- Définitions commençant par la lettre P

,  par Hervé BERNARD dit RVB

PageMill : logiciel de création de pages destinées aux sites Internet, produit développé par Adobe.

PageMaker : logiciel de mise en page développé par Aldus et racheté par Adobe. Il avait pour avantage d’être disponible sur le monde Mac comme sur le monde PC. Un des ancêtres de InDesign. Disparu du marché.

Paint-Box : (marque déposée), système graphique dédié au photomontage et à la retouche construit par la société Quantel. La Paint-Box a été la première à utiliser le stylet sensible à la pression. Parmi les systèmes dédiés, c’est l’un des rares survivants à l’hécatombe dues à l’apparition de Photoshop et à la montée en puissance des cartes graphiques et des unités centrales.

Painter : logiciel bitmap de retouche et de photomontage développé à l’origine par Fractal Design et repris par Metacreations repris depuis par Corel
Painter, la fabrique de fond
A ce logiciel, il faut d’abord donner le prix du package le plus rigolo. Ensuite, nous pouvons aussi le féliciter pour son undo sur 32 niveaux qui, de plus est paramétrable grâce à la fonction fondu (fade) pour gérer la puissance d’un effet. A notre sens, l’intérêt essentiel est de l’utiliser comme un générateur de fond, d’effets de matière. En effet, son atout essentiel est de pouvoir superposer les effets sur une même brosse ou avec la fonction remplissage. Ainsi, nous avons fabriqué des textures en une seule opération en utilisant une image de pierre plus la brosse brique, une texture de surface et ultérieurement un contrôle de tonalité (tonal control). Une autre combinaison intéressante de plusieurs outils est l’association de la fonction de remplissage et de la fonction art material grad, qui permet de créer des pierres à l’infini. Toutes ces associations en font donc un outil de textures très puissant. Quant à la fonction apply lighting, elle corrige la lumière d’une photo avec un réglage des paramètres pour chaque projecteur. Le résultat n’est pas aussi efficace qu’une photo bien éclairée mais, dans certains cas, il peut limiter ou rattraper les dégats. Pour la fonction surface texture, elle donne parfois un résultat à la limite du bas-relief.
Du côté des regrets, la fonction profondeur de champs (depth of field) est, à priori, plutôt un générateur de flou très performant qu’un gestionnaire de profondeur de champs. De plus, elle est très gourmande en puissance de calcul. En ce qui concerne le warp, il dispose de moins de contrôle que celui de PhotoImpact, mais donne des résultats différents surtout avec le paramètre linéaire qui produits des effets de zoom ou de vitesse sur certaines images tandis que le module quickwarp, toujours dans le warp, est particulièrement intéressant en proposant un certain nombre de possibilités prête à l’emploi. Paradoxalement, la plus grosse faiblesse de ce logiciel est dans la fonction annulation. En effet, avant de commencer de nombreuses opérations, Painter commence presque systématiquement par une sauvegarde de l’image. Cette tâche mériterait une optimisation car même avec 128 Mo de mémoire vive, elle devient très rapidement fastidieuse. Du côté de la gestion de la couleur, Painter est livré avec des profils couleurs limités. Ainsi, en entrée, il ne concerne que les scanneurs Kodak... Par contre, il dispose d’un module de création d’animation. (texte rédigé en 1999)

PAL : signal de télévision européen à l’exception de la France. Ce système de codage de la télévision couleur fut présenté en 1963 par Walter Bruch ingénieur chez Telefunken. Il fut adopté comme standard en RFA en 1967. Il se caractérise par 625 lignes de définition verticale et 25 images (704 x 576 pixels) à la second. Ces images sont subdivisées en 50 trames. NTSC

Palette : menu flottant.

Palette de couleurs : ensemble des couleurs accessibles dans un système informatique composé d’un ordinateur, d’une carte graphique, d’un écran et d’un ou plusieurs logiciels graphiques.

Palette indéxée : couleurs indexées, notamment utilisé dans le format Gif.

Palette prédéfinie : ensemble de couleurs choisies dans un ensemble de couleurs plus vaste. Ainsi avec quatre niveaux prédéfinis par couleur primaire (RVB), on obtient une palette de 64 couleurs prédéfinies. Cependant, une palette de 64 couleurs peut-être extraite d’un ensemble plus grand de couleurs. Une autre palette couramment utilisée est constituée de 256 couleurs parmi 4 096 ou parmi 16,7 millions. Les palettes prédéfinies servent essentiellement pour la diffusion d’images sur Internet afin de diminuer leur poids.

Panoramique : format photographique très allongé correspondant à un rapport de 1/3 ou ¼ remis à la mode avec le lancement de l’APS.

Pantone : (marque déposée) nuancier couleurs en tons directs développé par Letraset, il est composé de plus de mille teintes fabriquées par le mélange de dix-sept pigments. Pour chacune de ces teintes directes, le mélange est précisé en dessous de l’échantillon. Comme il est impossible de produire toutes ces teintes en quadrichromie. Letraset commercialise aussi une version quadri de ce nuancier. Mais, le CMJN Eurostandard permet de simuler approximativement 50 % de ces teintes tandis que l’hexachromie en produit 85%.

PAO : Publication Assistée par Ordinateur.

PAP : (Prêt à Photographier), appareil photo jetable ou recyclable une fois la pellicule développée. Ils sont aussi désignés sous le vocable de jetables.

Papier : support souple et de faible épaisseur destiné à l’impression. Sa qualité varie selon sa composition : bois, chiffon, papier de récupération...

Papier couché : papier recouvert d’une couche mâte ou brillante, généralement à base de kaolin, qui lui donne plus de main et une meilleure définition des couleurs comme de l’image.

Parallèle (interface) : type d’interface de connexion entre un ordinateur et ses périphériques. Sa particularité est d’échanger à la fois plusieurs bits de données et de contrôle sur plusieurs fils reliés en parallèle. L’échange se fait sur autant de fils qu’il y a de bits à transmettre.

PARC : (Palo Alto Research Center) principal centre de recherche de Xerox aux États-Unis, il est à l’origine des interfaces graphiques, de la corbeille, de la souris, du MacOS, de Unix...

Parangonnage : en typographie, mélange sur une même ligne de caractères de corps différents.

Pas de masque : distance exprimée en millimètre séparant le centre de deux points affichés sur un écran cathodique. Plus cette distance est faible, meilleur est l’écran. Un pitch inférieur à 0,28 mm est celui d’un écran de qualité. Cette distance est égale à celle qui sépare le centre de deux trous de la grille du tube. Chaque trou contenant trois photophores : un rouge, un vert et un bleu. Plus la taille d’un écran est grande plus il est difficile de fabriquer un masque d’écran dont le pas de masque est réduit. On peut en déduire qu’un écran dont le pitch est de 0,30 mm pour une diagonale de 21 pouces est de bien meilleur qualité qu’un écran de 14 pouces pour un pitch lui aussi de 0,30 mm. Cette distance est liée au pouvoir séparateur de l’œil qui est justement de 0,3 mm à un mètre de distance.

Passe : en imprimerie, le nombre de passe indique le nombre de couleur utilisée pour un imprimer un document. Par extension, en photographie numérique ou pour un scanne ce nombre indique le nombre de passage de la barrette CCD nécessaire pour numériser un document. Ce terme est aussi utilisé (improprement, bien souvent, car la majorité des capteurs sont fixes) pour les appareils à capteur CCD, il a alors le même sens que dans le cas précédent. Il vaudrait mieux parler dans ce cas du nombre de prises de vues.

Pastel (couleur) : teinte douce ou couleur désaturée, technique de dessin qui par contre utilsie des couleurs très saturées.

Paysage : format d’impression horizontal.

PC Card : PCMCIA.

.PCD : format propriétaire du PhotoCD ou CD-Photo dans le langage courant développé par Kodak. C’est l’un des formats pyramidal mis sur le marché. En fait, le Photo-CD recouvrait deux formats : le Photo-CD et le Photo CD-Master Pro.

