portons la terre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3383 '&gt;&#169; Christelle Westphal 2024
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Notre Terre qui &#234;tes au ciel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Na&#238;tre coiff&#233; en &#233;pi, par d&#233;pit, en d&#233;pit de l'anthropoc&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Connect&#233; &#224; la terre et au ciel,&lt;br class='autobr' /&gt;
En vert et contre tout,&lt;br class='autobr' /&gt;
La rocaille du v&#233;g&#233;tal absorb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une coiffe v&#233;g&#233;tale, miroir aux alouettes de la ressemblance, &lt;br class='autobr' /&gt;
Un miroir atone dans un silence de cath&#233;drale maritime.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;pose de la coiffe coiffante dans le champs de l'indiff&#233;rence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sacre sacr&#233; du v&#233;g&#233;tal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien du lierre, le lierre du lien&lt;br class='autobr' /&gt;
des plantes et des Humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2024&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/christelle_ombre-chinoise_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH600/christelle_ombre-chinoise_blog-15f08.jpg?1716912416' width='500' height='600' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-3385 '&gt;&lt;strong&gt;La Terre nous porte, nous portons la terre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3385 '&gt;&#169; Christelle Westphal
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- La luxuriance du geste et de ses ramifications</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/la-luxuriance-du-geste-et-de-ses-ramifications.html</link>
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		<dc:date>2023-06-12T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Herv&#233; Bernard RvB</dc:subject>
		<dc:subject>Nava</dc:subject>
		<dc:subject>Dean Whitbread</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Film r&#233;alis&#233; par Herv&#233; Bernard lors de la cr&#233;ation d'une fresque par St&#233;phanie Nava &#224; la galerie White Project (Paris) pendant l'exposition intitul&#233;e &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La luxuriance sauvage de leur ramification&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-herve-bernard-rvb,16-+.html" rel="tag"&gt;Herv&#233; Bernard RvB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-nava-+.html" rel="tag"&gt;Nava&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-whitbread-+.html" rel="tag"&gt;Dean Whitbread&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'artificialit&#233; du paysage est la premi&#232;re manifestation de ce qui deviendra l'anthropoc&#232;ne. Cependant, contrairement &#224; l'artificialit&#233; du monde industriel qui se fait contre ou sans la nature, l'artificialit&#233; du paysage est loin d'&#234;tre n&#233;faste aux autres manifestations de la vie sur terre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_958 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/stephnava05_1314.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH334/stephnava05_1314-746e8.jpg?1706570694' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-958 '&gt;&lt;strong&gt;La luxuriance du geste et de ses ramifications
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-958 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2014 / St&#233;phanie Nava
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;St&#233;phanie Nava a accept&#233; d'&#234;tre photographi&#233;e pendant la r&#233;alisation d'un travail in situ, un immense dessin couvrant tout un mur de la galerie White Project. Les images r&#233;alis&#233;es par Herv&#233; Bernard montrent les mouvements de sa main, va-et-vient heurt&#233;s ou coul&#233;s, h&#233;sitations, affirmations, autant de gestes qui s'imposent et qu'il va pourtant falloir modifier. La main saute sans cesse d'une ligne &#224; l'autre, la reprend et l'oublie, y revient et repart. Chaque geste est une respiration, la manifestation du souffle. Nous, spectateurs voyeurs, nous observons comment elle, l'artiste, est &#224; l'&#233;coute de ses &#233;motions et des &#233;l&#233;ments que les premiers traits d&#233;j&#224; inscrits sur le mur envoient &#224; son cerveau, nouvelles informations qu'il lui faut &#224; la fois d&#233;chiffrer et remettre en jeu dans le circuit du geste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/stephnava10_3663-f04dd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH334/stephnava10_3663-f04dd-56b4f.jpg?1706113918' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3051 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2014
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On a longtemps distingu&#233; la main et l'&#339;il comme &#233;tant les noms des deux fonctions, pourtant presque oppos&#233;es, &#224; l'&#339;uvre dans le processus cr&#233;ateur. Ici, nous voyons la main et occupons la place de l'&#339;il. Et ce que nous voyons, ce sont des mouvements qui semblent autant essayer d'attraper des flux invisibles pour les contraindre &#224; venir se mat&#233;rialiser sur le mur que des id&#233;es en train de se r&#233;aliser. Les id&#233;es viennent en parlant. Le dramaturge allemand Kleist l'avait d&#233;j&#224; remarqu&#233;. Ici, elles viennent en dessinant. Mais les flux prennent ici la forme de lignes que seul le geste de la main permet d'appr&#233;hender, de penser, de faire exister.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/stephnava10_1454-53717.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH334/stephnava10_1454-53717-66045.jpg?1706113918' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3050 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2014
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce que la main de St&#233;phanie Nava nous offre &#224; travers cette fresque imposante, c'est un territoire, c'est-&#224;-dire un espace dans lequel nous pouvons imaginer exister &#224; l'abri du danger. C'est du moins ce que pensent les visiteurs de cette exposition qui n'h&#233;sitent pas &#224; se prendre en photo devant cette &#339;uvre murale, confirmant ainsi &#224; la fois pour eux-m&#234;mes et pour l'artiste que ces traits noirs sur fond blanc sont plus qu'une image&#160;: ils font exister un monde dans lequel, comme y sont parvenus selon la l&#233;gende, certains peintres chinois, on n'a qu'une envie, faire un pas et commencer d&#233;j&#224; de s'y perdre.&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;//player.vimeo.com/video/91190954?byline=0&amp;portrait=0&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;337&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/91190954&#034;&gt;La luxuriance du geste et de ses ramifications&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;BERNARD&lt;/span&gt; Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;About the song wrote by &lt;a href=&#034;https://deanwhitbread.com/blog/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dean Whitbread&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Woody (Woodie) Wilson was a &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;NASCAR&lt;/span&gt; racing driver. He had early success, including helping to set up &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;NASCAR&lt;/span&gt;, then disappeared for a while, then returned and had more success. It's not known why he did that.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The song is written from the perspective of somebody who knows him well, saying, Woody, why do you waste your talent, when your fans &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;lifted you high on your day&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;and it ends,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oh Woody Wilson, you had 50 cars on your tail&lt;br class='autobr' /&gt;
And so many have tried, but again and again they have failed&lt;br class='autobr' /&gt;
You were fearless and fastest, and you were gonna last this one out&lt;br class='autobr' /&gt;
And then you went home, 'cause you just didn't know what all the fuss was about&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh Woody Wilson, you are the man you were born to be&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh Woody Wilson, returning to glorious obscurity&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh Woody Wilson, you are the man you were born to be&lt;br class='autobr' /&gt;
