La couleur imprimable, origine technologie et pratiquepar Jean-Claude Sirost, Éditions Dunod

,  par Hervé BERNARD dit RVB , 1 commentaire

Dans cet ouvrage, l’auteur, directeur scientifique et technique de SunChemicals France, le premier producteur d’encre d’imprimerie au monde et président du GOTA (Groupe Offset des Techniques Avancées) aborde la couleur depuis ses origines : la lumière en passant par sa technologie et son langage afin de faciliter le dialogue entre les praticiens de la couleur du monde imprimé. Dans le chapitre sur la modélisation de la couleur, nous avons trouvé pour la première fois une définition de l’optique géométrique, de l’optique ondulatoire et de l’optique quantique précise et claire.

Une partie de l’ouvrage est consacré à la couleur et à ses modèles mathématiques. Cet ouvrage est souvent d’une précision mathématique avec parfois des oublis étonnants. Ainsi, l’auteur ne précise pas que les pigments ont une plus grande persistance à la lumière que les colorants ; une notion comme la saturation n’est que très partiellement abordée même si elle est traitée à travers la chroma, or il nous paraît important de l’aborder car c’est l’une des chevilles ouvrières pour le traitement de la couleur de tous les logiciels de retouche et de photogravure. Parmi les définitions importantes, la réflectance d’un écran, notion rarement abordée est ici traitée avec précision. Cette notion est d’autant plus importante qu’aujourd’hui la mode est aux écrans ayant un grand pouvoir de réflectance particulièrement dans le monde des ordinateurs portables. Cependant, cette précision mathématique trouve son plein épanouissement avec la seconde partie de cet ouvrage : la mesure de la couleur imprimée.

Cet ouvrage reste malgré tout destiné aux utilisateurs avancés de la couleur imprimés qui cherchent à approfondir leur connaissance de ce domaine notamment avec la seconde partie de cet ouvrage. Enfin, même si cet livre est destiné aux utilisateurs de l’image papier, il aurait été important de tracer certains ponts et de préciser ainsi, par exemple, que l’espace sRGB correspond en fait au REC709, espace couleur de la vidéo.