Définitions commençant par la lettre J ou K

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Jaune : une des quatre couleurs de base utilisée en imprimerie, dans l’espace rouge-vert-bleu, elle est composée de vert et de rouge. Dit autrement, elle arrête le bleu et réfléchit donc le vert et le rouge. L’une des trois couleurs primaires de l’espace CMJ parfois, pour cela appelée primaire secondaire.

Java : langage de programmation orienté objet notamment utilisé dans le monde Internet conçu par le constructeur d’ordinateur Sun Micorsystem.

Jetable : cf PAP

Jet d’encre : technologie d’impression, basée sur l’expulsion de micro bulles d’encres à travers un orifice capillaire, elle utilise différent principes : le jet d’encre thermique, piézo-électrique ou électrostatique.
Pour le jet d’encre thermique (Lexmark, HP Deskjet), l’expulsion est produite par la dilatation d’une membrane ; pour les imprimantes Epson, elle est le résultat du mouvement d’une membrane commandée par un quartz piézo-électrique. En fait, dans les deux cas, la qualité de l’impression dépend du nombre de buses d’encre et de leur qualité (diamètre, fréquence d’éjection des gouttes d’encre, résistance de l’encre aux chocs thermiques -passage de la température ambiante à cent degrés en quelques microseconde) et surtout des éléments mécaniques qui vont assurer le déplacement de la tête et le déplacement du papier. La régularité du déplacement de ce dernier étant la plus difficile à garantir. La technologie du jet d’encre se divise elle-même en trois : le jet d’encre thermique (HP, Encad...) le jet d’encre continu (Iris), le jet d’encre piézo-électrique. La tête piézo a cependant l’inconvénient d’être trop difficilement remplaçable par l’utilisateur. Mais, ce défaut est compensé par une plus grande fiabilité et par un plus grand potentiel au niveau de la vitesse d’impression. Comme nous le disions précédemment, la tête et sa buse forme le cœur du système. Ainsi, le papier doit absorber l’encre en déformant le moins possible le point. De fait, un point bien rond garantit une meilleure netteté de l’image. Ce qui implique que le papier boira rapidement l’encre afin que la force giratoire ne déforme pas le point dans le cas d’une impression sur un tambour (LaserWriter ou Iris). Le problème est similaire si l’on multiplie les passages pour augmenter la saturation des couleurs. En effet, il est important que cette augmentation de la saturation ne se fasse pas au prix de la netteté. Lorsque l’on parle de points imprimés, il s’agit d’un point définit par une matrice de 4 x 4 ou de 8 x 8 pixels car on ne peut pas copier directement un pixel sur une feuille. Avec l’Iris, chaque point physique est imprimé à 64 niveaux selon le nombre de gouttelettes qui tombe au même point. Par conséquent la taille du physique du point varie.
Si un certain nombre d’imprimantes n’imprimait pas dans les deux sens en mode qualité, c’est parce que la trajectoire des gouttes n’est pas identique à l’aller et au retour. En effet, pour faire un vert, il faut un recouvrement parfait du jaune par le cyan. Et cette différence de trajectoire complique les calculs de correction d’erreur entre l’émission de la bulle et l’endroit où elle tombe sur le papier. Ce delta d’erreur se calcule ainsi : = hauteur/vitesse. Cependant ce facteur n’est pas constant en raison de l’influence de l’accélération et de la décélération en début et fin de course. C’est pourquoi ce  est recalculé en permanence à partir de la vitesse du chariot, de son sens de défilement et de sa position sur le guide. La précision de ce calcul est donc un facteur essentiel de la qualité du repérage.
Du point de vue de l’espace colorimétrique, le jet d’encre rest toujours le leader avec l’imageur sur papier argentique. De fait le jet d’encre a le spectre le plus large dans le domaine de l’impression CMJN grâce aux machines 6 ou 8 couleurs.
Outre la résolution réelle ou résolution physique, les critères de sélection des imprimantes à jet d’encre sont les suivants : la taille du point, la fréquence d’éjection des gouttelettes d’encre. Cette fréquence s’exprime en kilo-hertz et plus elle sera grande, plus la tête et/ou le papier pourront se déplacer rapidement. Une fréquence d’éjection des goutellettes de 1 kHz à la seconde correspond à l’éjection de mille gouttellettes d’encre pendant cette période. Longtemps considérée, à tort, comme une technique amateur, non content de conquérir plus des trois quarts du marché grand-public, elle est simultanément sortie de sa position élitiste dans le marché professionnel.
Jet d’encre et qualité de la couleur
Une encre, si elle contient des pigments, est de meilleure qualité que si elle est composée de colorants. De fait, dans le premier cas, les couleurs sont plus saturées, ont une meilleure résistance à l’humidité et une plus grande persistance lors d’une exposition prolongée à la lumière. Bien entendu, la taille du pigment d’une encre pigmentée interviendra dans la qualité de l’image finale, plus il sera petit, meilleur meilleure sera la définition. De plus, pour les imprimantes à jet d’encre moins le pigment sera gros, moins le risque d’obstruction des buses sera grand. Une encre pigmentée contient 90 % d’eau, 5 % de colorants et 5% de produit chimiques divers destinés à garantir sa viscosité, sa persistance à la lumière (source Encad)... Ainsi, une bonne encre ne doit pas avoir besoin d’être mélangée lors de son utilisation, elle doit adhérer à différents supports, du papier au vinyle en passant par les films transparents et les tissus dans certains cas. Cependant, la fabrication des supports est scomplexe, ceux-ci doivent absorber l’encre tout en refusant ultérieurement tout autre liquide y compris l’eau. C’est pourquoi, la pérennité d’un document imprimé avec le jet d’encre n’a été longtemps garantie que pour des couples supports-encres. Une encre qui pénètre trop profondément dans un support se déssature.
Quelque soit la technique d’impression, le support dot avoir une bonne résistance mécanique, avoir une bonne stabilité dans sa taille dans des conditions d’humidité normale bien que variable surtout lors de l’impression.