That's you, Woody.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_3049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/stephnava10_2993-53026.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH334/stephnava10_2993-53026-61596.jpg?1706113918' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-3049 '&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2014
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- La Libert&#233; guidant le Peuple</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/La-Liberte-guidant-le-Peuple.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.regard-sur-limage.com/La-Liberte-guidant-le-Peuple.html</guid>
		<dc:date>2021-03-03T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Victor Hugo</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;miologie</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;taphore</dc:subject>
		<dc:subject>Delacroix</dc:subject>
		<dc:subject>all&#233;gorie</dc:subject>
		<dc:subject>iconologie</dc:subject>
		<dc:subject>image et politique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Relecture de la Libert&#233; guidant le peuple de Delacroix&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-victor-hugo,10-+.html" rel="tag"&gt;Victor Hugo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-semiologie,228-+.html" rel="tag"&gt;s&#233;miologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-manifestation,264-+.html" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-metaphore,284-+.html" rel="tag"&gt;m&#233;taphore&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-delacroix,347-+.html" rel="tag"&gt;Delacroix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-allegorie,726-+.html" rel="tag"&gt;all&#233;gorie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-iconologie-+.html" rel="tag"&gt;iconologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-et-politique-+.html" rel="tag"&gt;image et politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La Libert&#233; guidant le Peuple&lt;/i&gt; de Delacroix &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt; La vraisemblance po&#233;tique devait l'emporter sur la v&#233;racit&#233; d'un simple reportage.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; J&#246;erg Traeger&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171;&#160;L'&#233;piphanie de la Libert&#233;. La R&#233;volution vue par Eug&#232;ne Delacroix&#160;&#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 Le contexte&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'insurrection populaire du 27, 28 et 29&#160;juillet 1830 ou &lt;i&gt;Les Trois Glorieuses&lt;/i&gt; men&#233;es par les r&#233;publicains lib&#233;raux contre la violation de la Constitution par le gouvernement de la seconde Restauration, renverse Charles X, dernier roi Bourbon de France et met &#224; sa place Louis Philippe, duc d'Orl&#233;ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;Le paysage, c'est du pays regard&#233;, du regard montr&#233;, une bonne photographie, m&#234;me si elle se veut documentaire est une m&#233;taphore.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Vilet&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cette affirmation du photographe Jacques Vilet est applicable &#224; la peinture. En effet, une image, qu'elle soit fixe ou anim&#233;e, qui se suffit de la ressemblance trait pour trait, mot pour mot ne raconte rien car dans ce cas, elle radote. Faudrait-il toutefois que cette ressemblance trait pour trait soit possible. De fait, l'image est en deux dimensions et la r&#233;alit&#233; est en trois ou quatre dimension si l'on int&#232;gre la dimension temporelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1717 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;77&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/delacroix_liberte-peuple_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH401/delacroix_liberte-peuple_blog-03b1f.jpg?1706536318' width='500' height='401' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1717 '&gt;&lt;strong&gt;Le 28&#160;Juillet. La Libert&#233; guidant le peuple (28&#160;juillet 1830)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1717 '&gt;Salon de 1831
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 Un portrait symbolique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une image et plus particuli&#232;rement un portrait est construit sur &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;La juste ressemblance qui n'est &#233;videmment pas l'exactitude. Et si il y a quelque chose qui me passionne dans ce rapport au portrait photographique, c'est toute cette opposition entre justesse et exactitude.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Seconde partie de l'interview, pour TK-21 LaRevue, de Mme&#160;Dominique de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Au-del&#224; de la question du portrait et plus particuli&#232;rement du portrait symbolique de la Libert&#233; par Delacroix, en fait, cette affirmation de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt;&#160;Dominique de Font-R&#233;aulx s'applique &#224; toutes les images figuratives construites selon la perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delacroix est bien conscient de la diff&#233;rence entre la justesse et l'exactitude comme nous l'indique sa biographie car, d&#232;s 1842, trois ans apr&#232;s l'invention de la photo, il fait faire son portrait daguerr&#233;otype par son cousin &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/L&#233;on_Riesener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-L&#233;on Riesener&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;idem&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; notre sens, s'il commandite ce portrait, c'est bien parce qu'il est conscient que la photographie se situe du c&#244;t&#233; de la justesse et non de l'exactitude. De plus, son &#339;uvre nous montre que l'exactitude n'est pas son sujet. Dans le domaine de la photographie, l'oeuvre de Nadar nous montrera que le sujet de la photographie, comme de la peinture est la justesse et non l'exactitude. Ce portrait de Berlioz par Nadar en est la confirmation car il n'a rien d'exact.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1727 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/nadar_portait-berlioz01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH640/nadar_portait-berlioz01-4ce7c.jpg?1706536318' width='500' height='640' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1727 '&gt;Berlioz par Nadar
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nadar, quand il rencontre Berlioz se trouve face &#224; un homme ch&#233;tif. Lui vient alors une interrogation. Comment faire un portrait de cet homme coh&#233;rent avec sa place dans la musique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Afin de donner &#224; Berlioz une stature correspondant &#224; sa place, il le v&#234;t d'un manteau qui, parce que trop grand, amplifie sa carrure. &#192; cet artifice, il en ajoute un autre et le photographie en contre-plong&#233;e pour le grandir. Ce portrait qui n'est pas exact en raison du biais de Nadar est juste si l'on consid&#232;re la place de Berlioz dans l'histoire de la musique. Le point de vue de Nadar en fait, simultan&#233;ment une illustration m&#233;taphorique de l'&lt;i&gt;Albatros&lt;/i&gt; de Baudelaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'albatros&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, pour s'amuser, les hommes d'&#233;quipage&lt;br class='autobr' /&gt;
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,&lt;br class='autobr' /&gt;
Le navire glissant sur les gouffres amers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine les ont-ils d&#233;pos&#233;s sur les planches,&lt;br class='autobr' /&gt;
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,&lt;br class='autobr' /&gt;
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme des avirons tra&#238;ner &#224; c&#244;t&#233; d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce voyageur ail&#233;, comme il est gauche et veule&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui, nagu&#232;re si beau, qu'il est comique et laid&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un agace son bec avec un br&#251;le-gueule,&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Po&#232;te est semblable au prince des nu&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui hante la temp&#234;te et se rit de l'archer&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;;&lt;br class='autobr' /&gt;
