- Définitions commençant par la lettre N

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Nanomètre : unité de mesure des longueurs d’onde équivalente à 10-9 mètre, le préfixe nano indiquant le milliardième d’une unité. Son abréviation est : nm.

Nécessaire et suffisante (qualité) : en numérique se dit de la qualité d’un signal dont l’utilisateur final ne serait pas voir les défauts. Tout l’équivoque de ce terme réside dans la définition de ce fameux « utilisateur » et dans celle de l’expression « ne pas voir les défauts ». Car cette qualité nécessaire et suffisante variera selon l’expérience de cet utilisateur. Le « nécessaire et suffisant » vu par un professionnel de l’édition de prestige n’est pas le même que celui du professionnel des prospectus publicitaires destinés aux grandes surfaces, il est encore différent de celui de l’amateur éclairé...

Négatif  : en photographie argentique, terme désignant les films qui reproduisent le sujet avec une densité et des couleurs inverses de celle de la réalité. Au partie les plus sombres de la réalité correspondent les parties les plus claires du film. Bien entendu, lors du tirage papier, ces valeurs redeviennent positives. Le négatif couleur ne montre pas les couleurs négatives de la réalité car on lui ajoutte un voile orange afin d’en améliorer le rendu.

Neutre : en photographie, se dit d’un filtrage ou d’un éclairage qui ne changent pas les couleurs d’une image par rapport à la réalité. Ce dit aussi d’un filtrage qui supprime les dominantes d’une image.

Newton Isaac : mathématicien, physicien et astronome anglais (1642-1727), il réalisa en 1676 les premières démonstrations de la décomposition de la lumière à l’aide non d’une pomme -comme le logo d’un constructeur d’ordinateur peut le faire croire- mais à l’aide d’un prisme. Accessoirement, il démontra aussi l’existence de l’attraction terrestre cette fois à l’aide d’une pomme. Ces démonstrations eurent lieu suite à la publication de sa découverte en 1675. Ses travaux associés à ceux de Malebranche constituent une base de la théorie moderne des couleurs. Ses recherches furent publiées en 1704 dans un traité intitulé : « Optiks : or a Treatise of Reflections, refractions, Infections and Colours of Light ».

Nikon : société japonaise dédiée au monde de l’optique. Créée en 1917, elle s’est spécialisée dans l’imagerie scientifique (microscope, caméras à infrarouge...), dans la photo lithographie (appareils de production de microprocesseurs, de mémoires, d’écrans à cristaux liquide et dans la technologies submicroniques), ainsi que dans les applications opto-électroniques (verres électrochromiques à mémoire)... sans oublier la photographie. Dans le domaine de la photonumérique, elle s’est distingué par l’emploi de photodiodes comme sources lumineuses pour ces scanners et par le développement d’un logiciel de détection des poussières sur certains de ses scanneurs. La détection des poussières se fait grâce à un quatrième passage en infrarouge contrairement à d’autres logiciels qui utilisent la reconnaissance de formes avec tous les aléas d’apprentissages et d’erreurs de cette technique. En effet, le passage infrarouge permet d’obtenir une carte précise des poussières, de leur taille et de leur densité qui, une fois produite pourra servir de masque automatique de retouche.
Historique
1917 : Création de la Nippon Kogaku K.K. (L’Optique Japonaise SA)
1948 : Premier appareil photo 35 mm
1984 : NT-1000 premier transmetteur miniature N&B CCITT-120 analysant directement le film.
1988 : scanneur LS-3500, premier scanner de table SCSI 35 mm d’une définition de 4000 PPP, OEM Agfa
1988 : NT-3000, premier transmetteur couleur à la norme CCITT-120, il analyse directement le film.
1988 : QV-1000, premier reflex professionnel au standard SVC, appareil monochrome, destiné à la presse quotidienne, il est accompagné d’un transmetteur d’images au format CCITT-120.
1989 : CP-3000, une imprimante A6 à sublimation pour la recopie d’écran, connexion SCSI
1990 : réalisation d’un F4 numérique pour la NASA
1991 : LS-3510 un scanneur autofocus dédié au 35 mm
1992 : CoolScan LS-10, un scanneur 35 mm monopasse utilisant des photodiodes RVB comme source lumineuse.
1994 : LS-4500 AF, un scanneur film autofocus couvrant le 35 mm, les moyen-formats et le 4 x 5 inch, d’un point de vue technologique, il reprend l’architecture du LS 3510 AF
1995 : ScanTouch AX-1200, premier scanner à plat de Nikon, au format A4, définition de 565 x 1200 PPP en trois passes
1995 : Nikon E2, développé en collaboration avec Fuji, c’est le premier reflex numérique professionnel commercialisé par Nikon. Un objectif relais interne agrandit virtuellement le capteur, il peut donc être utilisé avec les objectifs standards.
1996 : LS-1000, le premier scanneur 35 mm 2700 PPP doté d’un chargeur automatique de diapositives.
1997 : CoolPix 100, premier appareil compact numérique de Nikon, sa particularité est de s’insérer directement dans le lecteur de cartes PCMCIA d’un ordinateur portable pour le transfert des images, ce qui en fait un véritable bloc-notes à images.
1997 : CoolPix 300, premier appareil Nikon compact numérique de poche doté d’une fonction magnétophone numérique et d’un écran tactile pour la prise de notes à main levée, et d’une sortie vidéo 25 images/seconde pour l’utiliser en mode caméra pour la visioconférence et sans enregistrement des séquences vidéo
1998 : LS-2000, un scanneur de film 35 mm et APS doté d’une fonction automatique d’atténuation des rayures et poussières par analyse supplémentaire dans l’infrarouge. Transfert de l’image sur 36 bits directement dans l’application de traitement d’image possible.
1998 : F5 Numérique, adaptation numérique du Nikon F5....

nm : abréviation de nanomètre.