JFIF : (JPEG File Interchange Format) ou Format d’Échange de fichiers JPEG introduit fin 1992 par la société C-Cube. Format de fichier dérivé de la technologie de compression JPEG, il représente une réduction des caractéristiques possibles, mais a largement contribué au succès de la norme. JFIF peut contenir dans l’en-tête une image de taille réduite (thumbnail ou image onglet) et des informations sur la résolution de création de l’image. Il code du monochrome ou de la couleur en 4:2:2 c’est à dire en YCC.

JPEG : (Joint Photographque Expert Group), groupe de travail de l’ISO, qui a défini en 1988 puis développé le procédé de compression qui porte son nom, pour devenir depuis 1992 une norme internationale de compression de fichiers bitmap. Ce mode de compression découpe l’image en petites tuiles ou zones. Puis, sur chacune de ces zones, il va calculer une moyenne de la couleur qu’il affectera à l’ensemble des points de cette zone. Cette moyenne est faite à l’aide d’une transformée cosinus discrète. C’est la taille de ces zones et la quantification de ces zones qui déterminera le taux de compression de l’image et donc la qualité de l’image rendue. Le JPEG intègre aussi un codage RLE. Le taux de compression moyen obtenu par cette méthode pour une qualité dite « visuellement sans perte » est d’environ 12. Au-delà des artefacts dus à la quantification et à l’effet de bloc deviennent visibles sur l’écran et sur le papier.
A l’origine, la norme JPEG était destinée à la transmission d’images par le réseau. Malheureusement, elle est de plus en plus utilisée comme standard d’archivage au détriment de la qualité car elle est souvent utilisée à un taux destructeur.
Encadré
Les pertes lors d’une compression JPEG vue par la société NETimage
Le JPEG sans perte : code la différence avec l’intensité du point précédent, taux de compression 2.
Le JPEG perte limitée : variation de +/- 1 de l’intensité d’un point, taux de compression environ 6
Le JPEG perte quantifiée : choix d’une certaine perte, taux de compression compris entre 10 et 15

JURA : (JPEG Utilities Registration Authority), autorité internationale pour le dépôt des paramètres JPEG partie 3, gérée par l’Afnor.

