- Définitions commençant par la lettre Q ou R

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Quart de ton : en photogravure, désigne les tonalités d’une image située entre les hautes lumières et les tons moyens.

QML : Quicktime Media Layer.

Quadrichromie : mode d’impression utilisant quatre encres, généralement le CMJN. Une impression basée sur quatre autres couleurs : une encre or, argent, rouge et jaune par exemple et une impression quatre tons directs. Cf bichromie, trichromie.

Quantel : à l’origine, société spécialisée dans la création de systèmes dédiés au photomontage, la photogravure et les effets spéciaux vidéos et cinéma, aujourd’hui. Son spectre d’intervention c’est progressivement réduits pour ne plus fournir que des machines pour la vidéo et le cinéma. Créateur de la gamme PaintBox, des systèmes de retouche et photomontage haute-définition (gamme Graphic PaintBox) ou des systèmes dédiés aux effets spéciaux pour la vidéo (PaintBox). Avec la PrintBox, elle commercialisait un système de photogravure dédié à la production de documents séparés. Elle a aussi développé un serveur vidéo (EditBox), un système de montage vidéo (EditBox) et un système dédié aux effets spéciaux pour le cinéma (Domino). A noter, que le mot PainBox a souvent été utilisé comme terme générique pour désigner les systèmes dédiés aux effets spéciaux.
Historique
Quantel distribue depuis Novembre 93, la Quantel Print-Box, un système de montage en temps réel entièrement compatible avec le PostScript 2. Cet ensemble est composé du scanneur Howtek D4000, du logiciel de montage Layout Manager qui est en fait une version personnalisée de Quark XPress, le célèbre logiciel de mise en page et de la PrintBox elle-même qui contient un hard dédié à la gestion d’images, des pages et à la correction de chromie. Le logiciel gère le retrait des sous-couleurs, le grey component removal, l’USM sur une partie ou la totalité de l’image.
mai 95 : Quantel annonce la Paintbox Graphic 2, nouvelle version de la Paintbox Graphic crée en 1985. Capable de gérer une image de 580 Mo ou d’une définition de 14000 x 14000 pixels, elle dispose en standard de quatre disques durs d’une capacité individuelle de 4 Go.
Par ailleurs, la Printbox est elle aussi disponible dans une nouvelle version. Elle possède notamment un nouveau logiciel de scanne développé par Quantel et basé sur l’intelligence artificielle (contrôle automatique des hautes-lumiéres et des ombres, calcule automatique de l’USM) ainsi que d’un nouveau logiciel de gestion du flux de travail.

Quantification : cette opération suit l’échantillonnage du signal, elle correspond au découpage de l’ensemble de ses valeurs en un nombre de plages et au remplacement de chaque échantillon par l’indication de son appartenance à l’une de ses plages.

Quatrième de couverture : terme qui désigne la page de dos d’un livre ou d’un magazine. En presse, c’est l’une des pages les mieux rémunérées avec les autres pages de couverture et parfois la double page centrale.

Quicktake : gamme d’appareils photos numériques développés par Apple en collaboration avec Chinon (filiale de Kodak) et aujourd’hui abandonné suite au reecntrement d’Apple. Elle comporte le Quicktake 150 sortie en 1994 et le Quicktake 200 commercialisé en avril 1997. Sa définition était de 640 x 480 pixels, en 16,7 millions de couleurs, sa capacité de stockage de 32 images, il peut être doté d’une lentille pour les prises de vue rapprochée qui corrige la visée et la diffusion du flash. La version Mac de cet appareil intègre PhotoFlash 2.0, dans sa version PC, il intègre un pilote Twain.. Quant au Quicktake 200, il est équipé d’une sortie vidéo VGA pour la visioconférence.

Quickdraw : marque déposée appartenant à Apple, il désigne un langage de description d’images en mode point développé par ce constructeur. Résidant en mémoire morte, il est dédié à la gestion de l’affichage et à l’impression avec des imprimantes non PostScript.

Quickdraw GX : extension de Quickdraw intégrée aux versions de l’OS Mac supérieure ou égale à la 7.5. Celle-ci gère jusqu’à 16 000 polices de caractères différentes. Elle contient une technologie de gestion des familles de polices de caractères compatibles avec PostScript et TrueType.