Noir : désigne un signal lumineux sans chrominance et dont la luminance est réduite au minimum voir nulle. Employé au pluriel, caractérise les parties les plus sombres d’une image.

Noir chaud : terme photographique ou de photogravure qui caractérise des noirs légèrement sépias. En photographie, noir et blanc traditionnel, ces tons étaient obtenus en utilisant certains papiers comme les papiers d’Agfa réputés pour leurs teintes légèrement chaudes. En numérique, ce résultat peut-être obtenu à l’aide de la fonction bichromie de certains logiciels.

Noir deux tons : désigne en photogravure ou en photographie une image dont les noirs contiennent deux tons. Il faudra donc l’imprimer en deux passages pour la reproduire le plus fidèlement possible ou encore utiliser une encre noire mélangée avec une encre de couleur. Cette dernière solution étant malgré tout un compromis. Les noirs chauds ou les noirs froids sont deux exemples de noirs deux tons.

Noir froid terme photographique ou de photogravure qui caractérise des noirs légèrement bleus. En photographie, noir et blanc traditionnel, ces tons étaient obtenus en utilisant certains papiers comme les papiers d’Ilford réputés pour leur froideur. En numérique, ce résultat peut-être obtenu à l’aide de la fonction bichromie de certains logiciels.
(illustration)

Noir neutre : terme photographique ou de photogravure qui caractérise des noirs qui ont une chromie nulle. Ils n’ont donc aucune dominante.

Noir quadri : noir imprimé en quatre passages (noir + cyan + magenta + jaune, les couleurs ne dépassant pas une densité de 25 %), cette impression peut donner soit un résultat neutre, soit au contraire avoir une dominante ou donner un noir chaud ou froid.

Nombre : représentation d’une quantité dans un système de numération.

NTFS : (NT File System), système de gestion des fichiers dans un disque dur sous Windows NT.

NTSC : (National Television System Commitee), standard de télévision américain (utilisé dans une la majeure partie des États-Unis, au Japon...) crée par le David Sarnoff Institut. Adopté en 1953, ce codage du signal télé couleur est basé sur une fréquence de 30 images (704 x 480 pixels) à la seconde pour une définition verticale de 525 lignes. Il affiche donc trente images entrelacées à la seconde, soit 60 trames. A l’origine, les américains tout comme les européens ont choisi de se caler sur la fréquence du courant électrique (60 Hz aux États-Unis) pour gérer la fréquence d’affichage d’un écran ce qui explique cette cette différence de fréquence. De nombreux techniciens de la vidéo le traduisent par “Never Twice The Same Color”. PAL

Nuance : en numérique, ce mot désigne la teinte d’une image dans un logiciel graphique ou pour spécifier les capacités d’une carte graphique.

Nuancier de couleurs : les nuanciers sont constitués de couleurs fabriqués selon des dosages particuliers d’encres ou de couleurs. Parmi les nuanciers utilisés dans le monde des arts graphiques, on peut citer le nuancier Pantone, Focoltone... Ces répertoires de couleurs sont disponibles sur papier ou/et sur support électronique.

NUMA : (Non Uniform Memory Access), architecture informatique multiprocesseurs conçue pour succéder à l’architecture SMP. Elle sert à la conception des serveurs multiprocesseurs à partir de cartes quadriprocesseurs interconnectées entre elles par un bus à 1 Go à la seconde. Tout comme le SMP, cette architecture fonctionne avec un seul exemplaire du système d’exploitation pour l’ensemble des processeurs par contre Numa permet la mise en commun de la mémoire vive et chaque processeur n’accède qu’aux informations placées dans son antémémoire ou dans celle d’une carte voisine (à partir de combien de cartes, une carte n’est plus voisine de l’autre ?). Cette méthode de travail rend les temps d’accès à la mémoire non uniforme, c’est pourquoi, elle s’appelle Non Uniform Memory Access.

Numérique (codage) : notion à la base de l’informatique, le codage numérique de l’information se fait par des chiffres, c’est à dire 0 et 1 ou encore non et oui. L’information est alors codée en binaire. L’intérêt de ce système est de supprimer l’affaiblissement du signal lors des manipulations (tant que les cuvettes sont perceptibles par le système de détection pour le CD-Rom ou tant que le support n’est pas démagnétisé) et ainsi supprimer les pertes de l’information. Un 0 reste toujours un 0 et un 1 un 1 même si la cuvette du CD-ROM voit varier sa profondeur ou si l’intensité du signal électrique enregistré sur la bande est atténué. L’information ne peut pas être détériorée lors d’un usage répétitif normal ou par une perte d’intensité du signal électrique porteur. L’image ou le son deviennent donc plus stable. Pour numériser un signal analogique, on procède par échantillonnage.

Numérique (convergence) : processus technologique qui amène tous les créateurs d’images et du son à utiliser des outils sensiblement identiques.

NUMERIS : nom commercial du Réseau Numérique à Intégration de Services développé par France-Télécom.

Numérisation : processus qui transforme un signal analogique en signal numérique. Le scanne est un processus de numérisation. En franglais, digitalisation.

Numéro SCSI : numéro compris entre 0 et 7 destiné à identifier un périphérique SCSI dans une chaîne SCSI. Le 0 est généralement dédié au disque dur interne de démarrage et le 7 à la carte elle-même.