Justification : en typographie, désigne le mode de composition d’un texte, on parle d’une justification à droite, à gauche ou au centre. Un texte justifié à droite est mise en page avec un fer à droite.

Kai Kraus : spécialiste des effets spéciaux, à ce titre, il a gagné un Clio Award, pour son travail sur « Star-Trek, le film », il a également travaillé comme consultant indépendant sur les effets spéciaux pendant les années soixante-dix pour la télévision américaine, pour Disney après ses études en Allemagne, s’est également spécialisé dans la conception d’interface graphique suite à la création de Metatools devenu depuis, Metacreation. L’une de ses créations, l’interface de Goo, a été plusieurs fois primé à travers le monde.

KCMS : (Kodak Color Managment System), système de gestion de la couleur développé par Kodak.

Kelvin : unité de mesure en thermodynamique, également employée pour mesurer la température de couleur d’un rayonnement lumineux. Elle correspond à la lumière émise par un corps noir chauffé à cette température. L’incrémentation du Kelvin est la même que celle des degrés centigrades mais 0 Kelvin équivaut à moins 273° Centigrades. Voir aussi :
http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?article416

Kilo-octets : unité de compte équivalente à mille vingt-quatre octets.

Knoll : utilitaire de réglage du point blanc, du point noir et de la température de couleurs d’un écran intégré à Photoshop dans ses premières versions.

Ko : acronyme de kilo-octets

Kodachrome  : film positif fabriqué par Kodak depuis 1935 (pour les films 16 mm et en 1936 pour les films 35 mm) à partir d’une découverte de Léo Godowsky et Léopold Mannès, deux peintres qui inventent ce procédé photographique couleur sur film monocouche. Ce film est réputé pour sa grande définition due à son faible grain.
Les grands principes du Kodachrome
Dans tous les autres films couleurs, les copulants chromogènes (formateur de colorant) sont incorporés dans chaque couche de l’émulsion. Dans les films positifs couleurs, ces copulants réagissent lors du développement de l’image positive pour donner des colorants visibles. Ces derniers sont produits proportionnellement à la quantité d’argent développées dans chaque couche.
Par contre dans le Kodachrome, les couches de l’émulsion ne contiennent pas de copulants chromogènes qui sont incorporés dans les bains de traitement. Lors du développement, on utilise donc trois bains et trois expositions succesives à une lumière de couleur complémentaire à celle désirée pour développer les trois couches (cyan, magenta, jaune) et transférer successivement les colorants après un premier développement noir et blanc. Viennent ensuite un blanchiment et un fixage.