Quickdraw3D : module de Quickdraw destiné à la gestion des images 3D. Disponible sous Mac-OS et Windows, il intègre dans le système d’exploitation des primitives 3D, une gestion du rendu et un interface utilisateur. sert à la gestion des différents types de modélisation. En effet, dans certains cas, il est plus simple d’utiliser des polygones, dans d’autres des triangles ou encore des NURBS pour les plantes. Il y a une certaine similarité entre le fonctionnement de Quickdraw 3D et celui de Heidi d’Autodesk. Ainsi, avec Quickdraw, le rendu n’a pas besoin de se faire à l’écran. Il peut aussi se faire vers un disque, vers un périphérique externe (cassette vidéo) ou encore une imprimante. D’autre part un certain nombre de développement ont été fait pour faciliter la tâche des développeurs de jeux. C’est aussi afin d’avoir la plus grande souplesse possible qu’un format de fichier a été développé. Il s’agit de 3DMF. A travers cette création, Apple visait à instaurer un format de fichier standard pour la 3D destinée au marché de l’image animée. En effet, le format DXF s’il est un standard, ne correspond qu’à des données vectorielles, il ne contient donc pas des paramètres comme la place de la ou des source(s) de lumière, ou encore les textures afférentes aux objets composants l’image... Cette couche logicielle est adoptée par des sociétés comme Macromedia ou encore Strata. Avec Quicktime 3D, il est possible d’utiliser comme texture vidéo, une séquence Quicktime.

Quicktime : marque déposée appartenant à Apple, architecture logicielle multimédia, lancée en 1991 comme extension de son système d’exploitation. Devenu multiplate-forme depuis avec sa version 3.0, il intègre la synchronisation du son et des images. Sa version 2 livrée avec System 7.5 gèrait l’affichage vidéo plein écran à la vitesse de quinze images à la seconde. Outre des algorithmes de compression, elle gère aussi l’interface MIDI pour le pilotage des instruments de musique. Il est aussi compatible avec les formats d’images fixes suivant : JPEG, BMP, Photoshop et PICT.

Quicktime Media Layer (QML) : couche logicielle située entre le système d’exploitation (Mac OS ou Windows) et le ou les logiciels graphiques, elle est composée de Quickdraw 3D, de Quicktime 3.0 et de Quicktime VR.
Cet ensemble de logiciel était développé au sein d’Apple par le groupe IMG (Interactive Media Group) composé par le rassemblement de toutes les équipes qui travaillaient sur ces modules composant QML. Un autre des avantages de Quicktime est de mettre en relation un signal vidéo avec plusieurs pistes sons et d’être compatible avec le timecode ainsi qu’avec la norme MIDI. A ce propos, son avantage essentiel par rapport à ce standard est de lui permettre de fonctionner même si le Mac, ne dispose pas d’un synthétiseur MIDI, le logiciel est suffisant pour définir ses instruments MIDI et jouer des fichiers enregistrés à ce format. En ce qui concerne les formats de fichiers outre le DXF, QML est compatible avec le format AVI, OpenDML, OMF, MJPEG, RGB, YUV, Cinepack et DVCAM parmi d’autres. Dans le domaine du son on retrouve des formats comme le Wave, l’AIE, le Sound Designers... De plus Quicktime permet de faire en temps réel un certain nombre de transitions vidéos au format SMPTE et de gérer les corrections de couleurs.

Quicktime VR ou (QTVR) : version de Quicktime destiné à la réalité virtuelle et à la réalisation d’animation panoramique, présentée aux développeurs en 1995, sa version 2.0 est multiplateforme. Il existe deux types de séquences : le QTVR panorama et le QTVR objet, la première correspond à la réalisation d’image panoramique jusqu’à 360° tandis que la seconde présente des objet tournant sur eux-mêmes. Quant à Quicktime VR Media Studio, c’est le logiciel développé par Apple pour créer des QTVR panorama et objet.

RAID : (Redundant Array of Inexpensive Disk) ou batteries redondantes de disques, mise en place à partir de 1988, cette technologie remplace un disque dur de grande capacité par plusieurs disques d’une capacité totale équivalente et connecté entre eux pour donner à l’ordinateur l’illusion de n’utiliser qu’un seul disque par la constitution d’une seule unité logique. A cela s’ajoute des capacités de correction d’erreurs et de tolérance de pannes. Le niveau de sécurité de ces disques va en croissant depuis le RAID 0 jusqu’au RAID 6 qui assure une sécurité maximale. Outre le prix du matériel, cette sécurité à un autre prix car elle se fait au prix d’une « perte » d’espace proportionnelle à son niveau.