PCI : (Peripheral Component Interconnection), bus d’extension de la famille des ISA, EISA et MCA, proposé en 1993 par Intel, ils sont destinés aux PC. Conçu pour accepter les contrôleurs graphiques, les cartes de compression et de restitution vidéo et sonore ainsi que les contrôleurs disques, le port PCI accélèrait substantiellement les vitesses de transfert pour atteindre, dans un premier temps, 132 Mo/s en mode rafale et être portée ultérieurement à 264 Mo/s. Ces cartes répondent au concept « plug and play » ou « branchez et ça marche ». Indépendant du processeur, il s’intégrait à un 486, au Pentium mais aussi à des micros construits autour des microprocesseurs Alpha de DEC, du Power PC de Motorolla. Pourtant, les machines dotées d’un bus PCI furent encore équipées pendant quelques années de connecteur ISA ou EISA. Son autre particularité est d’avoir sa propre fréquence d’horloge contrairement aux générations précédentes de bus, son débit est donc moins limité par la fréquence du processeur. En 1996, le monde Mac a lui aussi adopté ce format.

PCL : (Printer Control Language) ou langage de commandes pour imprimante ou langage de description de page développé par Hewlett-Packard. HP a lancé en avril 1996, PCL6, la version 6 de ce langage d’impression orienté objet. Particulièrement adaptée aux documents riches en graphisme, les commandes de ce langage ont été développées afin de simuler les commandes GDI de Windows pour optimiser le rendement et la qualité d’impression. Cependant, il n’a jamais pu se placer en concurrent direct de PostScript dans le monde industriel malgré son excellent positionnement dans le monde industriel. Commercialisé en 1986, PCL4 est la première version de ce logiciel à traiter les images en mode point.

PCMCIA (carte) : (Personal Computer Memory Card Industry Association), carte servant à ajouter une ou (des) fonctionnalités à un ordinateur ou à un périphérique. Il existe trois types de cartes PCMCIA, les cartes PCMCIA I, II et III. Ce dernier est apparu en janvier 1995, il intègre les cartes 3 Volts en plus des cartes 5 et 12 volts, il permet aussi l’accès direct mémoire, l’acceptation des cartes multifonctions, la gestion de la consommation et un bus 32 bits à 33 Mhz en remplacement du bus 16 bits. Toutes ces nouvelles fonctionnalités impliquèrent des adaptations physiques ainsi que des modifications logicielles. L’augmentation de la bande passante donna accès au transfert de vidéo ou d’images haute-définition et permis l’apparition de cartes son. Depuis la version 3, cette norme s’appelle PCCard pour éviter la confusion avec la Personal Computer Memory Card Industry Association fondée en 1989. Disparu dans le cimetière des technologies au profit du format compact-flash.

.PCX : format de fichier bitmap en 16 ou 256 couleurs.

.PDF : (Portable Document Format), format unique fondé sur le PostScript codé en ASCII 7 bits et créé par Adobe et issu à son origine du logiciel Acrobat. Il décrit un document contenant toutes combinaisons de texte, graphiques, images animées ou fixes ainsi que des sons ou encore des formulaires indépendamment de l’environnement. Tout comme le format PostScript, il est indépendant de la résolution de l’écran, de l’ordinateur hôte et de l’imprimante.

Peau d’orange (effet) : texture granuleuse provoquée par un usage excessif du filtre d’accentuation, elle est particulièrement sensible dans les à-plats.

Pelliculage : recouvrement d’un support par un fin film plastique transparent de protection. Cette protection s’étend de la simple protection contre l’eau pour atteindre une protection contre le rayonnement ultraviolet pour garantir une plus grande longévité des couleurs.

Pentium : nom du processeur 586 développé par Intel (marque déposée), il équipe la toute dernière génération des PC et succède au 486. En fait, ce nom a été adopté pour palier l’impossibilité de déposer une référence comme 80586. Ce microprocesseur a connu trois générations (MMX, Pentium Pro et Pentium II) outre la première version. Sa dernière version, le Pentium Xeon était destinée aux serveurs.
Une nouvelle technologie pour le bus du Pentium II
Pour répondre à l’augmentation du trafic en volume et en vitesse du au développement du multimédia, Intel a inventé pour le Pentium II une nouvelle technologie de transfert de données. En effet, le PII est équipé d’un double bus indépendant (DIB Double Independant Bus) et il intègre les cinquante-sept instructions MMX avec la capacité d’exécuter deux instructions MMX simultanément. Par ailleurs, toujours pour répondre à la gourmandise du monde de l’image, cette nouvelle version intègre un cache de premier niveau de 32 Ko (divisé en un bloc de 16 Ko dédié aux instructions et 16 Ko dédié aux données) et un cache de second niveau d’une capacité de 512 Ko. Autre nouveauté, Intel s’ouvre au monde extérieur en acceptant d’intégrer d’autres configurations de mémoires caches ainsi que des codes de corrections d’erreur. Mais faisons un arrêt sur le bus, l’un des deux est dédié à la mémoire de deuxième niveau et sa fréquence est proportionnelle à celle du processeur. Cette vitesse est équivalente à la moitié de la vitesse du processeur. Cette gamme est composée de trois processeurs cadencés respectivement à 300, 266 et 233 Mhz et bénéficie aussi de la technologie d’exécution dynamique pour le traitement d’un plus grand nombre de données parallèles.

Périphérique : appareil complémentaire d’un ordinateur, bien souvent un périphérique permet de communiquer avec l’extérieur. Le scanneur, l’imprimante, l’écran, le disque dur sont des périphériques. L’utilisation de ce terme ne veut pas dire qu’ils sont des accessoires. Cependant, à propos des appareils photos, ce terme a longtemps bien illustré la différence de conception de l’image entre un informaticien et un photographe.

Perceptif : traduction proposée pour perceptual, mode de conversion des couleurs de l’espace RVB à l’espace CMJN (par exemple) qui conserve l’esprit d’une image et non la lettre afin d’éviter les pertes de modulation. Ce mode est opposé au mode absolu. En anglais perceptual.

Perception : ensemble de sensations provoqués par les cinq sens et directement interprétées par le cerveau notamment en fonction du contexte. Dans la perception des couleurs, outre la lumière ambiante, l’épaisseur du support joue un rôle important dans l’évaluation de la saturation ainsi que la position dans l’image. Ainsi, une couleur paraît plus sombre en bas d’une toile que dans sa partie supérieure mais, ce « poids » varie selon les individus. Et, une caisse en jaune semble moins lourde qu’une caisse peinte en marron. Par ailleurs, la culture joue aussi son rôle, au Japon on utilise des couleurs plus saturées qu’en Europe ce qui explique en partie le rendu du Fujichrome tandis qu’aux États-Unis, les noirs d’une image imprimée sont plus soutenus.
Le rôle du cerveau dans la perception des échelles, d’après une conférence de Marc Schubin
L’importance du rôle du cerveau a été mis en valeur par l’introduction d’une distinction entre la taille d’un objet et sa hauteur et largeur relative. Ainsi, selon Marc Schubin, si l’on prend le cas de sa main que l’on met devant soi à trente centimètres puis à un mètre, notre perception de sa taille n’aura pas changée et pourtant sa hauteur et largeur auront visuellement diminués. En fait, c’est son importance proportionnelle dans l’image qui aura changé.
La taille que nous donnons à un objet serait donc liée à la taille que nous lui connaissons. Ainsi, nous connaissons la taille des mains, donc leur taille ne varie pas même si la taille de l’image de la main varie. De fait, entre une main de bébé tirée sur trois centimètres de large et une main d’adulte, elle aussi tirée sur trois centimètres de large, automatiquement, on désigne la photo de la main d’adulte comme représentant la plus grande main. De même les tyrannosaures de Jurassic Parc à la télé ou au cinéma ne nous paraissent pas plus grand, ils nous paraissent tout simplement plus impressionnant au cinéma. Il ne faut donc pas confondre distance psychologique et distance physiologique.
Ainsi, dans le test de Muller-Lyer, les deux segments placés entre les flèches ne nous semblent pas identique car les flèches induisent un effet de perspective. En effet, notre système de perception fait que les objets proches nous paraissent plus petits qu’ils ne le sont tandis que les objets éloignés nous apparaissent plus grands qu’ils ne le sont réellement. Et si le test Muller-Lyer ne fonctionne pas pour les Zoulou, l’explication réside(rait) dans un environnement où l’angle n’existe(ait) pas. Les deux segments de droite leurs apparaiss(ai)ent donc identiques.
En fait, trois sciences sont concernées par la perception humaine : la physique, la physiologie et la psychologie et c’est pour cela que les mécanismes de la vision sont aussi complexes à comprendre. Car pour les interpréter, il faut les connaître tous les trois.
Autre exemple de l’importance de l’interprétation par notre cerveau des données fournies par l’oeil : l’antialiasing. Pour compenser l’effet d’escalier provoqué par les pixels, il faudrait théoriquement diminuer leur taille et augmenter leur nombre. Or l’antialiasing procède à l’inverse, il ajoute du flou à une image pour nous faire croire qu’elle est plus nette et non seulement on crée une impression de netteté mais on peut même, grâce à cette technique, comme l’a montré une expérience du MIT, afficher sur la longueur d’un écran un plus grand nombre de lettres à définition égale. Car cette amélioration de la définition permet de réduire la taille de chaque caractère sans réduire la lisibilité. Voir aussi Regard sur l’image, éditions regards & impressions, seconde partie de l’ouvrage.