Exil&#233; sur le sol au milieu des hu&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses ailes de g&#233;ant l'emp&#234;chent de marcher.]].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les portraits peints par Delacroix sont d'ailleurs l&#224; pour nous rappeler cette conscience de la diff&#233;rence entre justesse et exactitude pour reprendre les mots de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt;&#160;de Font-R&#233;aulx. Si un doute subsiste encore sur cette conscience, Baudelaire, grand ami de Delacroix, est l&#224; pour l'&#244;ter. Tous ces &#233;l&#233;ments confirment donc, si cela est n&#233;cessaire, que Delacroix est bien conscient de peindre une all&#233;gorie de la Libert&#233; et non son portrait si toutefois la Libert&#233; est le sujet de ce tableau. Avec cette all&#233;gorie, Delacroix nous interroge sur une question essentielle &#224; notre compr&#233;hension de l'image&#160;: &lt;i&gt;Comment &#234;tre vrai-juste sans tomber dans le pi&#232;ge de la pr&#233;tention &#224; &#234;tre exact&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 M M&#233;lenchon et la libert&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1719 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;1&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/melenchon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH262/melenchon-622dc.jpg?1706536318' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/documents/Delacroix-Melenchon01.mp4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commentaires de La Libert&#233; guidant le Peuple par &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;JL&lt;/span&gt; M&#233;lenchon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diatribe de M M&#233;lenchon contre Delacroix montre non seulement que ce politique confond le registre de la justesse et de la ressemblance mais, laisse croire que Delacroix est un grand na&#239;f pr&#233;tendant peindre le portrait de la Libert&#233;. Ce qui ferait de lui un peintre &#8220;r&#233;aliste&#8221;, ce qu'il n'est pas, m&#234;me pour ses contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1718 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/delacroix_musee0040_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L444xH600/delacroix_musee0040_blog-2017b.jpg?1706119867' width='444' height='600' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1718 '&gt;&lt;strong&gt;d'apr&#232;s Delacroix, M&#233;d&#233;e furieuse 1855-1856
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1718 '&gt;Emile Lasalle
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion fait croire &#224; M M&#233;lenchon que ce tableau de Delacroix doit &#234;tre exact alors que comme toutes les all&#233;gories, son ambition est d'&#234;tre juste. Le mot juste n'a rien &#224; voir avec la justice. Ici, la justesse fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'ad&#233;quation entre l'id&#233;e de Libert&#233; et sa repr&#233;sentation picturale. Incarn&#233;e par une fille du peuple coiff&#233;e du bonnet phrygien, les m&#232;ches flottant sur la nuque, vivante, fougueuse, r&#233;volt&#233;e et victorieuse. &#8212;Au passage, on constatera donc que cette all&#233;gorie que M M&#233;lenchon voue aux g&#233;monies a un temp&#233;rament proche du sien&#8212; Cette all&#233;gorie de la Libert&#233; &#233;voque la R&#233;volution de 1789. Et c'est en cela que r&#233;side sa justesse. La Libert&#233; est un personnage f&#233;minin, (il serait int&#233;ressant de se pencher sur le fait que les trois all&#233;gories de la Libert&#233;, de la Fraternit&#233; et de l'&#201;galit&#233; sont des femmes). Elle est dynamique, entra&#238;nante, attirante voir sexy pour faire un anachronisme. Ce tableau est une vision &#233;pique des journ&#233;es de juillet 1830 et peut-&#234;tre de la Libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que femme varie, le titre de ce tableau, s'il faut placer une v&#233;rit&#233; dans les adages populaires, en est la preuve. En effet, ce titre a, semble-t-il, chang&#233; par trois fois. Puisqu'il s'est appel&#233; &lt;i&gt;Sc&#232;ne de barricade&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Trois glorieuses&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le 28&#160;juillet &lt;/i&gt; (ce dernier titre est, en fait, le premier donn&#233; par Delacroix et celui du salon de 1831) puis, finalement, &lt;i&gt;La Libert&#233; guidant le peuple&lt;/i&gt;. Compte-tenu du titre donn&#233; par Delacroix lors du Salon de 1831, celui-ci n'a donc jamais eu pour ambition de peindre La Libert&#233; mais plut&#244;t d&#233;peindre la r&#233;volte populaire. En fait, ce tableau est d'abord une sc&#232;ne de rue qui revendique une vraisemblance po&#233;tique. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt; J'ai entrepris un sujet moderne, une barricade, et si je n'ai pas vaincu pour la patrie, au moins peindrai-je pour elle. Cela m'a remis de belle humeur.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;lettre du 28&#160;octobre &#224; son fr&#232;re&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le paradoxe de cette peinture est d'&#234;tre devenue une repr&#233;sentation de la Libert&#233; alors que ce tableau se situe du c&#244;t&#233; de l'hommage &#224; la Monarchie de Juillet. En effet, le 28&#160;juillet est le jour de la prise de l'H&#244;tel de Ville par les &#233;meutiers favorables &#224; ce r&#233;gime bourgeois. Il serait d'ailleurs int&#233;ressant de conna&#238;tre l'inventeur du titre&#160;: &lt;i&gt;La Libert&#233; guidant le peuple&lt;/i&gt;. Cette d&#233;rive montre bien l'importance des liens image-texte et confirme que le titre est une l&#233;gende dans les deux sens de ce mot pour ce tableau de Delacroix. (&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/La-chute-d-Icare-Bruegel-v5.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cf notre article &#224; propos de la Chute d'Icare&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 La soi-disante ressemblance avec le r&#233;el&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre cette d&#233;rive du th&#232;me marqu&#233;e par les changements de titre, le r&#233;alisme de cette peinture est pris en d&#233;faut. En effet, si les tours de Notre Dame situent l'action &#224; Paris, leur orientation sur la rive gauche de la Seine est inexacte et les maisons entre la Cath&#233;drale et la Seine sont imaginaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pi&#232;ge de l'image, c'est de croire en la ressemblance, en l'iconicit&#233;. Apparemment, les politiques s'en sont faits une sp&#233;cialit&#233;. Apr&#232;s M Sarkosy et ses conclusions h&#226;tives &#224; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/Image-et-reel-1-Paris-Match-et-les-soldats-afghans.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;propos des talibans afghans&lt;/a&gt; ou encore &#224; propos d'[une poup&#233;e vaudou &#224; son effigie&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/le-portrait-4.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le Pr&#233;sident, la poup&#233;e vaudou et le f&#233;tiche&lt;/a&gt;, c'est au tour de M M&#233;lenchon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une image au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; n'a aucune pr&#233;tention &#224; ressembler au r&#233;el, en tout cas, avant les Impressionnistes. En effet, si la pr&#233;tention &#224; ressembler au r&#233;el existe, elle serait plut&#244;t apparue avec ces derniers et leur d&#233;sir de simuler la perception visuelle gr&#226;ce &#224;leur touche. Quant &#224; la peinture de Delacroix, elle est, dans des th&#232;mes comme &lt;i&gt;La Libert&#233; guidant le Peuple&lt;/i&gt;, h&#233;riti&#232;re des all&#233;gories du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent. On est simplement pass&#233; d'all&#233;gories greco-latines ou judo-chr&#233;tiennes &#224; des all&#233;gories r&#233;publicaines ou &#224; des all&#233;gories de gladiateurs (cf &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/Le-realisme-une-question-d-image-le-peintre-Gerome.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;G&#233;r&#244;me&lt;/a&gt;) ou encore de naufrag&#233;s (&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/radeau-de-la-meduse-Gericault-1345.