Rainbow : système d’épreuvage numérique développé par la société Imation, basé sur la sublimation thermique, il utilisait aussi le jet d’encre pour les épreuves supérieures au format A3+.

RAM : Random Access Memory, cf mémoire vive.

RAMDAC : (RAM Digital-Analog Converter), partie de la carte graphique qui convertit les valeurs numériques de chaque pixel en un signal analogique affichable sur le moniteur de l’ordinateur. Technologie obsolète.

Raster (fichier) : terme franglais qui désigne les fichiers en mode point ou pixel.

Rasterisation : transformation d’un fichier vectoriel en un fichier bitmap, cette étape est incontournable, car une imprimante ou une flasheuse ne traitent que des fichiers en mode points. Il est donc indispensable de transformer les courbes du fichier vectoriel en un ensemble de points.

Ravassod Thierry : photographe industriel et publicitaire, après avoir étudié la photographie à la « Dosher Country School of Photography » à Woodstock dans le Vermont (États-Unis) où il a découvert le zone système, la prise de vue en éclairage artificielle, le tirage et le traitement E6 ; il fait son entrée dans le monde numérique avec l’achat d’un Rolleï Scan Back en octobre 1991. Depuis, il s’est formé à la photogravure et assume la prise de vue jusqu’à la gravure.

Réalité virtuelle : technologie issue de l’industrie de l’armement et de l’aéronautique, un simulateur de vol est l’un des meilleurs exemples d’application de la réalité virtuelle. En fait, tout se passe comme si vous êtes quelque part alors que vous n’y êtes pas. Ainsi, dans le cas d’un simulateur de vol, vous faîtes faire un looping à un avion qui n’existe pas, vous avez les mêmes sensations physiques et pourtant si vous crashez l’avion, vous êtes toujours vivants.

A Tokyo, on skie en virtuel et chez Caterpilar, on conçoit des grues virtuelles.
A propos de réalité virtuelle, vous vous demandiez à quoi cela peut servir ? En 1999, à Tokyo. NEC, le constructeur d’ordinateur avait développé un logiciel destiné au ski virtuel. Deux plaques métalliques posées sous vos pieds rassemblent les informations sur votre poids, sa répartition sur chaque « ski » et le mouvement de vos jambes, d’autres capteurs saisissent le mouvement du haut du corps et un capteur attaché à l’un de vos doigts enregistre la pression sanguine et l’évolution de votre stress, toutes ces informations sont passées à la moulinette et sont gérées pour vous donner l’impression de skier. Bien entendu, vous n’échappez pas au casque, non pour vous protéger en cas de chute mais afin de vous permettre de visualiser votre piste de ski. Selon l’ingénieur Asao Kaneko, directeur de la recherche de Nec, ce logiciel permettait de simuler notamment les pistes de Zermatt.

Une des réalisations les plus sensationnelles que nous ayons pu tester est celle d’Evans et Sutherland pour le Siggraph 93. Probablement inspirée du film , « The Lawn Mower Man » (« Le Cobaye ») elle transformait le visiteur en un logo volant en lui donnant la possibilité de survoler en deltaplane virtuel une ville imaginaire. Voler entre des immeubles d’une taille estimée à 200 ou 300 mètres de haut, côtoyer quelques instants un hélicoptère, survoler des rues où circulent, à grande vitesse, des véhicules futuristes est une expérience impressionnante surtout si l’on finit par s’écraser sur une esplanade commerciale comme cela nous est arrivé.

