Entre bibliothèques et sculptures, Chaumont 2026
À Chaumont, on aime le bleu, les livres et le bleu, il est vrai que le bleu est une couleur propice à la rêverie tout comme les bibliothèques de verre aux papiers parcheminés et calcinés qui n’a laissé qu’une douce trace de noir de fumée dans la bibliothèque de Parmigiani, cette dernière réaffirme la fragilité de la connaissance que le feu détruit en un rien de temps, une sorte de répons au poids de la bibliothèque de Pascal Convert.
Le bleu de la ‘’matière-lumière’’ de Evi Keller, cet or bleu qui répond à l’or noir de l’actualité, elles aussi une réponse au brun des boules du cosmos de Jannine Thungen-Reichenbach qui ne finissent pas de rouler en laissant leurs empreintes d’arbres sur le chemin de Sisyphe et de la chouette géante de Lionel Sabatté.
Ce brun résonne avec celui des cloches de Jannis Kounelis et de leurs armatures en bois installées depuis bien longtemps dans le château de Chaumont. Elles accueillent Pascal Convert et leurs nouvelles voisines de cristal et de bronze. Toutes aussi muettes les unes que les autres, elles n’en peuvent plus de donner l’alerte.
Par leur légèreté dorée des tensions du monde, les cocons armés de Antonio Crespo-Foix nous protègent.
Et, nous ne pouvons nous empêcher de rêver à une partie de culbutos géants surgissant de l’installation de Bernard Pagès dont le mouvement a accompagné les dessins de Penone avant que la main ’’Il poursuivra sa croissance sauf en ce point’’ ne s’en saisisse depuis le parc et les immobilise.
Nous ne pouvons nous empêcher de rêver à la partie de culbutos géants entamées par l’installation de Bernard Pagès dont le mouvement accompagne les dessins de Penone avant que la main ne s’en saisisse depuis le parc et les immobilise. L’immobilisme agité de ses sculptures me fascinent que cela soit celles présentées à Chaumont cette année, L’arbre aux voyelles du Jardin des Tuileries, ou encore L’arbre Foudroyé et Le Sceau présentées à Versailles présentées à Versailles. Leur immobilisme mouvementé m’impressionne, me fracassent.
Sous la présence tutélaire de Klaus Pinter et des fûts de Vincent Barré contemplés par les miroirs d’Olivier Leroy
pendant que Lee Ufan prend son envol pour une contrée inconnue
située dans les plis de la mémoire de Zoé Vayssières.
- Chaumont fait son cinéma, Festival International des jardins 2026
- Chaumont fait son cinéma, libre interprétation, Festival International des jardins 2026
Regard sur l’image
























