- Définitions commençant par lettre GExtrait du Dictionnaire de la Photonumérique par Hervé Bernard

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Gabarit : en typographie, forme vide d’une mise en page construite avant d’y incorporer le texte et les images. On y retrouve les blocs délimitations des différents blocs : textes, les blocs images ainsi que les points de coupe et les bords perdus. Ces formes seront remplies par du texte ou des images lors de l’exécution de la mise en page.

Gamma : contraste.

Gamme de gris : échelle de gris.

Gamut : spectre de couleurs reproductible par un périphérique particulier, on peut aussi le définir comme l’espace couleur de ce périphérique.

Gauffrage : bas relief, dans les logiciels graphiques le gauffrage est devenu l’emboss qui désigne exactement la même chose mais, en anglais.

Gaussien : type de filtres logiciels basé sur les courbes de Gauss (Johann Carl Friedrich Gauß). Exemple : flou gaussien.

GCR : (Gray Component Removal), procédure de photogravure destinée à supprimer une quantité équivalente de cyan, magenta, jaune lorsque ces trois encres sont utilisées au même endroit d’une page imprimée pour la remplacer par du noir. Elle sert à diminuer la consommation des encres lors de l’impression afin de les économiser, de garantir un séchage plus rapide pour réduire les délais de production.

GED : abréviation de Gestion Électronique de Documents, cf ce terme.

Gestion de base de données ou SGBD : programme destinée à gérer un ensemble d’informations hiérarchisées composant un ou plusieurs fichiers.

Gestion de la couleur : ou « Color Management », procédure globale qui garantit la restitution de la totalité des couleurs d’une image lors du flashage ou de la production d’un inversible de seconde génération par exemple. Cette procédure est cruciale lorsque le travail est effectué par plusieurs interlocuteurs situé sur différents sites.
La gestion de la couleur s’opère à deux niveaux dans un ordinateur. D’une part au niveau du système d’exploitation et d’autre part au niveau du logiciel de gestion de la couleur lui-même.

Au niveau du système d’exploitation, cette gestion est assez primaire et correspond aux besoins réduits de la bureautique. En fait, ces modules sont des embranchements pour des logiciels beaucoup plus complets. A ce niveau, on retrouve ColorSync d’Apple, KCMS de Kodak.

Quel est l’idéal de la gestion de la couleur ? Fournir un document bien imprimé. Aborder la définition la gestion de la couleur, c’est poser la question fondamentale de la signification d’un octet en numérique.
S’il est vrai que l’on parle souvent des problèmes de gestion de la couleur dans la chaîne numérique, il est bon de rappeler que la télévision est loin de l’esquisse d’une calibration.

Quant à la chaîne argentique et l’impression traditionnelle, ils n’ont toujours pas résolu ce problème. En effet, il ne faut pas oublier que bon nombre de colorants de la peinture reste impossible à photographier, que selon la position d’un ekta dans le haut ou le bas de la cuve de développement, sa dominante va-elle aussi varier. Il faut aussi garder présent à l’esprit que la différence du nombre de couleurs entre l’espace couleurs et l’espace RVB est un problème optique. Et le numérique n’est pas responsable de ce problème même s’il l’on peut porter à son actif de l’avoir fait découvrir à un bon nombre de personnes en commençant par l’auteur de ce blog. A ce problème d’espace, il faut ajouter le passage d’un support transparent à un support opaque qui lui aussi provoque une réduction du nombre de couleurs reproductibles.
Il ne faut pas non plus omettre l’importance du rôle de l’imprimeur dans la chaîne graphique et dans le respect des couleurs d’une image. De fait la chaîne graphique de l’imprimé, ne concerne pas seulement l’étape de la création ou de la mise en page sur ordinateur. C’est une suite d’étape qui pourrait se résumer ainsi : inversible/mise en page/film/épreuve/copie sur les plaques/impression/vernis éventuel. Ainsi, de nombreux imprimeurs ont tendance, lorsqu’ils insolent les plaques d’impression à ne pas copier la totalité du point des films de sélection de couleurs. Ce qui revient à imprimer un document avec les bonnes couleurs mais avec des valeurs plus claires. Cette habitude a été prise à l’époque ou les films de sélection avaient un point dur (contour net dû au film trait) mais aujourd’hui, les films de sélection ont un point mou aussi appelé point flou. Or, avec un point flou, cet usage qui servait justement à rendre flou ce contour ne se justifie plus. Et, il se justifie encore moins avec les trames stochastiques ou aléatoires car dans ce cas,les pertes de nuances dans les hautes lumières est encore plus grand. Pour ces différentes raisons, le système de gestion de la couleur idéal doit donc aller jusqu’à simuler l’épreuve imprimée.