On la retrouve dans une version simplifiée en France dans les sites « La tête dans les nuages. » Et, dans un domaine plus pragmatique, Caterpilar, le constructeur de matériel de travaux publics utilise cette technologie pour concevoir les cabines de ses engins avant même de réaliser une maquette grandeur réelle qui servira notamment à tester les problèmes de visibilité. Ou encore, en France l’ENSAM-Cluny a développé un simulateur de machine à abattre les arbres. Cette école, partant d’une analyse des besoins régionaux, a construit ce simulateur autour de la cabine d’une machine d’abattage. Nous avons piloté ce simulateur et cette expérience nous a permis de bien comprendre la complexité de ce type de machine. En effet, il faut près d’un an pour « dégrossir » un conducteur et en faire quelqu’un d’autonome. Cette complexité s’explique par la taille de l’engin (hauteur et longueur), par le nombre de tâche qu’il exécute : circulation tout terrain (apprentissage de la conduite de la machine sur des dévers, comment éviter un tonneau...), sélection de l’arbre, coupe de l’arbre, ébranchage-enlèvement des écorces, débit en bûche, empilement par type de bûche. Pour effectuer toutes ces commandes l’engin se pilote par deux joysticks. Sur chacun d’eux, l’utilisateur dispose de cinq boutons à deux positions, chacune des positions ne correspondant pas nécessairement à la même fonction. A ces boutons viennent s’ajouter quatre positions de chacun des joystick. Celles-ci correspondent elles aussi à des fonctionnalités sans compter un certain nombres de commandes accessibles par des interrupteurs sur le tableau de bord. De quoi perdre son latin... Quant au simulateur outre la simulation des bruits extérieurs : moteur, oiseaux (...) ; des cahots de la circulation sur un chemin accidenté, il réplique sur un écran situé à environ deux mètres devant la cabine toutes les séquences de conduite du bras manipulateur des arbres grâce à un vidéo-projecteur placé sur le toit de la cabine de pilotage. Cet outil à plusieurs intérêts : éviter d’abattre dans un premier temps des arbres pour former un conducteur, éviter les pertes de temps dues aux déplacement lycée technique-forêt, réduire le coût horaire de la formation, diminuer les risques d’accidents au cours de la formation (casses du matériel, arbres abîmés lors de la conduite...)

Recadrer : comme l’étymologie l’indique, il s’agit de refaire le cadre d’une image (photo, film, vidéo) après sa réalisation. Il s’agit donc d’un cadrage à posteriori (après la prise de vue ou après la création de l’image). Cette opération a pour but d’“améliorer” l’image ou la séquence ou encore de créer une adéquation entre le format de l’image et les contraintes de la maquette. Dans un logiciel comme Photoshop, elle est désignée par le terme : crop.

Receveur : papier d’une imprimante à sublimation thermique qui reçoit l’encre.

Reconnaissance de caractères (logiciel de) : logiciel capable de transformer une page numérisée avec un scanneur en une page de texte manipulable dans un traitement de texte. En effet, la page numérisée avec le scanneur n’est en fait qu’un fichier image en mode point impropre à toute utilisation par ce type de programme puisque ces données ne sont qu’une suite de points incompréhensible pour ce type de programme. En fait, grâce à des fonctionnalités de reconnaissance de forme, ce logiciel transforme les points en lettres manipulables et « compréhensibles » par un traitement de texte.

Reconnaissance de formes : application de l’intelligence artificielle qui permet à un programme de reconnaître des formes pour faire par exemple de la recherche d’images dans une photothèque. Ce traitement fonctionne par analogie successive entre les différentes parties d’une image numérisée et un dessin ou une autre image déjà numérisé. C’est un des éléments essentiels à la reconnaissance de caractères.

Redimensionnement : en numérique, modification de la taille d’une image. Ce changement de taille peut se faire soit en changeant le nombre de point par pouce soit en changeant les dimensions de l’image en centimètre. Dans le premier cas, si l’on diminue la densité des points par pouce et que l’on augmente la taille en centimètre de l’image, il n’y a pas d’interpolation. Dans le second cas, si l’on augmente la taille en centimètre de l’image sans changer la densité des points, il y a interpolation.

Redo : fonction d’annulation de l’undo, dans certains logiciels cette fonction permet de répéter la dernière action.

Rééchantillonnage : en numérique, changement de la taille d’un fichier par ajout ou suppression de pixels ; c’est-à-dire par interpolation. Dans le premier cas, il s’agit d’un agrandissement tandis que dans le second cas, il s’agit d’une réduction.

Réflex : en photographie, appareil dont la visée et la mise au point se fait à travers l’objectif grâce à un système de miroir qui se relève au moment de la prise de vue. Ce type d’appareil existe aussi bien dans le monde argentique que dans le numérique. Cependant, avec les appareils numériques et leur visée directe sur écran, cette conception a perdu de son intérêt car ils ont non seulement une visée directe mais sont aussi plus léger et moins bruyant, le bruit du miroir disparait.