Perceptual : mode de conversion d’une image dans les logiciels de gestion de la couleur qui conserve les modulations de l’image. On pourrait dire que dans une conversion de l’espace RVB vers l’espace CMJN, il conserve l’esprit de l’image RVB mais pas la lettre ce qui est de toute manière impossible. Traduction proposée : perceptif

Persistance : caractérise quelque chose qui dure dans le temps. Ainsi, on parle de la persistance des encres à la lumière du jour. On considère qu’une encre d’imprimerie à une « durée de vie » de un an et demi à deux ans pour une exposition quotidienne. De plus, et très logiquement, plus une couleur est saturée, plus grande est sa persistance. Le cyan, le vert émeraude et le noir sont les trois couleurs offsets qui ont la meilleure durée de vie, viennent ensuite le rouge, le jaune et l’orangé. Certains métamères apparaissent avec le temps. De même, un support traité aux azurants optiques (pour blanchir les papiers) vieillissent moins bien. Par ailleurs, la lune a une grande influence sur la persistance des couleurs. Elle détruit les azurants optiques sur les textiles ou dans les encres. Ainsi, si faire sécher son linge au soleil contribue à sa blancheur, le laisser à la pleine lune à l’effet inverse.

Persistance (à propos d’un écran) : rémanence.

Persistance rétinienne : phénomène physiologique qui se manifeste par une « mémorisation sur la rétine » d’une image ou d’une scène après la disparition du rayonnement lumineux. Sa durée augmente avec l’accroissement de l’intensité du rayonnement lumineux. Cependant, on considère qu’il dure en moyenne environ 1/15e de seconde. Ce phénomène participe de l’illusion de la continuité du mouvement lorsque l’on regarde un film ou la télévision.
Voir aussi Regard sur l’image, éditions regards & impressions, seconde partie de l’ouvrage.

Perspective : selon le Petit Robert, art de représenter les objets sur une surface plane de sorte que cette représentation coïncide avec la perception visuelle que l’on peut en avoir. Il est important de rappeler qu’elle ne dépend que du point de vue.

Perte de lumière en fonction du tirage : coefficient de calcul de la perte de lumière utilisé en macrophoto, avec les chambres photographiques et plus généralement avec tous appareils photographiques qui n’ont pas de système de mesure de la lumière à travers l’objectif. Sa valeur est la suivante : (Tirage/focale)²

Phase One : constructeur danois de dos pour la photo numérique professionnelle basé sur la technologie des barrettes de CCD. Ces dos sont tous adaptables aux boîtiers moyen-formats ou à l’ensemble de la gamme des chambres photographiques. Ce constructeur a aussi été le fabriquant OEM des StudioCam d’Agfa. Dans le cadre d’un projet Eureka sponsorisé par la CEE, il a travaillé avec Leica et Philips sur le développement d’un appareil numérique en une passe.
Historique
1993 Fondation de la société Phase-One et lancement la même année de la gamme PhotoPhase
1994 Lancement de la gamme StudioKit
1995 Lancement du PhotoPhase +
1996 Support de Windows 95 et de NT
Lancement de la gamme PowerPhase pour moyen-format
Lancement du StudioKit
1997 Lancement de la gamme PowerPhase pour chambre
Septembre 1998 Lancement d’un appareil photo numérique une passe homothétique au 24 x 36 et d’une définition de 2000 x 3000 pixels.

Phosphore : matériau qui émet de la lumière lorsqu’il est excité par un faisceau d’électrons. Les phosphores sont notamment utilisés à l’intérieur des tubes de télévision par groupe de trois (RVB) pour produire l’ensemble des couleurs du spectre visible.

PhotoCD : CD-Photo

Photographie argentique ou analogique : procédé d’enregistrement d’un sujet qui produit une image noir et blanc ou couleur au moyen de la lumière associée à un système optique et des produits chimiques permettant de la révéler. Il est dit argentique car l’un des éléments photosensible est composé d’alogénures d’argent.

Photographie numérique : photonumérique.

Photogravure : ensemble des traitements d’une image et/ou d’un texte basé sur la technique photographique qui produit les films tramés destinés à la fabrication des plaques d’impression ou directement ces plaques.

PhotoImpact : logiciel de traitement d’images bitmap développé par la société Ulead et disponible dans le monde Windows. Sa version 4.0 a été lancée pendant le deuxième trimestre de l’année 98. Ce programme est un excellent outil d’initiation à la photonumérique ou un complément de Photoshop intéressant notamment par ses effets.

Outre la retouche photo, le montage et le dessin, PhotoImpact est commercialisé avec PhotoExplorer, un browser pour la visualisation des images (à une taille paramétrable) depuis le gestionnaire de fichiers de NT et un utilitaire de capture d’écrans.. L’un des atouts des produits développés par Ulead est leur structure modulaire. Que vous travaillez dans le monde de la photo, de la vidéo ou du Web, vous retrouverez des éléments communs à ces différents logiciels ce qui en facilite l’apprentissage. Quand nous parlons d’éléments communs, nous ne parlons pas simplement de l’interface mais aussi des fonctionnalités.

Doté d’un aérographe au fonctionnement rapide, l’ergonomie est l’un des points forts de PhotoImpact. Ainsi, nous avons aussi remarqué un accès à la fonction zoom très efficace depuis la barre de commandes. Et le mode annulation est paramétrable sur un nombre maximum de 99 niveaux. Cependant, celle-ci supprime toutes les opérations comprises entre la tâche sélectionnée sur la liste et la dernière manipulation effectuée. Il est vrai que dans le monde du pixel, contrairement au monde vectoriel, il est difficile de faire autrement.

Dans le domaine du travail de la lumière nous retiendrons l’effet light-bulb qui reproduit de manière très crédible l’éclairage tungstène, l’effet light-candle qui imite très bien la lumière d’une bougie. -On peut regretter que ces fonctions continuent à être désignées par des termes anglais dans une version française- Par contre la fonction light-shadow augmenterait plutôt le contraste. Il serait intéressant que l’éditeur de ce logiciel redéfinisse les fonctions comme Montain-Snow par leurs effets sur les images en général plutôt que de leur donner des noms aussi spécifiques. En effet, si cette terminologie a pour avantage d’offrir, actuellement, à l’utilisateur lambda une description simple des fonctions, elle a pour inconvénient d’être réductrice car elles limitent leur emploi. Par ailleurs, nous avons apprécié les filtres de correction de dominantes prédéfinis qui permettent de travailler très rapidement.

Du côté des effets, PhotoImpact dispose d’un très bel effet de flou avec un paramétrage du déplacement de l’objet ou de l’appareil photo qui donne rapidement de bons résultats. Toujours dans le domaine des effets, nous avons remarqué un bel effet de tourné de page, avec un paramétrage du reflet de la lumière sur la page mais aussi du tourné de la page (angle et développement de celui-ci et de sa forme). Cependant nous aurions aimé pouvoir gérer l’arrière plan au-delà de la gestion de la couleur de fond ce qui est quand même réducteur. D’autant plus réducteur que cet arrière-plan ne peut pas être transparent.

Toujours dans le domaine des transformations de l’image, on retiendra la fonction de déformation très efficace (warping) qui donne de bons résultats. La fonction « effets personnalisés » quant à elle, permet à l’utilisateur de créer sa propre bibliothèque d’effets et plus particulièrement toute une série d’effets de loupe. Par ailleurs, contrairement à Photoshop, le tampon peut s’associer à la ligne droite ce qui permet de faire une copie de matière sur le bord d’un objet rectiligne ou encore associée à l’option répétition de faire des effets d’écho dans l’image. Quant à la fonction emboss, il est dommage qu’elle ne produise qu’un relief monochrome. Pour terminer ce rapide panorama de PhotoImpact, l’outil kaléidoscope. Il correspond à la fonction utiliser comme motif de Photoshop mais, il offre beaucoup plus de possibilité ce qui est très pratique pour créer des fonds basés sur une structure répétitive pour Internet par exemple. (article écrit en 1999)

Photokina : créé en 1950, salon mondial allemand sur les techniques de l’image et du son. Ce salon a lieu tous les deux ans à Cologne. A ses débuts, il était consacré à la photographie. Aujourd’hui, il comprend une section ouverte à la Hifi et la vidéo.