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le Radeau de la M&#233;duse&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) destin&#233;e, pour cette derni&#232;re peinture, &#224; illustrer le naufrage de la Restauration... Et cette all&#233;gorie de la Libert&#233; n'a pas emp&#234;ch&#233; Delacroix de peindre de somptueuses all&#233;gories chr&#233;tiennes comme sa &lt;i&gt;D&#233;position de la Croix&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#233;glise Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, rue de Turenne, Paris&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (1844), une tr&#232;s belle Pi&#233;ta compos&#233;e en spirale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que M M&#233;lenchon affirme revient &#224; croire que lorsque l'on parlait de nos anc&#234;tres gaulois, on pensait que les polonais ou les italiens &#233;migr&#233;s en France sans parler des africains avaient comme anc&#234;tres les gaulois. Cette affirmation, tout comme &lt;i&gt;La Libert&#233; guidant le Peuple&lt;/i&gt; sont des all&#233;gories, des m&#233;taphores similaires au feu de bois autour duquel la tribu se r&#233;unit le soir pour &#233;loigner les loups tout en se racontant des histoires. Elles servent de ciment. Et les ciments d'aujourd'hui ne sont pas les ciments d'hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 Que r&#233;v&#232;le de nos politiques la confusion justesse-ressemblance&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sont-ils victimes des communicants pour qui, une image repr&#233;sentant leur candidat, se doit d'&#234;tre vraie et exacte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? En effet, l'image produite pour une campagne se doit de montrer le &#8220;vrai&#8221; candidat, elle ne peut v&#233;hiculer le moindre soup&#231;on d'hypocrisie. Sur la question de l'hypocrisie, nous sommes bien d'accord. L&#224; o&#249; nous divergeons, c'est sur cette pr&#233;tention &#224; l'exactitude. Or, un bon portrait n'est pas n&#233;cessairement exact comme le montre le portrait de Berlioz par Nadar&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;idem, interview de Mme&#160;Dominique de Font-R&#233;aulx, 14mn40&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous dirions m&#234;me qu'il n'est pas exact, il est juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, quand M&#233;lenchon r&#233;cuse la r&#233;f&#233;rence &#224; Gavroche pour parler du gamin des barricades, il se trompe. C'est sur les barricades de cette r&#233;volution que s'est construit le mythe des gamins de Paris qui donnera lieu &#224; la naissance de Gavroche et Victor Hugo y fait clairement r&#233;f&#233;rence quand il affirme&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;La gaminerie parisienne est presque une caste. On pourrait dire&#160;: n'en est pas qui veut. Ce mot, gamin, fut imprim&#233; pour la premi&#232;re fois et arriva de la langue populaire dans la langue litt&#233;raire en 1834. C'est dans un opuscule intitul&#233; Claude Gueux que ce mot fit son apparition. Le scandale fut vif. Le mot a pass&#233;... &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Victor Hugo, Les Mis&#233;rables (Tome III. Marius &#8211; Livre Premier&#160;: Paris &#233;tudi&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Donc s'il est vrai que le nom Gavroche n'existe pas &#224; cette &#233;poque, les traits du personnage ont une naissance concomitante &#224; la cr&#233;ation du tableau compte-tenu du d&#233;calage langue parl&#233;e-langue &#233;crite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ajouterais&#160;: Gavroche porte un gilet de bourgeois, le bourgeois un pantalon d'ouvrier et l'ouvrier en blouse qu'attend-il de Marianne&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Herv&#233; Bernard 2017-2020&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;L'&#233;piphanie de la Libert&#233;. La R&#233;volution vue par Eug&#232;ne Delacroix&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Traeger J&#246;rg, Virey-Wallon Aude, In&#160;: Revue de l'Art, 1992, n&#176;1. pp. 9-28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Vilet&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tk-21.com/La-photo-une-image-a-commenter&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Seconde partie de l'interview, pour &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TK&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-21 LaRevue, de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt;&#160;Dominique de Font-R&#233;aulx, conservatrice du Mus&#233;e Delacroix&lt;/a&gt;, oct 2016, 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; minute&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;lettre du 28&#160;octobre &#224; son fr&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#233;glise Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, rue de Turenne, Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;idem, interview de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt;&#160;Dominique de Font-R&#233;aulx, 14mn40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Victor Hugo, Les Mis&#233;rables (Tome &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;III&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Marius &#8211; Livre Premier&#160;: Paris &#233;tudi&#233; dans son atome &#8211; Chapitre 7. Le gamin aurait sa place dans les classifications de l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- Questions autour de ''La Le&#231;on d'anatomie''</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/la-lecon-d-anatomie.html</link>
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		<dc:date>2021-01-05T14:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Rembrandt</dc:subject>
		<dc:subject>christianisme</dc:subject>
		<dc:subject>Image et religion</dc:subject>
		<dc:subject>Image et soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>catholicisme</dc:subject>
		<dc:subject>calvinisme</dc:subject>

		<description>&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/lecon-anatomie-2012__0077_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/lecon-anatomie-2012__0077_1.jpg' width=&#034;550&#034; height=&#034;427&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1099 '&gt;&lt;strong&gt;La Le&#231;on d'Anatomie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1099 '&gt;Photo Herv&#233; Bernard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une le&#231;on d'anatomie, mais de quelle anatomie parlons-nous&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-rembrandt,203-+.html" rel="tag"&gt;Rembrandt&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-christianisme,231-+.html" rel="tag"&gt;christianisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-et-religion,596-+.html" rel="tag"&gt;Image et religion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-et-societe,687-+.html" rel="tag"&gt;Image et soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-catholique,761-+.html" rel="tag"&gt;catholicisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-calvinisme-1206-+.html" rel="tag"&gt;calvinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Le&#231;on d'anatomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Le&#231;on d'anatomie&lt;/i&gt; de Rembrandt (1632) peut-elle &#234;tre regard&#233;e comme un autoportrait faisant appara&#238;tre le m&#233;canisme, la machinerie qui rend perceptible &#224; notre entourage nos &#233;motions, nos sentiments. Est-elle une r&#233;ponse &#224; tous ces portraits fig&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Peut-on la comprendre, comme une mise en image, une mise en mouvement du &lt;i&gt;Discours de la m&#233;thode&lt;/i&gt; publi&#233; en 1637 par Descartes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &#192; moins qu'elle n'en soit une contestation, comment cette machinerie peut-elle penser&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-elle une tentative de mise en &#233;vidence de la m&#233;canique de l'image&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Tout comme l'image qu'elle ne nie pas &#234;tre, elle ne nous montre qu'une partie de ce qu'elle est cens&#233;e nous montrer. Tout comme une image, elle tue ce qu'elle nous montre d&#232;s qu'elle nous le montre. Elle tue parce qu'elle fige ce qu'elle nous d&#233;signe m&#234;me si elle est anim&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;ponse au myst&#232;re de la C&#232;ne&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En peignant ce tableau, Rembrandt affirme-t-il&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt; Ceci est mon corps&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Certes, ceci est bien le corps d'un homme et par la puissance de la m&#233;taphore, ce corps bien qu'il ne soit pas le corps de Rembrandt peut en &#234;tre le miroir.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N'oublions pas que le miroir transforme l'image qu'il nous renvoie.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Rembrandt se demande-t-il &#224; moins qu'il nous le demande&#160;: &lt;i&gt;que reste-t-il de cet homme une fois celui-ci mort&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; Nous vient alors &#224; l'esprit le c&#233;l&#232;bre &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;Tu es poussi&#232;re et tu redeviendras poussi&#232;re.