Kodak : société spécialisée dans la fabrication de produits photographiques et cinémathographique (films Ektachrome, Kodachrome, pellicules Gold, grain T...) et d’appareils bon marché. Elle est aussi l’un des précurseurs dans le domaine de la photographie numérique avec la gamme DCS. Toujours dans le numérique, cette société produit des scanneurs, des imprimantes à sublimation, jet d’encre, des films pour les arts graphiques et a développé le format propriétaire CD-Photo pour le stockage de photographie numérisée sur CD-Rom. Elle a aussi fabriqué pendant de plusieurs années le Kodak Premier, un système de photomontage dédié et Cineon, un système lui-aussi dédié destiné aux effets spéciaux pour le cinéma. Ce dernier était associé à un scanneur et un imageur développé par Kodak. Par ailleurs, dans le cadre de son développement, cette société a racheté la photothèque Image Bank.
Dans le domaine de la photographie sur Internet, elle a fait ses premiers pas le 29 Novembre 1993, Kodak en ouvrant le service Kodak Picture Exchange qui contient plusieurs dizaines de milliers d’images soit plus d’une douzaine d’agences photos. La recherche des images se fait sur le titre de la photo. En effet, après avoir donné son ou ses critères -qui doivent donc être contenus dans le titre de l’image- l’utilisateur se voit proposer une suite d’imagettes basses-définitions parmi lesquelles il sélectionne une ou plusieurs images. Sur son écran apparaît un formulaire qu’il remplit. Celui-ci sera automatiquement envoyé à l’agence qui détient les droits de l’image afin de négocier directement les droits.
Cette société est aussi à l’origine du format FlashPix.
Historique de la société Kodak
1879, Georges Eastman dépose une demande de brevet à Londres pour sa machine à étendre la gélatine photosensible.
1880 obtention d’un brevet américain, cette même année, Georges Eastman débute la commercialisation de ses plaques sèches.
1er Janvier 1881, Henry A. Strong et Georges Eastman s’associent et fondent la Eastman Dry Plate Company
1883, Georges Eastman commercialise son premier rouleau de film photos ainsi qu’un adaptateur pour presque tous les appareils du marché.
1884 fondation de la Eastman Dry Plate and Film Company avec quatorze autres actionnaires.
1888, lancement de l’appareil KODAK commercialisée préchargée avec 100 photos et commercialisées au prix de 25 dollars. Une fois, les photos prises, l’appareil était retourné à Rochester pour développement et tirage. Le chargement d’un nouveau rouleur coûtait dix dollars.
1889 création de l’Eastman Company
1889 création de l’Eastman Photographic Materials Company, Limited à Londres.
1889 W Thomas Edison demande à Georges Eastman son film photo pour utiliser avec le Kinétoscope Edison 35 mm en bande de 15 m avec 4 perforation par image.
1891 ouverture de la première usine anglaise.
1892 Eastman Dry Plate and Film Company devient l’Eastman Kodak Company
1896 fabrication du 100 000ème appareil Kodak, à la même époque, Kodak produisait environ 650 kilomètres de film par mois.
1900 lancement de la gamme Brownie, cette même année débute la commercialisation en France, Allemagne, Italie...
1901 fondation de l’Eastman Kodak Company of New Jersey
1934 Introduction par Kodak de la pellicule couleur négative Super-X en trois couleurs.
1935 Léo Godowsky et Léopold Mannès, deux peintres inventent un procédé photographique couleur sur film monocouche. Ce produit mis au point dans les laboratoires Kodak sera commercialisé sous le nom de Kodachrome, voir ce mot ci-dessus.
1946 : lancement du film Ektachrome
1948 Utilisation du support triacétate pour le cinéma 35 mm qui supprime le risque d’incendie.
1976 lancement du premier copieur de la gamme Kodak Ektaprint.
1982 lancement de la technologie Grain-T avec la présentaiton du VR 1000 film
1986, les services de recherche de Kodak fabriquent le premier capteur CCD d’une définition de 1,4 megapixels.
1987 Lancement du premier imageur Kodak LVT (Light Valve Technology)
1990 lancement du système de photomontage Kodak Premier.
1990 : lancement du CD-Photo
1991 Première apparition du Kodak DCS 100, appareil photo numérique d’une définition de 1024 x 1280, doté d’un disque dur indépendant d’une capacité de 200 Mo soit environ 160 images noir et blanc.
Septembre 1992 Présentation du DCS200 à la Photokina
1993 : Kodak réussit la restauration du film « Blanche-Neige » de Walt Disney grâce à la première version de Cineon.
Septembre 1994 : Présentation à la Photokina du Kodak DCS 460
Septembre 1995 : sortie du DC40, un appareil photo numérique d’une définition de 756 x 504 pixels sur 24 bits de profondeur et destiné au marché grand-public.
1996 : lancement du format FlashPix.
Mai 1998 lancement du DCS520
Septembre 1998 lancement du DCS560 qui sera le dernier boitier 24x36 fabriqué par Kodak. En effet, Kodak rachètera la société Leaf et ne vendra plus que des dos pour boitier 6x6.