- Définitions commençant par la lettre BExtrait du Dictionnaire de la Photonumérique par Hervé Bernard

,  par Hervé BERNARD dit RVB

B0 : format normalisé de papier de 1000 x 1414 mm.

B1 : format normalisé de papier de 707 x 1000 mm.

B2 :format normalisé de papier de 500 x 707 mm.

B3 : format normalisé de papier de 353 x 500 mm.

B4 : format normalisé de papier de 250 X 353 mm.

B5 : format normalisé de papier de 176 x 250 mm.

B6 : format normalisé de papier de 125 x 176 mm.

Baguette magique : fonction de sélection d’une partie de l’image dans des logiciels de photoretouche et de photomontage. La sélection se fait selon un paramètre de tolérance de couleurs ou de luminance.

Balance des couleurs (faire la) : neutraliser une image.

Balayage : fréquence de balayage, terme désignant la vitesse de rafraichissement des écrans.

Bande passante : domaine compris entre la fréquence minimale et la fréquence maximale d’un signal.

Barco : firme belge (flamande) spécialisée dans l’imagerie. Elle est divisée en deux sociétés, Barco Graphics qui développe des logiciels graphiques et les commercialise à travers un réseau de filiales et de revendeurs avec notamment le Barco Creator. Et une deuxième société spécialisée dans la fabrication d’écrans et de vidéoprojecteurs. L’un des produits phare de cette dernière est le Barco Calibrator. Cet écran est considéré comme l’un des (si ce n’est le) meilleurs écrans au monde pour son rendu des couleurs et pour ses fonctionnalités de calibration.

Barrette de CCD : barrette sur laquelle est assemblé, linéairement des CCD qui serviront à analyser une image par l’intermédiaire d’un scanneur ou d’un appareil photo numérique. Si l’analyse se fait en trois passes (une pour le rouge, une pour le vert et une pour le bleu), ces barrettes comportent une ligne de CCD. Dans ce cas, un filtre électronique ou optique est appliqué pour sélectionner successivement les informations rouge, vert, bleu. Par contre, si l’analyse se fait en une seule passe, elle comporte trois lignes de CCD juxtaposées soit, une par couleur primaire. Les appareils photos qui étaient équipés de barettes ne pouvaient photographier que des natures-mortes.

Barre de contrôle : Cromalin

Barre de contrôle UGRA/FOGRA : cette bande de contrôle qui n’existe qu’en numérique est programmée dans PostScript. Elle définit une image test constituée de sept champs. Comme tout fichier PostScript, elle peut-être sortie sur une imprimante ou sur une flasheuse et elle est, bien entendu, indépendante de la résolution. Si cette barre est sortie correctement on peut (théoriquement) conclure que la restitution est parfaite. Donc, si l’image produite en même temps présente encore des défauts, ils proviennent alors des étapes précédentes. Par contre si la barre est produite avec des imperfections, c’est que l’impression ou le flashage sont à la source de ces problèmes. cf Brunner

Baryté (papier) : en photographie, désigne un support opaque dont les fibres sont en papier et non en plastique. Ce type de papier garantissent, s’ils sont bien lavés, une très longue conservation des tirages. De plus, comme l’’émulsion de ces papiers comporte plus d’argent que les émulsions plastiques, ces papiers garantissent des noirs plus profonds et un plus grand nombre de nuances dans les gris.

Bas de casse : caractères minuscules d’une police, tout le texte de cette définition est en bas de casse mis à part sa première lettre.

Base de données : ensemble d’éléments reliés par une relation logique. L’ensemble des adresses de clients d’un photographe forme une base de données.

Base de données relationnelles : la structure d’une BD (base de données et non bande dessinée) relationnelle est déterminée par cinq type de données : les nombres entiers, flottants (nombres avec une décimale), la date et l’heure, les monnaies et les champs alphanumériques (texte et chiffres). Les fonctions intégrées comme la vérification de l’intégrité (cohérence des réponses par rapport aux champs) s’appliquent à ces cinq types de données. L’ensemble des adresses de clients d’un photographe forme une base de données dont on peut extraire la liste des services de communication interne, la liste des clients qui travaille avec lui depuis plus de cinq ans (...) à partir du moment où ses champs existent et sont renseignés. Enfin, le concept relationnel a été créé il y a une trentaine d’années pour la gestion de l’entreprise. Ce concept ne sait donc pas gérer les données multimédias.

Bas relief : filtre utilisé dans les logiciels de dessin et de photoretouche pour recréer un effet graphique rappelant les sculptures en bas relief des frontons égyptiens ou du Moyen-Age. Il imite l’effet d’extrusion. La plupart de ces filtres sont monochromes, quelques uns d’entre eux utilisent 256 couleurs.