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Ce tableau &#233;voque-t-il la fragilit&#233; de la Condition Humaine&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/lecon-anatomie-2012__0077_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH388/lecon-anatomie-2012__0077_1-264d0.jpg?1706551012' width='500' height='388' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-1099 '&gt;&lt;strong&gt;La Le&#231;on d'Anatomie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1099 '&gt;Photo Herv&#233; Bernard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que diss&#232;que &lt;i&gt;La Le&#231;on d'anatomie&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Est-on bien certain qu'elle diss&#232;que les m&#233;canismes int&#233;rieurs de l'&#234;tre humain&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Et de quelles m&#233;canismes parle-t-on&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? De ceux de l'&#226;me ou encore de ceux des muscles que l'on red&#233;couvre &#224; cette &#233;poque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &#192; moins qu'elle ne montre au m&#234;me titre que &lt;i&gt;La Ronde de Nuit&lt;/i&gt; les m&#233;canismes de la soci&#233;t&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tout comme &lt;i&gt;La Ronde de Nuit&lt;/i&gt;, elle est une mani&#232;re de r&#233;pondre &#224; l'interdit calviniste de l'adoration de l'idole que peut devenir le portrait de n'importe quel &#234;tre humain. Et, le portrait de groupes est non seulement une m&#233;thode de contournement de cette interdiction mais, c'est une mani&#232;re de ne pas se (ou de nous) soumettre &#224; la tentation de l'adoration d''un &#234;tre humain quel qu'il soit tout en conservant le droit de continuer de peindre des portraits. Ce tableau est une mesure conservatoire qui permet de respecter la foi et la loi calviniste tout en assouvissant le plaisir de peindre et donc de d&#233;couvrir notre humanit&#233; en affirmant notre finitude d'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &lt;i&gt;Le&#231;on d'anatomie&lt;/i&gt; nous parle d'une soci&#233;t&#233; en pleine mutation qui apprend progressivement &#224; d&#233;couvrir le fait scientifique. Elle est donc bien une interrogation sur le sens de ce que signifie devenir &#8220; un &#202;tre Humain &#8221;. C'est-&#224;-dire un &#234;tre de foi, m&#234;me si parfois cette foi est ath&#233;e ou agnostique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et aussi un &#234;tre qui interroge et s'interroge sur le monde scientifique. Ce tableau serait-il une question d'&#233;thique et simultan&#233;ment une question sur l'&#233;thique. En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2015, il semblerait que cette peinture nous soit bien plus utile qu'il n'appara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/Les-Protestants-et-l-image-V6.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;- Les Protestants et l'image&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sans images, on ne peut ni penser ni comprendre quoi que ce soit.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Luther&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/du-modele-au-modele.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;- Du mod&#232;le au model&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/Rembrandt-Ecce-Homo.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;- Rembrandt&#160;: Ecce Homo&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Rembrandt et le visage du Christ, une exposition au c&#339;ur du r&#233;el&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Regard sur l'image&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
un ouvrage sur les liens entre l'image et le r&#233;el.&lt;br class='autobr' /&gt;
350 pages, 150 illustrations, impression couleur, format&#160;: 21 x 28 cm,&lt;br class='autobr' /&gt;
France M&#233;tropolitaine&#160;: prix net 47,50 &#8364; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TTC&lt;/span&gt; frais d'exp&#233;dition inclus, &lt;br class='autobr' /&gt;
Tarif pour la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CEE&lt;/span&gt; et la Suisse 52,00 &#8364; , dont frais d'exp&#233;dition 6,98 &#8364;,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;EAN&lt;/span&gt; 13 ou &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ISBN&lt;/span&gt; 9 78953 66590 12,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.regard-sur-limage.com/spip.php?page=boutique&amp;rub=9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pour acqu&#233;rir cet ouvrage dans la boutique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;_________________________________________________________________________________________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N'oublions pas que le miroir transforme l'image qu'il nous renvoie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- Vierge &#224; l'Enfant de Bellini V3</title>
		<link>http://www.regard-sur-limage.com/vierge-a-l-enfant-de-bellini-v3.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.regard-sur-limage.com/vierge-a-l-enfant-de-bellini-v3.html</guid>
		<dc:date>2020-07-22T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Herv&#233; Bernard RvB</dc:subject>
		<dc:subject>Malraux</dc:subject>
		<dc:subject>eau</dc:subject>
		<dc:subject>Bellini</dc:subject>
		<dc:subject>christianisme</dc:subject>
		<dc:subject>Hommage &#224; .../ Reward to ...</dc:subject>
		<dc:subject>Image et religion</dc:subject>
		<dc:subject>catholicisme</dc:subject>
		<dc:subject>eau douce</dc:subject>
		<dc:subject>eau potable</dc:subject>
		<dc:subject>Renaissance</dc:subject>
		<dc:subject>Zarader</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette image est une relecture d'une Vierge &#224; l'Enfant de Bellini, peintre v&#233;nitien &#224; l'&#233;poque de l'apog&#233;e de la puissante r&#233;publique de Venise. En ce temps l&#224;, au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XV&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle,&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-herve-bernard-rvb,16-+.html" rel="tag"&gt;Herv&#233; Bernard RvB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-malraux,38-+.html" rel="tag"&gt;Malraux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-eau,43-+.html" rel="tag"&gt;eau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-bellini,192-+.html" rel="tag"&gt;Bellini&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-christianisme,231-+.html" rel="tag"&gt;christianisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-hommage,490-+.html" rel="tag"&gt;Hommage &#224; .../ Reward to ...&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-et-religion,596-+.html" rel="tag"&gt;Image et religion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-catholique,761-+.html" rel="tag"&gt;catholicisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-eau-douce,906-+.html" rel="tag"&gt;eau douce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-eau-potable,907-+.html" rel="tag"&gt;eau potable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-renaissance,970-+.html" rel="tag"&gt;Renaissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-zarader-+.html" rel="tag"&gt;Zarader&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette image est une relecture d'une Vierge &#224; l'Enfant de Bellini, peintre v&#233;nitien &#224; l'&#233;poque de l'apog&#233;e de la puissante r&#233;publique de Venise. En ce temps l&#224;, au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XV&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Venise &#233;tait la premi&#232;re flotte du bassin m&#233;diterran&#233;en. Cette puissance am&#232;ne Venise &#224; envoyer Bellini &#224; Constantinople afin de r&#233;aliser le portrait de Mehmed &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt; &#224; moins que cette puissance n'am&#232;ne Venise &#224; r&#233;pondre &#224; la demande de Constantinople.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il me semble logique de placer cette peinture destin&#233;e &#224; tr&#244;ner au-dessus de l'autel sur un rivage susceptible d'&#234;tre un autel d&#233;di&#233; &#224; l'Eau, m&#232;re de la vie terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, de nombreux saints de l'&#201;glise Catholique sont construits sur l'histoire des divinit&#233;s locales. L'eau et la maternit&#233;, dans ses diff&#233;rentes formes sont l'une d'entre elles. Tous, nous provenons d'un s&#233;jour aquatique dans l'ut&#233;rus maternelle sans oublier les liens entre l'eau et la vie. Certains philosophes pensent que l'un des r&#244;les de Marie, dans la th&#233;ologie catholique, est de r&#233;introduire la croyance dans les d&#233;esses de la fertilit&#233; ainsi que les d&#233;esses m&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la mer est aussi au centre du pouvoir v&#233;nitien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner naissance &#224; quelque chose est, simultan&#233;ment, perdre quelque chose, c'est pourquoi des feuilles automnales sont &#233;chou&#233;es sur ce rivage sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;152&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/pisbel-60be5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH344/pisbel-60be5-9e88a.jpg?1706116404' width='500' height='344' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-784 '&gt;&lt;strong&gt;La Vierge &#224; l'Enfant / The Madonna and the Child