Release : terme anglais désignant la mise à jour d’un logiciel ou d’un système, en français : mise à jour.

Rémanent : terme utilisé pour décrire la persistance des phosphores d’un tube cathodique. Se dit d’un phosphore du tube d’un moniteur lorsque sa persistance est supérieure à vingt-cinq images secondes. Ce phénomène s’accompagne d’une absence de scintillement de l’image à l’écran et d’un effet de traîné lorsque l’on déplace un élément affiché sur cet écran. Cette technologie était en vogue pour compenser un taux de rafaichissement insuffisant et ainsi éviter un scintillement visuellement fatigant.

Remplacement à chaud : fonctionnalité d’un ordinateur qui permet de débrancher une carte ou un périphérique sans éteindre l’ordinateur.

Rendering : en français calcul en temps différé, désigne tout calcul sur un fichier en temps différé. Par opposition : temps réel.

Renforcement : accentuation.

Renommer : changer le nom d’un fichier sans le dupliquer.

Replicata : département de Polaroid spécialisé dans la reproduction grand-format de peintures à partir des techniques photographiques. Il est aussi à l’origine des développements autour du Fire 300 qui seront repris ultérieurement par Cymbolics pour la création de sa gamme d’imageurs Fire.

Repérage : en photo ou au cinéma, faire un repérage c’est reconnaître des lieux qui vont être ultérieurement photographié ou filmé afin de noter la répartition de la lumière et des ombres selon l’heure et les obstacles qui pourraient gêner le photographe ou le cameraman...

En imprimerie, ce terme désigne une parfaite superposition des plaques offset de différentes couleurs (généralement CMJN) lors de l’impression. La qualité de ce repérage est l’un des éléments déterminants d’une bonne impression. Même la meilleure photogravure du monde ne donnera rien si le repérage est mauvais.

Repère : en imprimerie, terme qui désigne les symboles placés autour d’une page pour en vérifier le repérage lors de son impression.

Répertoire : terme informatique désignant un dossier. directory, folder, dossier

Réseau : ensemble d’ordinateurs connectés entre eux par l’intermédiaire de câbles ou d’ondes. Les réseaux sont soit locaux (limité à une pièce ou un bâtiment), étendu , national ou international. Cf RNIS, ATM, Ethernet....

Réseau Numérique à Intégration de Services : acronyme RNIS, disponible en France depuis 1991, ces réseaux sont capables de transporter des données informatiques, de l’image et du son sous forme numérique. ce réseau numérique, dans sa version de base dispose de deux canaux d’un débit de 64 Ko à la seconde qui peuvent être utilisé soit, chacun dans un sens soit simultanément dans les deux sens. A ce canal s’ajoute un canal de 16 Ko à la seconde. Dans l’une de ses versions les plus puissantes, il peut comprendre jusqu’à 31 canaux 64 Ko à la seconde. Numeris est la marque de France-Télécom pour désigner ce type de réseau. Technologie obsolète.

Résolution : terme à ne pas confondre avec la définition bien qu’ils soient souvent employés l’un pour l’autre. La résolution désigne la densité de points (ou de lignes) par pouce ou par centimètre. Ce terme n’indique donc la qualité de la numérisation d’une image que s’il est suivi d’un poids en méga-octets ou d’une dimension de l’image exprimée en centimètre ou en pouce. Un fichier n’a qu’une seule définition : 2000 x 3000 pixels par exemple tandis qu’il a une infinité de résolution pour un poids identique : 72 PPP (résolution d’un écran), 300 PPP, 600 PPP....

En photogravure et en imprimerie, la résolution désigne le nombre de lignes de la trame de l’image par pouce ou par millimètre et elle concerne la linéature de trame. En fait, c’est la relation entre la résolution de la trame et la définition de l’image lors du flashage qui détermine le nombre de couleurs de l’image. Paradoxalement, plus la résolution de la trame est faible plus la définition de flashage de l’image lors du flashage -j’insiste, il s’agit de la définition du flashage- doit-être grande pour compenser la réduction de la définition. En effet, le nombre de nuances d’une image est défini par le rapport : (PPP/LPP)². C’est pour cela que l’on considère que la résolution minimale d’un fichier pour être bien imprimé doit-être de 300 PPP.