Photomagnétique : opération qui consiste à enregistrer un signal lumineux analogique transformé en un signal magnétique sur une disquette. Cette technique n’est pas de la photonumérique. Le Canon Ion et le Sony Mavica sont deux exemples d’appareil photo ayant utilisé cette technique.

Photomultiplicateur : (PMT) système de mesure de la lumière utilisé dans un scanneur à tambour. Inventée par Crosfield, cette technologie a longtemps équipé les scanneurs de photogravure avant qu’elle se fasse détrônée par les CCD. Grâce à son diaphragme, il était possible de modifier le contraste de l’image ce qui n’est pas le cas des scanneurs à CCD. Le photomultiplicateur transforme un signal analogique : une intensité lumineuse, celle du rouge par exemple, en un signal électrique qui, lui, sera transformé en un signal numérique par un codeur pour être stocké sur un ordinateur. Comme tout signal numérique, sa qualité se mesure en nombre de bits. Pour disposer d’une image dite de qualité photographique, celle-ci doit-être scannée ou prise, au minimum, en huit bits par couleur primaire (ce qui équivaut à 256 niveaux) c’est à dire 24 bits couleurs ou encore 16,7 millions de couleurs (256 niveaux de rouge x 256 niveaux de vert x 256 niveaux de bleu). Parfois, certains scanneurs à PMT était équipé d’un quatrième PMT destiné à produire les informations nécessaires au calcul du renforcement.

Principes de fonctionnement.
Un tube photomultiplicateur est un capteur photosensibles sous vide dans lequel les électrons sont multipliés par émission secondaire. Les photons en tombant sur la photocathode libèrent des électrons qui sont acheminés vers une dynode. Au passage chaque dynode amplifie le flux d’électrons grâce aux phénomènes d’émission secondaire. Plusieurs couches de dynodes sont nécessaires pour amplifier la lumière est produire un signal électrique exploitable. Les variations de courant électrique sont mesurées à l’autre bout du tube par une anode. Après amplification, le signal électrique est converti en un signal numérique par un convertisseur analogique-numérique.

Photonumérique : procédé d’enregistrement qui produit une image noir et blanc ou couleur d’un sujet au moyen de la lumière associée à un système optique et un capteur. Ce dernier transforme l’accumulation des photons dans ses puits en un signal électrique dont les variations d’intensité seront numérisées. Cette technologie associe les principes de la photographie avec les principes de l’image numérique. Dans ce type d’appareil, le film est remplacé par un capteur CCD ou une barrette de CCD. dans ce processus, les données visuelles après être transformée en données électriques sont converties en données numériques puis stockées dans une mémoire fixe ou amovible.

Une photo numérique avec un CCD suit les étapes suivantes :
Les cuvettes du capteur se chargent au contact de la lumière.
Le capteur se décharge par un ou plusieurs registres.
Simultanément, l’obturateur se ferme pour interrompre l’arrivée de la lumière pendant la durée du déchargement.
La charge électrique du CCD est transformée en information numérique par un codeur.
Maintenant que le CCD est déchargé,il est possible de refaire une photo...
Avec une barette, le processus est identique. Cependant, au lieu de se produire une fois, il est répété autant de fois que l’image a de lignes.

Comment sélectionner un appareil photo numérique ?
Au-delà de la définition de l’appareil, de sa sensibilité en ISO, de sa définition, termes différents pour présenter des choix bien connus en photographie traditionnelle.
La taille du pixel reste un élément discriminatoire, tout comme la taille des grains d’argent d’une émulsion, elle régit en partie la définition d’une image. A notre sens, le format du CCD est aussi important, il vaut mieux utiliser un appareil dont le format est homothétique avec les formats ’’standards’’ que ce soit le 24x36, le 4x5 inch ou encore le 21x29,7 qui, bien que non homothétique avec les formats de papier photo (est-ce encore un problème) à le mérite, et pour cause, de correspondre au format d’un grand nombre de commande.
Aussi étonnant que cela puisse paraisse, le temps de latence entre le moment où vous déclenchez et le moment où la photo est prise reste, en tout cas, pour les produits d’entrée de gamme, un critère de sélection. Rédhibitoire quand votre enfant souffle les bougies de son gâteau d’anniversaire...

Photomontage : opération d’assemblage de plusieurs photos pour réaliser une nouvelle image. Avant l’introduction de l’ordinateur dans le monde de l’image, ces manipulations se faisaient à la prise de vue, en laboratoire (avec un masque et un contremasque), avec une paire de ciseau et à l’aérographe.

Photon : particule qui compose les ondes électromagnétiques.voir aussi

Photophore : élément posé à la surface d’un tube cathodique produisant de la lumière lorsqu’il est soumis au bombardement électronique en provenance de la cathode.

Photoretouche : opération qui consiste à supprimer les rayures, traces de poussières, brillances dans les yeux d’un personnage sur une photographie ; à corriger les dominantes, le contraste sur l’ensemble d’une image ou localement. Avant l’introduction de l’image numérique, ces différentes retouches se faisaient avec un pinceau et un aérographe.

Photoshop : logiciel de retouche d’images et de photomontage en mode points racheté par Adobe en 1989, depuis sa version 3.0, il est devenu la référence du marché, voire standard de fait. Son évolution en a fait l’outil, voire l’assistant incontournable de la photographie numérique. Compatible avec les espaces couleur RVB, CMJN ou Cie-Lab.

Historique
Février 1990 : livraison de la version 1.0, elle reprend la technique de masquage photographique en adoptant même sa couleur : le rouge pour pousser l’analogie jusqu’au bout. D’un point de vue informatique, elle introduit la notion de modules (plug-in) qui est pour beaucoup dans le succès de ce logiciel. Ce concept sera d’ailleurs repris par de nombreux logiciels de la 3D , de la mise avec XPress et ses Xstensions et même Adobe le reprendra avec Premiere et Illustrator. A cela s’ajoute, une gestion de la mémoire virtuelle indépendante de celle de sa plateforme qui en fait le premier logiciel capable de dépasser les limites de l’ordinateur hôte.
Juin 1991 : arrivée de la 2.0 qui gère l’espace CMJN, la tablette graphique, la rasterisation des fichiers Illustrator.
Février 1993 : version 2.5, lancement de la stratégie multiplateformes avec une version Windows et ultérieurement, une version Unix. Photoshop est enfin compatible avec les cartes accélératrices. Du point de vue de l’interface, c’est l’apparition de la notion de palette, du mode Quickmask.
Septembre 1994 : la version 3.0 consacre Photoshop comme le logiciel standard du marché des arts graphiques et du photomontage. C’est aussi le support des machines multiprocesseurs sous Windows NT et dans le monde Mac.
Juillet 1995 : Photoshop 3.04 supporte les tablettes et les stylets sensibles à la pression.
Novembre 1996 : la version 4.0 apporte une refonte de l’interface, des améliorations sur la gestion des tâches, le changement d’échelle à main levée, le support des processeurs MMX...
Mai 1998 : Photoshop 5.0
....
2011 Photoshop CS5 en 64 bits

Photoshop 5.0, purger ça fait du bien !
Avec l’ouverture d’une image apparaissent immédiatement les changements. Premièrement, cette opération est plus longue surtout sur les gros fichiers. Cet allongement du temps est la conséquence d’un certain nombre de nouvelles opérations. En effet, avec le support des profils ICC, la détection des watermarcs (...) le temps de chargement se trouve ralentit surtout sur des images d’un poids supérieur à 50 Mo et au format PSD. Avec l’apparition des profils ICC, la compatibilité descendante avec les fichiers 2.5 disparaît mais, cela devait finir par arriver un jour. Du côté de la mémoire, nous avons constaté que pour de gros fichiers, il pouvait être intéressant de travailler en n’affichant qu’une partie des calques de l’image. En effet, cette méthode soulage la mémoire vive de l’ordinateur et permet de travailler plus rapidement. Par contre, Photoshop sait enfin gérer plus de deux disques en mémoire temporaire pour atteindre un maximum de quatre.