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-784 '&gt;Autel de San Zaccaria, 1505&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; huile sur toile transf&#233;r&#233;e d'un panneau, &#201;glise de San Zaccaria, Venice
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; &#224; l'apparence ne vaut pas seulement pour le surnaturel mais &#233;galement pour l'irr&#233;el, ordonn&#233; &#224; l'id&#233;e de beaut&#233; m&#234;me si la chose est moins &#233;vidente, beaut&#233; et apparence pouvant &#234;tre facilement confondues. Les rapports de l'art &#224; l'apparence sont donc plus complexes dans l'irr&#233;el que dans le surnaturel. Si, dans ce dernier, le sculpteur cr&#233;&#233; pour d&#233;livrer son mod&#232;le du monde l'apparence et le faire acc&#233;der &#224; un monde &#224; un monde de V&#233;rit&#233;, l'art profane lui-m&#234;me fonde en valeur l'apparence qu'il semble imiter.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Malraux, &#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais, il ne faut pas confondre les ordres&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'admiration s'adresse &#224; l'oeuvre indissociable, o&#249; le spectacle que le peintre semble imiter devient un tableau comme le corps devient un nu, et qui ne peut qu'exister que par l'art&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et c'est pourquoi Malraux, alors m&#234;me qu'il &#233;tudie l'art de l'irr&#233;el, peut &#233;voquer le pouvoir de l'artiste en des termes qui renvoient &#224; la ma&#238;trise des formes et annoncent l'intemporel. Tel est le pouvoir &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;de tirer de l'apparence, gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'un syst&#232;me de formes coh&#233;rent et orient&#233;, un monde qui succ&#232;de au monde de Dieu [...] La d&#233;esse surgit dans l'atelier de Botticelli entre les Vierges inachev&#233;es, tandis que sonnent &#224; toute vol&#233;e les cloches florentines, c'est la d&#233;esse de l'art qui d&#233;couvre son nom.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La lutte contre l'apparence, n&#233;e de l'art sacr&#233;e, s'&#233;tend &#224; l'ensemble de l'histoire de l'art, traversant le monde de l'irr&#233;el et se r&#233;v&#233;lant pleinement dans l'art moderne. C'est elle qui assure l'unit&#233; de l'art depuis Lascaux jusqu'&#224; Manet, Picasso ou Mal&#233;vitch, et c'est elle qui explique que l'art soit irr&#233;ductible &#224; l'esth&#233;tique.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Malraux, dictionnaire de l'imaginaire, Jean-pierre Zarader, ed Klincksieck, P 14&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Si l'histoire de l'art est discontinue, c'est parce que la m&#233;tamorphose interdit toute lin&#233;arit&#233;, le Mus&#233;e Imaginaire &#233;tant arrach&#233; &#224; la cl&#244;ture par le caract&#232;re al&#233;atoire de la m&#233;tamorphose. L'al&#233;atoire est l'inqui&#233;tude qui habite les oeuvres et fait que nulle loi de l'art ne se projette du pass&#233; sur l'avenir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#338;uvres compl&#232;tes Tome IV, 683-684&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et si notre &#233;poque est celle de l'al&#233;atoire, c'est aussi parce qu'elle est celle de la m&#233;tamorphose. On doit &#234;tre sensible ici &#224; la tension entre deux p&#244;les&#160;: d'un c&#244;t&#233;, -du c&#244;t&#233; du Mus&#233;e Imaginaire-, la ma&#238;trise, la conqu&#234;te, la volont&#233; d'annexion&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; de l'autre -du c&#244;t&#233; de la metamorphose-, l'inqui&#233;tude, la d&#233;prise, l'ouverture &#224; l'al&#233;atoire. Et par-del&#224; m&#234;me la notion de m&#233;tamorphose, l'al&#233;atoire est ouverture sur le devenir, au plus loin de toute ma&#238;trise de quelque ordre que ce soit.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Malraux, dictionnaire de l'imaginaire, Jean-pierre Zarader, ed Klincksieck, P 13&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/L-allegorie-sacree-1490-1500-Bellini-musee-des-Offices-Florence.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;- L'all&#233;gorie sacr&#233;e, 1490-1500, Bellini, mus&#233;e des Offices, Florence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/Bellini-Ferrara-deux-peintresde-la-Renaissance-a-la-cour-de-Mehmed-II.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;- Bellini, Ferrara, deux peintres de la Renaissance &#224; la cour de Mehmed &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Malraux, &#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#338;uvres compl&#232;tes Tome 5, La Pl&#233;iade, p 497&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Malraux, dictionnaire de l'imaginaire, Jean-pierre Zarader, ed Klincksieck, P 14&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#338;uvres compl&#232;tes Tome &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IV&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, 683-684&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Malraux, dictionnaire de l'imaginaire, Jean-pierre Zarader, ed Klincksieck, P 13&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>- Maya Deren 2</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>surr&#233;alisme</dc:subject>
		<dc:subject>Duchamp</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Witch's cradle (Maya Deren , M.&#160;Duchamp - 1943)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-surrealisme,299-+.html" rel="tag"&gt;surr&#233;alisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-duchamp,872-+.html" rel="tag"&gt;Duchamp&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_1093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;1&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L220xH224/maya_deren-2-15f66.jpg?1706119868' width='220' height='224' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Witch's cradle (Maya Deren , M.&#160;Duchamp - 1943)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/5axN12BEY9Y&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>- Perspective et perception V2</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; BERNARD dit RVB</dc:creator>


		<dc:subject>Image fixe</dc:subject>
		<dc:subject>propagande</dc:subject>
		<dc:subject>Perspective</dc:subject>
		<dc:subject>Perception visuelle</dc:subject>
		<dc:subject>ressemblance</dc:subject>
		<dc:subject>fiction</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;galit&#233; femme homme</dc:subject>
		<dc:subject>rapport peinture-photographie</dc:subject>
		<dc:subject>repr&#233;sentation</dc:subject>
		<dc:subject>reproduction</dc:subject>
		<dc:subject>morale</dc:subject>
		<dc:subject>illusion d'optique</dc:subject>
		<dc:subject>texte et image</dc:subject>
		<dc:subject>Greenaway</dc:subject>