Liens entre la définition et la résolution
La définition d’une image, d’une imprimante, d’une flasheuse est précisée par un nombre de points par pouce ou par centimètre et elle concerne l’image lors du scanne. Si l’on utilise une trame traditionnelle, en élevant la définition au carré on obtient le nombre de points dans un pouce carré ou un centimètre carré selon l’unité de référence. De plus, la définition d’une image doit-être du double de sa résolution pour garantir un nombre d’informations (couleur) suffisant pour obtenir un point de trame correct (jusqu’à quatre pixels peuvent occuper un point de trame, le minimum étant de un pixel pour un point de trame) tout en produisant un pixel suffisamment petit pour être invisible, ceci pour une trame classique.

Précisons qu’à la distance normale d’observation d’un document imprimé (sa diagonale) un œil normal ne distingue pas plus de 5 paires de lignes noires ou blanches par millimètre. Exceptionnellement, certaines personnes peuvent doubler cette limite. Au-delà de cette limite, 10 paires de lignes/mm, l’oeil mélange tout. Cette norme correspond donc à une résolution de 10 pixels noir ou blanc par mm soit 254 PPP donc environ 500 PPP pour des yeux très performants. Pourtant les imprimantes lasers ont aujourd’hui une définition de 300 PPP ceci devrait donc être suffisant. Mais la définition commerciale des PPP n’est pas aussi fiable que celle de l’optique. En effet, 300 PPP pour un fabriquant d’imprimante cela veut dire : 300 points/ligne horizontale ou verticale. Mais si les lignes sont inclinées à 45° les points seront plus espacés. En fait, la définition commerciale de 300 PPP correspond à une résolution optique de 212 PPP soit 8 points par mm ou 4 paires de lignes/mm. Selon Agfa, la définition de 400 PPP, soit 283 PPP ou 11 points par millimètre ou 5,5 paires de lignes correspond déjà mieux à la définition de l’œil humain. Il faudrait donc une définition commerciale de 1000 DPI soit environ 700 PPP en définition optique. Remarquons au passage que l’œil humain est plus sensible à la définition des parties fixes d’une image qu’à celles des parties mouvantes.

Réticulation : en photographie argentique, phénomène de rétraction d’un film du à un changement brusque de température. Il se manifeste par une très forte montée du grain sur le film. Elle est due à un important décalage entre la vitesse de rétraction ou de dilatation de l’émulsion et de son support. Il se produit parfois entre le développement et le rinçage quand l’eau de rinçage est beaucoup trop froide. Si l’on veut provoquer cet effet on peut aussi mettre la pellicule au congélateur avant le développement et la développer dans un révélateur très chaud.

Retouche d’image : procédure de suppression des rayures, des traces de poussière ou d’un bouton disgracieux sur une photo. En photo traditionnelle, on utilise un pinceau, un aérographe, un affaiblisseur et des encres. En photo numérique, cette procédure se fait avec la fonction tampon, la gomme, et des logiciels.

Réversible (compression) : une compression réversible permet de retrouver l’intégralité des données originales lors de la décompression, cette expression caractérise donc une compression non destructive, avec tous les équivoques contenus dans les termes intégralité et non destructive.

RGB : red, green, blue. en français RVB

RIP : (Raster Image Processor), ordinateur de calcul qui sert au pilotage d’une flasheuse ou d’une imprimante. Son rôle est de transformer un fichier PostScript (vectoriel) et donc une description de page contenant des informations vectorielles comme le texte PostScript en points en un fichier bitmap (pixel) et de traduire les couleurs composite (RVB) en quatre fichiers correspondant aux quatre couleurs primaires afin de permettre le flashage des quatre films qui serviront à la fabrication des plaques d’impression. Par conséquent, un RIP n’est nécessaire que si l’on utilise un logiciel de mise en page comme XPress, PageMaker, InDesign ou encore des logiciels de dessin vectoriel comme Illustrator ou Freehand. Car si l’on met en place le texte dans un logiciel comme Photoshop ou tout autre logiciel de retouche, le texte est directement implanté sous forme d’un ensemble de pixels et non sous forme de données PostScript. Il n’y a donc pas besoin de le ripper. de nombreuses sociétés fabriquent des moteurs de RIP, il s’agit bien entendu d’Adobe mais aussi d’Harlequin, de Phoenix ou d’Onyx (ne pas confondre cette dernière société avec Silicon-Graphics).