Du côté de la fonction annulation, le point faible des versions précédentes, grâce à la palette historique, Photoshop dispose enfin de plusieurs niveaux d’annulation. À chaque fois que l’on soulève le pinceau, la liste historique créée un nouvel événement. Ainsi, la recherche du coup de pinceau à annuler ne peut donc, dans le cas d’une longue retouche avec le tampon, qu’être le fruit d’un certain nombre de tests. Cependant, la brosse historique est un outil beaucoup plus intéressant car elle combine plusieurs versions d’un même fichier pour faire de l’annulation progressive ou encore de l’annulation sur plusieurs niveaux de l’historique.

La grande nouveauté reste la gestion de la couleur avec notamment tout ce qui concerne la création de profils. Ceux-ci sont au format ICC donc ColorSync 2.0 pour le monde Mac et ICM 2.0 pour le monde Windows. A noter que d’après les tests que nous avons pu faire le passage en noir et blanc d’une image couleur ne donne pas le même résultat si l’on passe par les fonctions « mode-niveaux de gris » que par la fonction « changement conditionnel du mode-niveau de gris ». Ce dernier donne un meilleur résultat car plus contrasté. De plus, un nouvel utilitaire de gestion du contraste de l’écran et de l’affichage fait son apparition. Et la conversion en CMJN a était aussi améliorée et, il est maintenant possible d’enregistrer des tags couleurs.
Le mode bichromie qui devrait s’appeler multichromie a lui aussi avec une meilleur maîtrise des courbes de chaque couleur. Il manque cependant, une fonction de retour de cette courbe à une droite et il est dommage que l’on ne puisse pas travailler simultanément sur plusieurs courbes.

Avec la fonction « mélange de canaux » on obtient aussi une meilleure gestion de la conversion en noir et blanc surtout si l’on désire laisser de la couleur dans certaines parties de l’image. Dans ce cas, il suffira d’utiliser la brosse historique pour doser son effet.

Du côté des modes de sélection, apparaissent une plume magnétique et un lasso magnétique. Pour ce dernier, contrairement au dessin représentant cette fonction dans la palette menu, il ne s’agit pas d’un lasso géométriques mais d’un lasso à main levé. Si, ces deux outils ne sont pas très convainquant car la plume magnétique génère beaucoup trop de points de contrôles, le lasso magnétique reste le plus efficace de ces deux outils. Cependant, n’en attendez pas des miracles en tout cas pour des objets photographiés in-situ. La situation est légèrement différente sur des fonds unis et à condition d’avoir un bon contraste par rapport au fond.

A noter aussi l’apparition d’un point au milieu d’une sélection. Ce point sert à déplacer le point de miroir. Par conséquent, si vous le déplacez la sélection et/ou son contour ne se déplaceront pas. La modification du contour d’une sélection pour faire des effets de contour et de néons plus créatifs est devenu plus aisée.

Du côté des outils qui simplifient la vie, arrive enfin un outil de mesure de la taille d’un objet pour faire des mises à l’échelle. Il n’y paraît pas mais cet outil est extrêmement important pour la préparation de photos pour un catalogue. Il est aussi très utile pour mesurer l’angle de rotation d’un objet.
Dans le domaine de la gestion des calques, la fonction de création automatique d’ombre à l’extérieur ou à l’intérieur d’un objet est réellement intéressante. En effet, elle permettra la création d’une ombre portée ou, au contraire d’une ombre à l’intérieur de l’objet. A première vue, ses résultats sont plutôt de bonne qualité. Et associée avec de la typographie, elle va permettre de créer très rapidement des textes avec des ombres. Justement, en ce qui concerne la fonction typographie, tout d’abord, on a maintenant accès à la couleur dans sa palette ce qui simplifie les choses. De plus, la visualisation du texte se fait directement à l’écran, même quand ce menu est encore ouvert et tous les changements (taille, couleur, police, modification du texte...) sont accessibles. Il est même possible de déplacer ce texte pour le mettre en place ou de cliquer sur une couleur de l’image pour choisir une couleur de texte.

Dans cette nouvelle version, la gestion des fonctions de prévisualisation sont aussi grandement améliorée. Et, il vrai que l’ergonomie globale a plutôt été améliorée. Le grand apport de cette nouvelle version est la gestion de la couleur.

Pica : unité de mesure typographique équivalente au 1/6 de pouce ou à 12 points.

Picking : netteté.

.PICT : (Picture format), format de fichier bitmap natif développé par Apple en 1984. Cette première version ne traitait que les images monochromes tandis que la version PICT2 créée en 1987 code les couleurs ou les échelles de gris sur huit bits. Il est en passe de se faire détrôner par le PDF dans MacOS X. Format en déserrance.

Pictrography : imprimante numérique en trichromie développée par Fuji sur le principe du transfert d’image et présentée pour la première fois en 1993 avec la Pictrography 3000 (format A4) puis dans un second temps avec la Pictrography 4000 (format A3+).

Les grands principes
Cette technique utilise un support donneur qui contient les trois colorants et un receveur qui reçoit l’image finale. Dans un premier temps, l’exposition du donneur se fait par une diode laser tandis que, dans un second temps, « l’image latente » est transférée sur le receveur par transfert thermique.
Outre une grande qualité de rendu, très proche des supports photographiques, l’absence de chimie liquide, la Pictrography a pour avantage une impression en un seul passage ce qui réduite fortement les problèmes de repérage et les rayures inhérent à d’autres systèmes.

Pied de page : en typographie et en mis en page, correspond au bas de la page. cf en-tête et bord tournant.

Pigment : matière colorante entrant dans la composition des encres, des émaux, des peintures. Les pigments ont une plus grande persistance à la lumière que les colorants.

Pilote : pilote programme gérant le transfert des données entre un ordinateur et un périphérique. Un écran, une imprimante, un lecteur de bandes (...) sont pilotés par le pilote. Driver en anglais.

Pitch : terme anglais signifiant espacement, pas de masque.

Pixel : terme anglais acronyme de ‘’picture element’’, il désigne le plus petit élément d’une image numérique bitmap. Le pixel n’a pas de taille prédéfinie. Celle-ci dépendra de la taille des cuvettes du CCD du scanneur ou de l’appareil photonumérique. C’est le nombre de pixel qui donne la définition d’une image. Il est précisé soit sous la forme d’un rapport soit sous la forme d’un nombre total. Le premier a pour avantage de donner les proportions de l’image, il correspond donc mieux au besoin d’un photographe ou d’un maquettiste tandis que le second fait plutôt référence à une manière de voir informatique.

Pixel mort : élément d’un CCD qui ne fonctionne pas en raison d’un défaut de fabrication ou du vieillissement du capteur.

Pixélisation : phénomène d’apparition de petits carrés dans une image photographique numérisée. Il est provoqué par une numérisation insuffisante par rapport à la taille et à la résolution d’utilisation de l’image. Il peut être aussi simulé grâce à des filtres qui provoquent un effet similaire. Leur calcul se fait sur une moyenne de la couleur pour un carré de deux sur deux pixels ou plus grand. Plus ce nombre sera important plus cet effet sera visible à définition de l’image constante.

Plage dynamique : désigne la gamme de couleurs qu’un périphérique est capable d’analyser ou de reproduire. Cette gamme de couleurs peut s’exprimer en bits par couleur, en densité... Elle est aussi définie par la qualité du convertisseur analogique-numérique ou numérique-analogique (dans le premier cas on a un périphérique d’analyse, dans le second cas, un périphérique de restitution). Plus cette plage est grande, plus l’image sera détaillée dans les ombres. Une pellicule argentique ou un microphone sont aussi caractérisé par une plage dynamique.

Plaque directe : technique de fabrication des plaques offset qui supprime la production des films de sélection grâce à une gravure des plaques soit directement sur la presse -GTODI-Heidelberg (première présentation en France en 92)- soit sur une flasheuse spécifique. Cette procédure de fabrication des plaques d’impression est souvent aussi désignée en français par le terme de gravure sans film. Elle a plusieurs intérêts : supprimer l’étape du film et permettre d’une part de gagner du temps et d’autre part d’économiser du consommable donc d’épargner de l’argent. L’impression sans film a un autre avantage peu évoqué : diminuer les facteurs d’erreur. En effet, plus il faut d’étapes pour préparer une plaque plus le facteur d’erreur est grand. Réduire le nombre d’étapes provoque donc une réduction des erreurs sous réserve d’une qualité finale égale à celle des plaques qui ont suivi le processus traditionnel.