		<dc:subject>storytelling</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Relecture de la ressemblance &#224; travers un extrait de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Meurtre dans un Jardin Anglais&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de Peter Greenaway&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/-libres-interpretations-.html" rel="directory"&gt;- Libres interpr&#233;tations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-image-fixe,3-+.html" rel="tag"&gt;Image fixe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-propagande,5-+.html" rel="tag"&gt;propagande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-perspective,24-+.html" rel="tag"&gt;Perspective&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-perception-visuelle,28-+.html" rel="tag"&gt;Perception visuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-ressemblance,136-+.html" rel="tag"&gt;ressemblance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-fiction,187-+.html" rel="tag"&gt;fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-egalite-femme-homme,547-+.html" rel="tag"&gt;&#233;galit&#233; femme homme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-rapport-peinture-photographie,604-+.html" rel="tag"&gt;rapport peinture-photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-representation,624-+.html" rel="tag"&gt;repr&#233;sentation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-reproduction,672-+.html" rel="tag"&gt;reproduction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-morale,688-+.html" rel="tag"&gt;morale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-illusion-d-optique,795-+.html" rel="tag"&gt;illusion d'optique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-texte-et-image,839-+.html" rel="tag"&gt;texte et image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-greenaway-+.html" rel="tag"&gt;Greenaway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.regard-sur-limage.com/+-storytelling-+.html" rel="tag"&gt;storytelling&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un premier temps, conversation, entre le peintre de Neuville et Sarah Talman autour de la perspective et de son incapacit&#233; &#224; repr&#233;senter l'int&#233;gralit&#233; d'une sc&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un second temps celle-ci abordera la question de l'interpr&#233;tation de cette m&#234;me sc&#232;ne. Dialogue extrait de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Meurtre dans un Jardin Anglais&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de Peter Greenaway&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de cette sc&#232;ne nous attacherons &#224; r&#233;fl&#233;chir sur l'image et son contenu et au fonctionnement de la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;ambule&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dialogue entre Sarah Talman (n&#233;e Herbert)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;fille de la maitresse et du maitre de maison&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le peintre de Neuville&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;invit&#233; par la m&#232;re et la fille &#224; un venir r&#233;aliser douze dessins de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#160;:&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;- J'en suis venu &#224; la conviction qu'un peintre v&#233;ritablement intelligent fait un peintre n&#233;gligeable car la peinture exige un certain aveuglement, un refus partiel de voir l'objet sous toutes ses facettes, de percevoir toutes les options, tous les angles possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme intelligent en sait plus &#224; propos de ce qu'il dessine que ce qu'il n'observe.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- Ainsi dans l'espace entre savoir et voir, le pauvre peintre se trouvera brid&#233;, incapable de poursuivre avec force une id&#233;e par crainte du discernement, de la clairvoyance des spectateurs &#224; qui il a d&#233;cid&#233; de plaire s'il venait &#224; &#234;tre pris en d&#233;faut de ne pas avoir dessin&#233; en sus de ce qu'il sait, ce que son public sait lui aussi.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- Si vous &#234;tes un homme intelligent et par cons&#233;quent un peintre n&#233;gligeable, vous percevrez que la construction que j'ai sugg&#233;r&#233;e pourrait bien &#234;tre superpos&#233;e au contenu de vos dessins.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Si vous &#234;tes, comme je l'ai entendu un dessinateur de talent, par cons&#233;quent, je peux imaginer que les objets que [pour vous] j'ai d&#233;crits ne forment ni plan, ni stratag&#232;me, ni accusation. &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 Storytelling&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Affirmer dans ce monologue pr&#233;tendument p&#233;dagogique qu'un peintre est pris dans le dilemme&#160;: &#234;tre un bon peintre ou &#234;tre intelligent est un mod&#232;le de storytelling.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette interpr&#233;tation, en liant l'intelligence &#224; une incapacit&#233; &#224; bien dessiner et inversement, transforme De Neuville soit en un peintre de seconde zone et un &#234;tre intelligent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; soit en un peintre dou&#233; doubl&#233; d'un idiot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier abord, ce raisonnement nous para&#238;t d'une logique implacable alors qu'il est construit sur le m&#234;me principe que ce syllogisme, au demeurant faux&#160;:
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les hommes sont des menteurs
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je suis un homme
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je suis donc un menteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, il nous am&#232;ne &#224; la conclusion suivante, si je suis un homme et donc un menteur, tous les hommes ne sont pas des menteurs puisque je mens....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce monologue associe une r&#233;alit&#233;&#160;: le dessin selon la perspective ne permet pas de repr&#233;senter le contrechamps d'une sc&#232;ne. (Sa face cach&#233;e restera &#224; jamais cach&#233;e. Le dos de la Joconde nous restera &#224; jamais inconnu quelque soit la c&#233;l&#233;brit&#233; de son visage.) et un stratag&#232;me retors. Retors, car cette conversation badine se r&#233;v&#233;lera &#234;tre l'aveu d'un plan machiav&#233;lique construit sur l'interpr&#233;tation des sc&#232;nes dessin&#233;es par De Neuville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous le fait remarquer De Neuville, cet homme, c'est-&#224;-dire lui-m&#234;me, ne peut &#234;tre simultan&#233;ment talentueux et intelligent. La fin du film le montrera, cette &#339;uvre de propagande fonctionnera parfaitement car ni la m&#232;re de Sarah ni, elle-m&#234;me ne seront accus&#233;es de l'assassinat de M.Herbert et, c'est bien De Neuville qui sera lynch&#233; par une justice exp&#233;ditive. Pourtant, a aucun moment le fait ne sera prouv&#233;. Tel que l'histoire nous est narr&#233;e, le doute raisonnable restera jusqu'&#224; la derni&#232;re image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; 2 Coupable d'office &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me mani&#232;re, si assassinat il y a eu, il sera impossible de savoir si l'une de ces deux femmes est coupable ou encore les deux. Autrement dit, le plan machiav&#233;lique de Sarah Talman aboutira sans que l'on ne sache si, celle-ci est l'instigatrice, l'ex&#233;cutrice des consignes pour ne pas dire des basses &#339;uvres de sa m&#232;re ou son adjuvant ou, derni&#232;re hypoth&#232;se si cet assassinat est le produit d'une collaboration machiav&#233;lique entre ces deux femmes. L'une cherchant un &#233;talon, pour ne pas subir la honte de l'incapacit&#233; de son mari, l'autre un assassin, pour la d&#233;barrasser d'un homme volage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, dans l'hypoth&#232;se ou De Neuville est innocent, il n'est pas impossible de consid&#233;rer qu'il a, lui-m&#234;me, pour le moins, collabor&#233; &#224; sa condamnation. Apr&#232;s cette conversation &#233;difiante avec Sarah, un De Neuville plus prudent, plus incisif se serait au moins m&#233;fi&#233; de tous ces v&#234;tements &#233;parpill&#233;s, volontairement par Sarah, dans le parc. Au moins par omission, il a soutenu le stratag&#232;me de Sarah Talman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, celle-ci dispose dans les sc&#232;nes &#8212;qui constituent les douze dessins que ce peintre doit r&#233;aliser en douze jours&#8212; des &#233;l&#233;ments, au premier abord, incongrus comme une chemise, une paire de bottes... que l'on retrouvera dans chacune des douze repr&#233;sentations de la r&#233;sidence de M.&#160;Herbert et dont on ne saura que plus tard que cette chemise ou encore ces bottes,... appartiennent &#224; M.Herbert. Certes, elle &#233;pandra quelques biens lui appartenant, comme cette ombrelle mais eux aussi &#233;tayerons le stratag&#232;me. De Neuville les dessinera tous sans jamais s'interroger sur leur improbable et impromptue pr&#233;sence pas plus que leur ajout, &#224; la derni&#232;re minute, ne l'intriguera. Cependant, lincongruit&#233; de ces &#233;l&#233;ments disparaitra de facto quand ils se transformeront en &#034;preuve&#034; de sa culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 Une indiff&#233;rence &#224; soi-m&#234;me&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne pouvons qu'&#234;tre surpris par la n&#233;gligence de De Neuville. Celle-ci ne lui fait pas retirer ces v&#234;tements d'homme pour la majeure part. Cette n&#233;gligence est d'autant plus surprenante qu'il a soumis chacune des sc&#232;nes &#224; un cahier des charges extr&#234;mement pr&#233;cis. Ce cadre est extr&#234;mement stricte au point d'interdire les moutons, les valets ou encore l'ouverture ou la fermeture des fen&#234;tres. Exigences tellement stricte qu'on lui reprochera m&#234;me de vouloir &#233;carter les oiseaux en vol. Certes, certains de ces v&#234;tements appartiennent aussi &#224; Sarah Talman cependant la tr&#232;s majorit&#233; d'entre eux sont ceux de M.Herbert et bien que tous ces indices soient exclus de son cahier des charges, il les accepte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_2059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/thedraughtsmanscontract.01_01_19_00.image_fixe087.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH294/thedraughtsmanscontract.01_01_19_00.image_fixe087-e1c78.jpg?1706587474' width='500' height='294' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2059 '&gt;&lt;strong&gt;Meurtres dans un Jardin Anglais