Basse densité : ce terme désigne les parties les plus sombres d’une image. Attention, les basses densité d’un négatif correspondent aux hautes densités d’un positif et inversement.

Bascule horizontale : en photographie à la chambre (numérique ou argentique), pivot du corps arrière sur un axe vertical afin de corriger les perspectives horizontales.

Basse lumière : basse densité

Bascule verticale : en photographie à la chambre (numérique ou argentique), pivot du corps arrière sur un axe horizontal afin de corriger les perspectives verticales.

Bàt ou BAT : Bon à Tirer.

Batch : traitement par lot.

Bâtonnet : cellule de l’oeil sensible à la lumière par son prolongement.

Baud : unité de mesure de la vitesse de transmission d’un modem. Elle sert donc à indiquer son débit, plus ce chiffre est important, plus le débit par seconde est grand. Par exemple, un modem 9 600 bps transmettre des données à une vitesse quatre fois plus grande qu’un modem à 2 400 bps.

Benday ou ben-day : procédé de photogravure destiné à obtenir des valeurs de gris par des trames pour « enrichir » les images lithographiques. En photogravure, malgré la disparition de cette technique ce terme est toujours utilisé pour désigner les à plats tramés.

Bêta : terme qui caractérise les dernières versions d’un logiciel avant sa commercialisation. Théoriquement ces versions ont les mêmes fonctionnalités que la version commercialisée à quelques détails près. Elles sont distribuées plus largement que les versions alpha pour détecter le plus grand nombre de bugs possible avant la mise en vente du programme.

Bézier : courbe vectorielle, du nom du mathématicien français Pierre Bézier qui a inventé ces courbes mathématiques au début des années soixante. Aujourd’hui, elles sont utilisées dans les logiciels de CAO, de 3D et très souvent dans les logiciels de retouche d’images pour faire un détourage. Certains les considèrent comme ce qui se fait de mieux dans ce domaine. Dans PhotoShop, elles sont désignées par la fonction plume.

Bichromie : procédé d’impression n’utilisant que deux encres outre la couleur du papier. Une bichromie contient donc toutes les teintes composées par ces deux couleurs. Par conséquent, elle n’est composée que de deux couches plus éventuellement celle du masque. En fait, dans PhotoShop, le mot bichromie est utilisé improprement, puisqu’il désigne aussi le mode trichromie et quadrichromie. Dans ce dernier cas, il s’agit bien entendu d’une quadri utilisant d’autres couleurs que le CMJN.

Binaire : qualifie la numérisation en base deux qui utilise uniquement deux chiffres le 1 et le 0. A la base de l’informatique, la numérisation binaire a été choisie parce qu’un ordinateur ne connaît que deux situations : le courant passe ou le courant ne passe pas. Par extension, quelque chose ou quelqu’un susceptible de connaître deux états distincts et bien souvent en opposition.

Bi-processeur : ordinateur équipé de deux microprocesseurs identiques, cette technologie ne peut donner sa pleine puissance que pour des logiciels capables de répartir leurs besoins sur les deux microprocesseurs ce qui est le cas de Photoshop, et à condition que le système d’exploitation puisse lui-même tirer partie de cette puissance. Intergraph notamment, pour le monde PC est un spécialiste de cette technologie.

Bit : (Binary digit) la plus petite unité informatique, elle sert à coder toutes les informations sous la forme de 0 ou de 1, huit bits forment un octet (byte anglais). Elle sert à notamment à déterminer la qualité d’un signal (sonore ou visuel) lors de sa numérisation. bit par pixel.

Bitmap : mode point.

Bit par pixel : ce terme définit le nombre de couleurs d’une image, d’une séquence vidéo numérisée ou d’une image de synthèse. Il est avec la définition l’un des deux déterminants de la qualité d’une image fixe numérisée. En ce qui concerne la vidéo ou le cinéma, vient s’ajouter un troisième critère qui est le nombre d’image à la seconde.
un bit par pixel est l’équivalent du film trait en photographie, ce film n’enregistre que du noir ou du blanc sans aucune nuance de gris ;
8 bits est l’équivalent du film demi-ton ou demi-teinte, il donne une image monochrome, en photographie, c’est l’équivalent d’un film noir et blanc puisque le film monochrome n’existe pas ;
8 bits par pixel par couleur soit 24 bits RVB ou 32 bits RVB plus masque donne une image en couleurs réelles, en photographie, c’est l’équivalent d’un film couleur ;
24 bits RVB ou 16,7 millions de couleurs aussi appelé image en couleurs réelles, en photographie, c’est l’équivalent d’un film ;
32 bits RVB : 16,7 millions de couleurs plus un masque alpha ou masque 8 bits c’est à dire un masque dégradé, ce qui donne toujours une photo couleur ;
et enfin 32 bits en CMJN donne une image en couleurs réelles et son équivalent est toujours une photo couleur mais avec un peu moins de nuances car l’espace couleur CMJN contient moins de couleurs que l’espace RVB.
Équivalence entre le nombre de bits par couleur primaire et le nombre de nuances par couleur primeur.
6 bits par couleur = 64 nuances par couleur
8 bits par couleur = 256 nuances par couleur
10 bits par couleur = 1004 nuances par couleur
12 bits par couleur = 4096 nuances par couleur