Plasma : technologie d’affichage destiné aux écrans plats cf écran à plasma.
Technologie plasma, deux ou trois électrodes ?
Quelque soit la technologie utilisée (ACC ou ACM), les écrans plasma se ressemblent. En effet, ils utilisent toujours deux plaques de verre assemblées de sorte que les électrodes déposées sur les faces avant et arrière soient perpendiculaires. Sur la face arrière, des luminophores rouges, verts et bleus sont déposés et séparés par des barrières pour éviter le mélange des couleurs. Puis, un gaz rare, xénon mélangé à de l’hélium ou de l’argon, est introduit entre les plaques scellées. Quant à l’image, elle se fait en deux temps : l’adressage et son entretien. L’adressage ou allumage du point image est produit par une décharge électrique. Situé à l’intersection de l’électrode de la face avant et de celle de la face arrière, elle produit des rayons ultraviolets qui excitent les luminophores. Les ions créés par la tension d’adressage (étape a) s’accumulent sur l’électrode de signe opposé et réduisent le potentiel entre les électrodes, la décharge disparaît donc (étape b). Lorsque la tension change de signe, les charges accumulées facilitent la décharge d’entretien du pixel (étape c)... En fait, c’est dans la deuxième étape, la phase d’entretien que les techniques ACC ou ACM se distinguent. Dans la technologie ACC, la phase d’entretien s’effectue entre deux électrodes situées sur la même plaque de verre frontale. c’est pour cela que cette technologie est coplanaire. L’adressage, par contre, fait intervenir la troisième électrode située sur la plaque de verre arrière. Tandis que dans la technologie ACM, seules deux électrodes, situées sur chacune des faces, assurent aussi bien l’adressage que la phase de maintien. (source Électronique International)

Plotter : flasheuse ou traceur en anglais.

Plume : fonction de Photoshop basée sur les courbes de Bézier, elle sert notamment au détourage.

Plug and Play : « branchez et ça marche, » technologie de configuration automatique des cartes, des périphériques lorsqu’ils sont installées pour la première fois dans un ordinateur. Cette technologie a commencé à apparaître dans le monde PC avec Windows95 cependant, dans le monde NT, elle ne permet pas le branchement ou le débranchement avec l’ordinateur en fonctionnement. Cette dernière fonctionnalité est apparue avec Windows Vista.

Plug-in : de l’anglais to plug, brancher, module externe en français.

PLV : Publicité sur le Lieu de Vente, type de publicité composée généralement d’affichettes et de dépliants mise en place dans les magasins, chez des prestataires ou des distributeurs.

PMT : abréviation de photomultiplicateur.

.PNG : (Portable Network Graphic) format de fichier bitmap créé en 1998, libre de droits, de brevets ou de problèmes légaux, il inclut la compression LZ77, l’enregistrement des couleurs se fait soit sur 24 bits soit en mode indexé (selon le choix de l’utilisateur), outre un canal alpha, il intègre un code de correction d’erreur et ses sources sont disponibles. Ce dernier point en fait un format réellement ouvert car cette disponibilité permet de créer à volonté des extensions. De plus, il est totalement indépendant de la plate-forme non seulement d’un point de vue informatique mais aussi grâce à l’intégration d’un gamma qui garantit un minimum de cohérence de la couleur lors de l’affichage. Enfin, il est réellement optimisé pour le net grâce à un affichage à entrelacement bidirectionnel.

.PNT : format en mode point du monde Macintosh.

Poids : en informatique, expression qui désigne le nombre de méga-octets contenus dans un fichier. Pour calculer le poids d’un fichier en 24 bits (RVB), on prend le nombre de pixels total de l’image et on le multiplie par trois (huit bits par couleur primaire). Ainsi, une image de 2 000 x 3 000 pixels contient six millions de points et pèse donc en 24 bits 18 Mo.

Poignée : point de contrôle des courbes de Bézier. Chaque point à deux poignets.

Poinot Rémy : photographe spécialisé dans l’événementiel, fondateur du Creative Center, pour Rémy Poinot, « Photographier, c’est intervenir sur la réalité par un choix d’optique et par une mise en scène. J’aime les prises de vue où ça bouge, où il y a toute une équipe et sur lesquels il ne faut pas s’éterniser. Photographier, c’est aussi interpréter les idées de quelqu’un d’autre un peu comme un traducteur qui doit respecter les intentions de l’auteur tout en tenant compte des spécificités de la langue d’adaptation. » C’est pour cela qu’il s’est mis au numérique, pour les nouveaux outils qu’il apporte au « traducteur » qu’il est.
Poinot en quelques dates :
03 / 05 / 50 naissance de Rémy Poinot
1968-1972 Journaliste pour l’Équipe , l’AFP et Europe1 et premières transmissions d’images grâce au bélinographe
1972 - 1977 Photographe de sport et photographe d’illustration
depuis 1977 Photographe publicitaire
1985 : Mise au point du premier système de contrôle de visée à distance, transmission par émetteur et récepteur broadcast, déclenchement radio
1986 Mise au point du premier système de télédéclenchement par détection de mouvement , temps de réponse inférieur à 600 nanosecondes
1988 première photographie non argentique sur un prototype Canon
1997-1998 numérisation de 22 000 images extraites de sa photothèque...

Point : plus petite partie d’une image imprimée. Dans le langage courant, on confond souvent pixel et point. C’est aussi une unité de mesure équivalent à 1/72 ème de pouce. En numérique, ce terme est souvent employé à la place du mot pixel.

Point blanc : en photogravure, point de référence sélectionné pour indiquer au logiciel la zone la plus claire, c’est entre cette référence et celle du point noir qu’il va échelonner tous les tons de l’image.

Point noir : en photogravure, point de référence sélectionné pour indiquer au logiciel la zone la plus dense de l’image, c’est entre cette référence et celle du point blanc qu’il va échelonner tous les tons de l’image.

Points par pouce : unité de mesure de la définition d’une image scannée ou imprimée. Plus ce nombre est grand plus la définition est meilleure. Souvent aussi noté DPI, c’est à dire digital point by inch pour l’expression anglaise équivalente. Si cette information n’est pas complétée par le poids du fichier ou une taille en centimètre, elle ne donne aucune information sur la taille finale du document. Pour un nombre de bits constant par couleur primaire, plus ce nombre est grand plus l’impression est de bonne qualité.
Tableau de correspondance PPC (points par centimètre) PPP (points par pouce).
250 PPC 635 PPP
333 PPC 846 PPP
400 PPC 1016 PPP
500 PPC 1270 PPP
666 PPC 1693 PPP
1000 PPC 2540 PPP

Points de coupe ou traits de coupe : petit symbole placé aux quatre coins d’une double page imprimée et qui serviront de repères lors de la finition pour la coupe du papier au format final.

Point de trame : plus petit point d’une image lors de son impression. cf trame stochastique, trame à modulation d’amplitude, trame à modulation de fréquence.