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette n&#233;gligence ou cet aveuglement, pour reprendre les mots de Sarah Talman, absurde au regard de ces cahiers des charges maniaques est accompagn&#233;es par deux autres biais. &#192; aucun moment, M.&#160;De Neuville affirme que s'il &#233;tait le coupable, il n'aurait justement pas &#233;parpill&#233; ces diff&#233;rents indices (m&#234;me si ce mot n'existe pas encore dans le sens policier, au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XVII&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ils sont v&#233;ritablement des indices) et &#224; aucun moment, qui que ce soit ne prendra la d&#233;fense de De Neuville. Cet aveuglement &#224; tout ce qui ne concerne pas son cahier des charges est aussi l'indice d'un c&#244;t&#233; obsessionnel. Cependant, c'est parce que le peintre donne &#224; voir tous ces &#233;l&#233;ments que le stratag&#232;me fonctionne. L'artiste serait-il innocemment le r&#233;v&#233;lateur de la ''r&#233;alit&#233;''&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_2060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/thedraughtsmanscontract.00_41_50_15.image_fixe053.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH296/thedraughtsmanscontract.00_41_50_15.image_fixe053-d5079.jpg?1706587474' width='500' height='296' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2060 '&gt;&lt;strong&gt;Meurtres dans un Jardin Anglais
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce film aborderait-il alors &#224; travers la question de la perspective celle de la preuve, de l'enqu&#234;te et de la n&#233;cessit&#233; d'une tierce personne dans ce type d'enqu&#234;tes. Elles ne peuvent &#234;tre men&#233;es uniquement &#224; charge et encore moins par les t&#233;moins de la sc&#232;ne. Et bien au-del&#224;, ne nous interrogerait-il pas sur le r&#233;el&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes on trouve un corps mais, &#224; aucun moment on a la preuve que ce corps est un cadavre pas plus qu'il n'est celui de M.Herbert. Quant &#224; la s&#233;ance finale des visages masqu&#233;s qui brulent les yeux De Neuville. Tel qu'elle est jou&#233;e M.Herbert est potentiellement pr&#233;sent dans la sc&#232;ne. On peut m&#234;me s'interroger sur son r&#244;le de maitre de c&#233;r&#233;monies pour que De Neuville, ce gueux paye de sa vie ou pour le moins au minimum de sa capacit&#233; &#224; voir de l'offense faite aux maris&#160;: le p&#232;re et le gendre. Fianlement est pris qui croyait prendre dans cette farce qui aurait pu s'intituler Les cocus magnifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ventuellement, le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#244;le secret&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de De Neuville pourrait &#234;tre aussi de d&#233;barrasser ces deux femmes pour l'une, de son p&#232;re et, pour l'autre, de son mari tout en servant, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;accessoirement&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; d'&#233;talon pour &#233;viter &#224; Sarah de rester sans enfant. Sarah Talman qui, tout comme la Sarah de l'Ancien Testament, la femme d'Abraham a une grossesse bien tardive.&lt;/p&gt;
&lt;div class='flex my-4 justify-center text-center spip_document_2061 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.regard-sur-limage.com/IMG/jpg/thedraughtsmanscontract.00_39_52_10.image_fixe050.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.regard-sur-limage.com/local/cache-vignettes/L500xH296/thedraughtsmanscontract.00_39_52_10.image_fixe050-98176.jpg?1706587474' width='500' height='296' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2061 '&gt;&lt;strong&gt;Meurtres dans un Jardin Anglais
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 La traduction en image&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;Ma production visuelle traite essentiellement de ce couple d'oppos&#233; l'illusion et son absence&lt;/i&gt;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Peter Greenaway &#224; propos de l'ensemble de son &#339;uvre.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'illusion de la pr&#233;sence et la pr&#233;sence de cette illusion est des th&#232;mes trait&#233;s tout au long de ce film et plus particuli&#232;rement au cours de ce dialogue-monologue entre Sarah Talman et De Neuville, ce peintre dot&#233; d'un nom &#224; consonnance fran&#231;aise, chose &#233;trange quand l'on sait qu'au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XVII&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les fran&#231;ais qui ont &#233;migr&#233; en Angleterre sont g&#233;n&#233;ralement protestants et probablement calviniste, religion qui r&#233;cusait la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce film, la sym&#233;trie tient un r&#244;le essentiel, elle se manifeste dans les r&#244;les&#160;: la fille et la m&#232;re ont un r&#244;le sym&#233;trique par rapport &#224; De Neuville. L'image est tr&#232;s souvent articul&#233;e sur un acte de sym&#233;trie verticale comme lors de la premi&#232;re rencontre entre Sarah Talman et De Neuville, lorsqu'elle lui explique la vie esseul&#233;e de sa m&#232;re. On la retrouve dans le miroir sc&#232;ne film&#233;e&#8212;sc&#232;ne dessin&#233;e et bien entendu dans toutes les images respectant scrupuleusement les lois de la perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre sym&#233;trie, celle des costumes blancs et noirs. Celle-ci a un double niveau, &#224; l'int&#233;rieur des sc&#232;nes, dans la premi&#232;re partie, avant le crime r&#233;el ou suppos&#233;, tous les r&#233;sidents du ch&#226;teau sont en blanc tandis que De Neuville est en noir. Une fois le crime perp&#233;tr&#233;, les h&#244;tes passent au noir tandis que De Neuville passe au blanc. Peut-on simplement expliquer cette bascule par le port du deuil de M.Herbert&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.Talman et M.Herbert, deux r&#244;les sym&#233;triques, l'un est un impuissant notoire, l'autre un coureur de jupons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble de ces dessins ressemblent bien &#224; quelque chose, c'est ind&#233;niable. &#192; la r&#233;alit&#233;, on pourrait le croire. En effet, chacun de ces &#233;l&#233;ments&#160;: chemise, bottes de cavalier, ombrelle,... sont r&#233;ellement pr&#233;sents mais leur pr&#233;sence r&#233;elle est simultan&#233;ment fictionnelle car elles servent &#224; illustrer, au sens fort de ce dernier mot, une fiction destin&#233;e &#224; construire une culpabilit&#233;&#160;: celle de De Neuville. La repr&#233;sentation n'est rien sans l'interpr&#233;tation qu'elle prenne le nom de titre, de l&#233;gende, de commentaires, d'ex&#233;g&#232;se ou encore d'interpr&#233;tation,... peu importe. C'est lors de cette &#233;tape que se manifestent les liens ind&#233;fectible texte-image et que se construisent les liens &#339;uvres-spectateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;fille de la maitresse et du maitre de maison&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;invit&#233; par la m&#232;re et la fille &#224; un venir r&#233;aliser douze dessins de la propri&#233;t&#233; familiale au rythme d'un dessin par jour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Peter Greenaway &#224; propos de l'ensemble de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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