RIFF : format propriétaire généré par le logiciel Painter, il permet de conserver les sélections flottantes.

RISC : (Reduced Instruction Set Computer), microprocesseur dont les macrocommandes font appels à un nombre réduit d’instructions, généralement moins de quarante. Il calcule donc plus rapidement que les microprocesseurs CISC. Par contre, les instructions complexes sont plus longues à exécuter car il faut alors les découper en instructions plus simples. Cependant, ils sont considérés comme plus rapides que les processeurs CISC. Ils équipent notamment les PowerMac d’Apple. Cette technologie disparut au début des années 1990.

RLE : (Run Length Encoding) ou Codage des Longueurs de Séquence, format de compression des images bitmap utilisé notamment par Photoshop dans son format propriétaire (.PSD). Cette compression est basée sur l’échange d’une suite d’octets répétée dans une séquence par un identifiant qui va le remplacer au sein du fichier.

RNIS : Réseau Numérique à Intégration de Services.

Rollei : un des grands noms de l’industrie photographique allemande, cette société rachetée en 1995 par le fabriquant d’électronique coréen Samsung est spécialisée dans la fabrication d’appareil photo moyen-format, elle a présenté son premier appareil photo numérique, le Rollei Scan-Back, en 1990, lors de la Photokina.

Rollei Scan Back : dos numérique à barrette CCD développé par Rolleï en association avec la firme Opto Teck présenté pour la première fois lors de la Photokina de 1990. En forme d’un magasin de film, il contenait une barrette CCD et son moteur pas à pas à la place du film. Ce dos interchangeable est adaptable sur toutes les chambres à la condition de ne basculer que le plan focal, le dos numérique devant rester à la verticale pour éviter toutes variations dans la vitesse de défilement des barrettes. D’une sensibilité équivalente à celle d’un film 64 ASA pour une profondeur d’analyse de huit bits par couleur primaire, sa surface de numérisation était de 35 mm x 41,2 mm (surface couverte par la barrette CCD), il fournissait une image 30 x 40 cm d’une définition de 600 PPP soit le double de la définition standard. Le logiciel de scanne aide à contrôler l’exposition par un affichage de la courbe de densité. Il facilite aussi un contrôle a posteriori de la mise au point par analyse du contraste. De plus, pour un contrôle de la balance des blancs le plus efficace possible, le scan était appairé avec son logiciel. Il gérait la brillance, le contraste, le gamma non seulement sur l’ensemble de l’image mais aussi sur l’une des couleurs primaires ou sur le noir.

ROM : (Read Only Memory), circuits qui enregistrent définitivement des programmes, généralement nécessaires à la mise en route de l’ordinateur ou d’un périphérique. Leur lecture se fait extrêmement rapidement. Pour changer leur contenu, il est nécessaire de les flasher.

Roue chromatique : présentation de l’ensemble des couleurs du spectre visible sous forme d’une roue.

RS-232 : (Recommended Standard), port de communication entre un ordinateur et ses périphériques. Cette connexion est aussi appelée interface série ou RS232C, la lettre C indique que l’on utilise la troisième version de ce standard. Son débit, bien inférieur à celui du port SCSI puisqu’il est de l’ordre de 20 Kbits à la seconde sur une portée d’environ quinze mètres. Les connecteurs utilisés par ce standard sont de trois types : 25, 15 ou 9 broches.

RS-422 : (Recommended Standard), liaison informatique destinée à la transmission de commande entre différents équipements informatiques. Son débit est de 10 Mbits à la seconde sur une portée supérieure à quinze mètres. Et elle était souvent utilisée pour la commande de la plupart des équipements vidéo.

.RTF : format de fichier texte développé par Microsoft, pour faciliter l’échange de fichiers, il code les enrichissements typographiques sous forme de caractères ordinaires.

Russel P.Brown : l’un des créateurs de Photoshop, il travaille aujourd’hui comme directeur artistique au sein d’Adobe.

RVB : acronyme de rouge, vert, bleu, système de représentation additif des couleurs à partir de ces trois couleurs primaires notamment utilisé dans l’industrie de la télévision et de l’image numérique. Il est basé sur une norme de la Commission International de l’Éclairage (CIE) aménagé en ce qui concerne le PAL, le NTSC et par conséquent les écrans d’ordinateurs qui utilisent généralement les mêmes photophores.