Polaroid : société américaine spécialisée dans la photographie instantanée et les technologies de reproduction d’images basées sur le transfert avec les films de radio médicale Helios (appliqué aussi aux arts graphiques) ou le système d’épreuvage PolaProof. Dans ces deux derniers cas, le transfert est associé aux technologies numériques qui sont aussi utilisées en photographie avec une gamme d’appareils photos, de scanneurs et d’imprimantes. Cette société a aussi développé une caméra de télévision HDTV numérique construite en petite série. Replicata, l’un de ses départements, est spécialisé dans la reproduction de peinture en grand-format pour les musées.
Historique
1928, E Land invente le premier filtre polarisant synthétique
1932 Land est le premier conférencier non diplômé à faire une conférence à Harvard, cette même année, il crée une petite compagnie de recherche avec Wheelwright dénommée Land-Wheelwright Laboratories
September 1937, Edwin Land et une équipe de capital risque crée Polaroid Corporation. Dans l’équipe de recherche des années 40, on trouve Robert B. Woodward, qui obtint le Prix Nobel de chimie de 1965 pour la synthèse de la tetracycline, de la cortisone, et de la Vitamine B-12 ; Edward M. Purcell, Prix Nobel de physique de 1952 pour son invention de la résonnance magnétique nucléaire (NMR) et Herman Mark, l’inventeur de la chimie des polymères ou encore Sir Derek H. R. Barton, Prix Nobel de chimie de 1969 pour son travail sur l’association des atomes dans la formation des molécules.
A cette époque, les recherches de Polaroid et plus particulièrement de Edward M Purcell sont oriéntées sur l’utilisation de filtres polarisants dans la technologie des radars. Celles de Robert B Woodward aboutir à la suppression de la quinine dans la fabrication des filtres polarisants. Une fois cette objectif atteind, il travailla sur un procédé de synthétisation de la quinine.
Noël 1943 : c’est à cette date que la légende fait débuter les recherches d’Edwin Land sur la photographie instantanée. En effet, sa fille Jennifer lui demanda à voir immédiatement des photos prises dans l’après-midi.
Printemps 1944 : création du prototype du première appareil photo instantané avec l’assistance de Robert B. Woodward, de Parrish et du chimiste Paul Cohen.
17 Janvier 1946 dépôt du brevet à la base de la technologie Polachrome
Février 1947 : première démonstration par le Dr Edwin H Land du procédé à l’origine de la photo Polaroid au Congrès Annuel de l’American Optical Society.
28 novembre 1948, commercialisation par Polaroid du premier appareil photo instantané, après la signature d’un contrat avec Kodak pour la fabrication d’un film négatif noir et blanc dédié.
1963 : sortie du premier film Polacolor.
1972 : lancement du Polaroid SX-70, premier appareil doté d’une mise au point entre vingt-six centimètres et l’infini avec le même objectif, livré avec un système de contrôle de l’exposition automatique, une éjection automatique des photos après un développement lui aussi automatique. C’est aussi la première fois dans la photographie instantanée que le négatif et le positif ne sont plus séparés.
1978 : la sensibilité du film Polacolor atteind 150 ISO, quinze secondes après son éjection, la photo commence à apparaître. Dans cette nouvelle version, la mise au point est automatique grâce à une détection par sonar (ancêtre des appareils autofocus).
1982 : lancement du Polachrome
Mars 1991 décés du Dr Edwin H Land, à cette époque, il détenait 537 brevets américains.
Juillet 1992 : présentation en première européenne du scanneur Polaroid CS500.
46e Congrès annuel de l’IS&T 93 (Imaging Science and Technology) Polaroid présente un prototype d’appareil photo numérique conçu autour d’une carte PCMCIA et non destiné la production. Toutes les fonctions de l’appareil photo sont contrôlées par l’ordinateur via le port série et les images sont transférées par une interface parallèle à grand débit. Le CCD contenait un million de pixels et sa sensibilité était équivalente à 100 ISO.
Polaroid a présenté aussi en 93 une imprimante thermique qui produisait des images en 16 millions de couleurs à une définition de 195 PPP avec une fonction de titrage sur 32 caractères et compatible avec des images en provenance d’une source vidéo (PAL, S-VHS et RVB).
Photokina 94 présentation du scanneur, le SprintScan 35, disponible pour le monde Mac et PC, dédié au format 24 x 36. D’une définition de 2700 PPP, il numérise une image d’une densité maximale de 3 en 30 secondes (une seule passe et 10 bits par couleur). Il corrige automatiquement les couleurs et optimise le piqué pendant la numérisation. Ce scanneur accepte tous les films 35 mm noir et blanc, couleur, positif ou négatif présenté en bande ou sous cache.
Drupa 95 présentation d’une application de la technologie Helios pour le flashage des films de sélection et de la technologie PolaProof.
Cebit 96, lancement du SprintScan 45 d’une définition optique de 2000 x 4000 PPP sur 12 bits par couleur primaire en analyse et restitution. Cette définition peut-être portée en 4000 x 4000 par interpolation sur un seul côté. Contrairement au SprintScan 35 qui dispose de CCD Polaroid, le SprintScan 45 est équipé de CCD Kodak.

PolaProof : technologie d’épreuve numérique tramé sans film présenté pour la première fois lors de la Drupa 95 et lancé au salon Print 97 de Chicago. Fidèle à sa tradition, Polaroid utilise ici un procédé de transfert par ablation laser (LAT : Laser Ablation Transfer) co-développé avec Rexam et racheté depuis. Le système PolaProof est composé de quatre éléments : la machine de transfert, le RIP PolaProof construit autour d’une station NT, le papier et Finisher, le module de finition. Outre la disparition de la chimie liquide ou en poudre, il apporte trois avantages : un système d’épreuves très haute définition (2540 PPP et jusqu’à 400 LPP), deux couleurs d’accompagnement (rouge et bleu) en complément des quatre couleurs (CMJN), un support utilisable à la lumière du jour et surtout trois types de finition (mat, semi-brillant et brillant) pour une meilleure simulation de l’engraissement du point. A cela s’ajoute une encre pigmentée qui garantit une meilleure conservation des colorants et un grand format A2 pour faire simultanément du contrôle d’imposition.

Police de caractères : ensemble de caractères (lettres, chiffres, ponctuation...) d’un même type (Times, Helvetica...), d’un même style (gras, italique...) d’un corps donné.

Port : connexion entre un ordinateur et un périphérique.

Portrait : en mise en page, format d’impression vertical par opposition au paysage qui est un format horizontal.

Pose : en impression, nombre de couleur utilisé lors de l’impression d’un document.

Positif : en photographie argentique, terme générique désignant les films qui reproduisent le sujet avec des valeurs identiques à celle de la réalité. Au partie les plus sombres de la réalité correspondent les parties les plus sombres du film.

Postérisation : (anglicisme), terme français isohélie, en numérique, effet de bande ou de tache provoqué par un échantillonnage insuffisant ou une distorsion de la courbe de contraste d’une image.

PostScript : créé en 1983, langage de description de page et un langage de pilotage d’une imprimante ou d’une flasheuse. C’est-à-dire un ensemble de commandes déterminant une mise en page spécifique qui utilise un système de coordonnées pour identifier la position des objets. Cette description comprend aussi des paramètres comme la fréquence de trame, la taille et la forme du point de trame, l’angle de la trame, les couleurs utilisées sur la page. Sa particularité est d’être indépendant de la résolution. Pour cela, il traite les caractères de texte comme des objets graphiques vectoriels. Ce qui lui permet de les repositionner, de les redimensionner et de les orienter.
Du point de vue du programmeur, c’est un langage de programmation destiné au monde graphique. C’est aussi un format de fichier (EPS ou EPSF), c’est encore un format de polices de caractères électroniques pour les imprimantes et tous les autres périphériques connectés à un RIP. La première imprimante Apple et la première flasheuse Linotype PostScript sont apparues en 1985.

PostScript 2 ou PostScript niveau 2 : apporte une description des couleurs fondées sur l’espace CIE-LAB, des filtres de compression et de décompression avec des standards comme la compression LZW, JPEG mais aussi des normes comme la compression Groupe 3 et 4 du CCITT, un algorithme de tramage amélioré grâce à un paramétrage de l’angle de trame à plus ou moins 0,001 degré et une linéature définie avec une précision de plus ou moins 0,01 ligne par pouce.
PostScript et la couleur
L’espace couleur standard (CSA : Color Space Array) utilisé en référence dans PostScript est le Cie-XYZ 1931. Cependant, celui-ci peut être remplacé par un espace RVB, un espace CMJN calibré, le CIE L*a*b* 1976 ou encore par l’espace YCC du Photo-CD. L’intérêt de travailler en CIE ou en YCC est d’utiliser un espace indépendant du périphérique. C’est cette notion qu’Adobe décrit à travers l’acronyme DIC (Device Independant Color). Grâce aux DIC, chacun des périphériques doit seulement connaître ses propres caractéristiques colorimétriques par rapport à l’un de ces espaces colorimétriques standards et ainsi effectuer la conversion de cet espace indépendant vers l’espace du périphérique pour produire une image sur un écran ou sur le papier. Cependant, c’est le rôle du pilote de l’imprimante ou de la flasheuse de lire le profil et de le transformer en un CRD qui réside dans l’interpréteur PostScript pour imprimer ou flasher l’image. Ils servent donc à porter la transformation couleur sur le RIP. Pour cela, l’interpréteur utilise le CSA (Color Space Array) pour convertir les données de l’espace couleur d’entrée (écran, scanneur) vers l’espace couleur XYZ et ensuite utiliser le CRD pour les convertir de l’espace XYZ vers l’espace couleur du périphérique de sortie (écran, imprimante, flasheuse, générateur de diapositives). A noter que les CRD sont inclus dans tous les RIP PostScript et qu’un même périphérique peut avoir plusieurs CRD. Ainsi, une imprimante peut disposer de plusieurs CRD en fonctions de différents papiers et de différentes encres. Pour revenir sur la question de la compatibilité profil ICC, CRD, selon Adobe Europe, « les deux formats sont tellement compatibles que lorsque vous avez un profil ICC, vous avez grosso-modo un CRD. » Enfin, un CRD est composé de trois parties. La première baptisée « colorimetric » concerne les à plats, la seconde : « perceptual » est destinée aux images bitmap. Quant à la troisième : »saturation" donne la priorité à la saturation des couleurs et est plutôt destinée aux schémas.