Blanc : somme de toutes les couleurs, en synthèse des couleurs additive le blanc est produit par somme des couleurs rouge, vert et bleu. Signal dont la chromie nulle et la luminance maximale. La lumière blanche ou lumière du jour est caractérisée par sa température de couleur qui est d’environ 5400 K.

Blanchet : en offset, cylindre de caoutchouc qui reporte l’encre de la plaque sur le support imprimé (papier, plastique...).

Blanchiment : en photographie couleur, bain de traitement situé après le révélateur et avant le fixateur, il élimine l’argent métal produit lors du développement dans le révélateur.
Dans la fabrication du papier, suite d’opérations chimiques destinées à augmenter la blancheur du papier notamment à l’aide d’agent azurant.

Blemish : en numérique, phénomène du aux pixels morts d’un CCD. Il se manifeste par des taches noires dans l’image. Ce défaut provient d’une mauvaise cristalisation du composant du CCD lors de sa fabrication. Le nombre de pixels morts est l’un des éléments déterminants de la qualité d’un CCD. Sur les appareils de photonumériques de qualité, le logiciel contient un fichier décrivant la carte géographique de ces pixels morts, ce qui lui permettra de compenser, par interpollation, les pertes provenant de ce défaut.

Bloc : en numérique, ensemble d’éléments sélectionnés au sein d’une même application pour subir un traitement identique.

Blooming : surexposition locale d’un CCD provoquée, par exemple, par les réflexions sur un objet métallique. Ce défaut provient du débordement des électrons d’un puit du CCD vers les puits voisins. Ce phénomène se rencontre sur les caméras à CCD et les appareils photos numériques utilisant cette technologie.

.BMP : format de fichiers bitmap comme son nom l’indique, à l’origine disponible sous Windows, ce format ne conserve que très peu d’informations colorimétriques (uniquement la profondeur du pixel qui est de quatre, huit ou vingt-quatre bits). Depuis Windows 3.1, il contient pourtant des tags (champs commentaire) cependant, il reste un format peu « précis » notamment dans le domaine de la couleur car il ne contient que très peu de métadonnées.. Selon certains, ce format n’est pas approprié pour les grandes images.

Bogue : terme utilisé pour caractérisé les imperfections plus ou moins aléatoire d’un logiciel., de l’anglais bug.

Boite à lumière : dispositif destiné à homogénéiser la lumière d’une source sur l’ensemble de son faisceau. Les boites à lumière sont utilisée dans les agrandisseurs, les projecteurs de cinéma et pour l’éclairage photographique et cinématographique ainsi que dans les scanneurs.

Bon à tirer : en imprimerie, dernière épreuve avant l’impression ou avant la production des duplicatas (...), elle est signée par le commanditaire et elle sert de preuve juridique en cas de contestation du travail de l’imprimeur ou du prestataire. Par extension, elle désigne tout document qui sert à donner un accord avant une série (tirage photo, copie vidéo...). Termes équivalents : bon pour accord, Cromalin, Matchprint.

Bon pour accord : bon à tirer.

Bords perdus : fond perdu

bps : Baud par seconde, unité de mesure de la vitesse de transmission d’un modem.

« Branchez et ça marche » : traduction française de « plug and play ».

Bromure : en photographie, tirage papier réalisé à partir d’un négatif ou d’un positif.

Brosse : en numérique, outil à bord flou ou net de taille variable utilisé comme aérographe, comme gomme...

Browser ou butineur en français canadien : de l’anglais to browse, regarder, feuilleter ; à l’origine, partie d’un logiciel graphique qui permettait de visualiser les images contenues dans un disque dur à l’aide d’imagettes. Par extension, sur Internet, logiciel qui sert à consulter le contenu d’un serveur. Mosaic, Internet Explorer et Netscape sont des exemples de browser.

Bruit : phénomène qui parasite la diffusion et/ou la compréhension de l’information. Le souffle produit par les haut-parleurs, le courant de noir dans un CCD, le voile du support d’une émulsion photographique sont différentes manifestations du bruit respectivement dans le son, la photographie numérique et la photographie argentique. Cependant, le bruit est parfois utile, ainsi, pour réduire ou faire disparaître l’effet de bande dans un dégradé, on va bruiter l’affichage des bandes de couleur. Dans, ce cas, on fera en sorte qu’une bande supérieure et une bande inférieure du dégradé s’interpénètre afin de faire disparaître leurs limites.

Brunner : Eurostandard System Brunner.

Buffer : mémoire tampon destiné à stocker provisoirement des informations lors d’une opération. Les imprimantes et les générateurs de diapositives sont équipés de buffer afin de leur permettre d’imprimer à un débit régulier et ainsi éviter les effets de bande dans l’image et pour libérer l’ordinateur plus rapidement possible.

Bug : de l’anglais punaise, bogue. Ce terme provient des ordinateurs à lampes. A l’époque, les insectes étaient attirés par la chaleur des centaines, voire milliers de lampes et il arrivait que l’un d’entre eux reste un peu trop longtemps sur une lampe (ou trop près) et elle claquait. Ce qui provoquait un incident technique.

Bundle : paquet en anglais, en informatique, vente sous forme de lot de produits informatiques généralement complémentaires. Exemple : un scanneur et un logiciel de retouche d’images ou une imprimante laser et des polices de caractères... Cette vente se fait en général, à un prix très attractif mais elle contient un piège. Bien souvent, la mise à jour, lors de la sortie de nouvelles versions du, ou des programmes est plus onéreuse que celle d’un logiciel acheté à un prix normal.

Bureau : espace de travail d’un ordinateur sur lequel on retrouve les raccourcis pour accéder aux fichiers et aux programmes, l’icône de la corbeille, des différents médias... Comme le dessus d’un vrai bureau, il reflète bien souvent le sens de l’ordre de l’utilisateur de l’ordinateur.

Bus : en informatique, équivalent d’une autoroute ou d’un ensemble de voies de communication mais situé à l’intérieur de l’ordinateur ou entre l’ordinateur et ses périphériques. Ces voies permettent le transfert de l’information entre ces éléments. La puissance d’un ordinateur est fonction de l’adéquation entre la vitesse des composants et la vitesse de transfert du bus. Dans le cas où l’un de ces éléments est incapable de faire face au débit de l’autre, le plus faible (en général le bus) impose son rythme. Sur un PC, les bus sont généralement de type MCA, ISA ou EISA.
Comment choisir son bus ?
L’installation de plusieurs périphériques sur un même ordinateur pose la question du choix entre les différentes sortes de bus surtout lorsque la plupart des machines ne disposent que d’un nombre de ports restreint. Généralement deux ports séries et un port parallèle, plus un paramétrage plus ou moins empirique des paramètres de configuration tel l’IRQ (Interrupted Request Query), l’interrupteurs DIP (Dual In-Line Package), le paramétrage des cavaliers (jumpers), de la DMA (Direct Access Memory) et des adresses I/O (entrées/sorties).
Deux technologies de bus se trouvent face à face, il s’agit de l’USB et du Firewire qui sont tous les deux en mode plug and play avec enfichage à chaud (sans éteindre l’ordinateur), paramétrage dynamique et enchaînement de périphériques.
L’USB est plutôt destiné à la connexion de la souris, du clavier, de la manette de jeux, de la tablette (...) à l’unité centrale. En effet, son débit de 12 Mo le destine plutôt aux applications clientes légères. Ce bus a été développé d’abord pour lier plus étroitement PC et téléphone, pour donner plus de souplesse à la connexion des périphériques et pour résoudre la limitation du nombre de ports sur un ordinateur. Donc, l’USB est aussi une interface série pour tout type de périphérique dynamiquement connectable, rapide, bidirectionnelle, isochrone et de faible coût pour les constructeurs. en effet, l’USB enchaîne 127 périphériques contre sept pour le contrôleur SCSI (la huitième adresse est occupée par le contrôleur lui-même). Ces cent vingt-sept périphériques fonctionnent simultanément y compris un CD-Rom quatre fois ou six fois (600 Ko/seconde et 900 Ko/seconde) et la vidéo à la norme MPEG2 ou encore un scanneur et/ou une imprimante. Pour cela, ce bus analyse automatiquement les besoins en ressources de chaque périphérique et va répartir les capacités de la machine en fonction de priorités.
Tandis que le Firewire ou IEEE 1394 est plutôt destiné aux applications gourmandes en bande passante comme le DVD, la vidéo numérique, le transfert de données en provenance d’un appareil photo numérique...

Byte : octet