PostScript à de nombreux handicaps qui sont : un accès linéaire aux données, être un programme et non un format de fichiers ce qui complique sa visualisation et enfin ne pas être extensible sauf par programme. L’accès linéaire limite l’évolution de ce format notamment en ce qui concerne la gestion de bases de données pour l’impression personnalisée et pour l’édition partielle du document. Être un programme et non un format de fichiers est aussi un handicap pour la gestion de base de données mais aussi pour la visualisation d’un fichier PostScript ainsi, peu de programmes sont capables d’ouvrir à l’écran un fichier PostScript ce qui complique sa visualisation alors qu’il suffit d’un driver fourni en standard sur de nombreuses plates-formes y compris sous Unix pour un fichier PDF. Par ailleurs, en tant que programme, pour l’extension de ses fonctionnalités est limitée. Enfin, être un langage de description de pages limite son évolution vers Internet puisque dans le monde Internet, la notion de page n’existe pas.

PostScript 3 : lancé au cours de l’année 98, cette nouvelle version de PostScript remplace à la volée, lors du ripping, les tracés à la plume par des chroma-key ou des masques sur un bit de profondeur pour réduire les temps de calcul. D’autre part, PostScript 3 supporte le standard Hi-Fi Color pour l’impression en six couleurs ainsi qu’une meilleure gestion du trapping (chevauchement des couleurs).

PostScript Extreme : héritier de Supra, le but d’Adobe avec PostScript Extreme est d’abord de régler la question de l’impression à la demande, de la personnalisation et du court tirage. Mais aussi, de mieux exploiter la puissance des processeurs, le calcul parallèle et les RIP en réseaux à grand débit reliés par des réseaux du type LAN. Cette technique permettra le ripping des pages en bande et l’attribution de chacune de ces bandes à une CPU au lieu du ripping page par page afin d’optimiser le traitement. Cette accélération du ripping est aussi dues à un changement de structure des fichiers. Un fichier PostScript est composé linéairement alors qu’un fichier PDF, utilisé par PostScript Extreme est construit en reprenant la structure de la programmation objet. En fait, à travers PostScript Extreme, Adobe désire progressivement remplacer la base installée PostScript par une base PDF notamment parce que les calculs de ripping sont compilés. Ce qui est un moyen de simplifier la rasterisation des fichiers de description de pages. De plus, la version 3.0 de PDF devrait permettre d’introduire des zones variables sans avoir à retraiter l’ensemble du fichier. Ceci permettrait donc de résoudre élégamment la question de la personnalisation du document.
L’intérêt pour une application prépresse de remplacer les fichiers PostScript par le PDF est de permettre un accès direct aux données page par page, de pouvoir les visualiser sur n’importe quelles plateformes et logiciels et même de les modifier même une fois rippée
Comparatif PostScript-PDF
Fonction PostScript PDF
Description de page oui oui
Programme oui non
Description des données non oui
Indépendance par rapport à la page non oui
Fonctions de visualisations non oui
Editable non oui

Pouce : unité de mesure anglaise équivalent à 2,54 cm. PPP

Power PC : marque déposée, famille de microprocesseurs conçu par Motorola, Apple et IBM pour créer un contrepoids à la puissance d’Intel. Commercialisé depuis 1993, ils sont basés sur une architecture RISC. Ultérieurement abandonnée quand IBM et Motorolla ont baissé les bras et cessé de fabriquer des processeurs pour les ordinateurs de la gamme PC.

PPM : (Page Par Minute) ou (Point Par Millimètre), dans le premier cas, ce chiffre désigne le nombre de page imprimé en une minute tandis que dans le second cas, il désigne une densité de point au millimètre et donc une résolution de trame.

(PPP/LPP)² : formule de calcul du nombre de nuances d’une image imprimée en offset. Elle se lit ainsi : nombre de points par pouce divisé par le nombre de lignes par pouce élevé au carré.

PPP : abréviation de point par pouce.

Préférences : en informatique, fonction de personnalisation d’une application. Certains logiciels peuvent fonctionner avec plusieurs fichiers de préférences, dans ce cas, une fois le programme démarré l’utilisateur choisit le fichier utilisé.

Premier plan : terme de composition d’image, il désigne l’élément situé le plus en avant dans la composition. Cet élément est souvent le plus important.

Prépresse ou Pré-presse : désigne toutes les activités de préparation d’un document avant son impression c’est à dire avant la mise sous presse.

Presse-papiers : en informatique, partie de la mémoire utilisée pour transférer un fichier ou une partie de fichier depuis un programme vers un autre programme.

PrintGear : présenté en 96 par Adobe, ce PostScript simplifié est destiné au marché grand-public.

PRN : nom logique de l’imprimante dans le monde MS-Dos ou Windows. Si ce terme suit le nom d’un fichier, il signifie que ce fichier est imprimable directement sans avoir à l’ouvrir à nouveau dans une quelconque application.

Profil (ICC)  : ICC

Profil : fichier qui décrit les caractéristiques de l’espace couleur d’un périphérique.

Profondeur d’analyse : en numérique, désigne le nombre de bits utilisé pour coder les couleurs d’une image lors de sa numérisation par un scanneur ou par un appareil photo numérique. Ce nombre est de 8, 10, 12 ou 14 bits (...) par couleur.

Profondeur de champs : notion photographique qui désigne la zone de netteté d’une image. Avant cette zone, l’image est floue. Après cette zone l’image est floue. En optique, l’étendu de cette zone varie avec le diaphragme utilisé, plus il est fermé, plus cette zone est grande. Autrement dit, plus le chiffre du diaphragme est grand, plus cette zone est grande à focale constante. En effet, la profondeur de champs est aussi déterminée par la focale. Plus l’angle de l’objectif est large, plus sa profondeur de champs est grande par rapport à celle d’un téléobjectif, à diaphragme constant. Par conséquent, plus on veut de profondeur de champs, plus on fermera le diaphragme et plus on utilisera un objectif grand-angle.

Protocole : ensemble d’informations permettant de déterminer clairement une procédure ou encore ensemble de conventions nécessaire à un échange d’informations. On parle ainsi d’un protocole de communication. Dans ce cas, la procédure déterminera la vitesse de transmission, la longueur des paquets, les modes de contrôle... X25 a été un des protocoles internationaux pour la communication entre les ordinateurs. Il est notamment utilisé par Transpac, le réseau français emprunté par le Minitel.

.PSD : format de fichier bitmap propriétaire développé par Adobe pour Photoshop. Il utilise notamment une compression au format RLE.

Publication Assistée par Ordinateur : terme générique désignant les activités de rédaction de texte avec un traitement de texte, de retouche et de réalisation des montages photographiques et de mise en page et de flashage faites à l’aide d’un ordinateur.

Puit : désigne la cuvette d’un CCD.

Pureté d’une couleur : saturation.

Purger : en informatique, action de vider une partie ou la totalité de la mémoire vive d’un ordinateur.

Pyramidal (format) : en numérique, désigne les formats de fichiers bitmap utilisant une structure en forme de pyramide contenant l’image à divers niveaux de résolution. Celle-ci a pour avantage d’afficher à l’écran une même image avec la résolution nécessaire tout en se gardant la possibilité de monter en qualité si le besoin se fait sentir sans utiliser plusieurs fichiers. Ainsi, grâce à ce type de format, la qualité des zooms à l’écran est grandement améliorée. Le CD-Photo, JTIP et le FlashPix sont trois exemples de formats pyramidaux.