Gestionnaire (de fichiers, de programmes) : module du système d’exploitation destiné à la gestion (suppression, copie, déplacement...) des fichiers sur un ordinateur.

Gestion électronique de documents ou GED : ensemble de logiciels et de matériels mis en œuvre pour produire, trier, stocker, retravailler et restituer des documents sous forme numérique. Ce terme désigne, dans son sens le plus large, toutes les activités de documentaliste et d’archiviste.

.GIF : (Graphics Interchange Format), format de fichier développé par Compuserve et destiné à l’Internet. Il utilise notamment la compression LZW et gère des images monochromes, en seize ou 256 couleurs référencées dans une table intégrée ou CLUT. Parmi ces 256 couleurs, il est possible d’affecter un canal alpha à une ou plusieurs couleurs de la palette grâce à l’attribut transparent sur un bit (transparent ou opaque). Quant à son affichage, il se fait graduellement de haut en bas.

Glisser-déposer : action de déplacer un élément sélectionné d’un dossier vers un autre ou vers un programme afin de l’ouvrir avec ce logiciel.

Glyphe : en typographie, forme particulière ou variante d’une lettre dessinée en fonction de son emplacement dans le mot. Ainsi, un glyphe est différent selon qu’il est placé au début, au milieu ou à la fin du mot.

Go : acronyme de giga-octets, une des unités de compte de la capacité de stockage de la mémoire d’un ordinateur. Un Go est l’équivalent d’un peu plus d’un milliard d’octets.

Goethe : (1749-1832), écrivain allemand auteur d’une « Contribution à l’optique » et d’un ouvrage sur la couleur intitulé « De la théorie de la couleur » publiée en 1810.

Goo : logiciel en mode points dédiés à la retouche photographique et aux effets spéciaux. Il transforme une image en un liquide, la change et élargit une partie sans pixélisation pour faire éventuellement de tout cela une animation entre l’image originale et l’image finale. Avec Goo de Metatools aurait pu apparaître un nouveau concept d’interface graphique et un nouveau concept de logiciels graphiques. Son interface totalement identique sur les plates formes Mac et PC fait disparaître l’interface des systèmes d’exploitation respectifs. L’accès aux commandes se fait par des boutons et non des menus déroulants et ceci sont affichés sur un plan spécifique. Ils ne sont plus un obstacle au dessin et l’utilisateur peut passer derrière sans s’arrêter. Toutes les distorsions sont sauvegardées comme un scénario applicable à plusieurs images. Ce logiciel était indépendant de la résolution. On peut donc tester une transformation d’un image sur un petit fichier puis l’appliquer sur le fichier final. L’enregistrement des images et des « événements » se fait sous forme algorithmique. Parmi les fonctions vous trouverez un twearl en temps réel, une fonction de streach (agrandissement ou réduction d’une partie de l’image)... Configuration requise : Windows 95 ou NT, PowerMac et Mac.

Gouraud : algorithme mathématique qui porte le nom de son créateur. Cette équation sert à calculer le rendu d’une image. Avec cet algorithme, l’image passe du statut d’image en fil de fer à une image dite photoréaliste.

Gouttière : en typographie, espace vertical sans texte situé entre deux colonnes de texte d’une page.

GPS : (Global Positioning System) ce système donne, par triangulation, la position, en tout point du globe d’une personne ou d’un objet. Les coordonnées en longitude et latitude de cet objet ou de cette personne sont automatiquement obtenues par recoupement, grâce à un émetteur-récepteur et trois satellites.

Gradation : en photographie, caractérise le contraste d’un papier photographique noir et blanc ou d’un filtre dans le cas d’un papier multicontraste, plus son grade est élevé, plus il est contrasté.

Grain du film : structure irrégulière due à l’argent contenue dans les films photographiques. Plus le film est sensible, plus il a de grains et plus celui-ci est gros. En numérique, on retrouve un phénomène similaire. En effet, plus les pixels d’un capteur sont sensibles, plus ils sont gros.

Grain-T : technologie argentique développée par Kodak pour augmenter la sensibilité du film tout en réduisant la taille des grains. Appliquée à la photographie, au cinéma, aux arts-graphiques ... elle repose sur une transformation de la structure des grains d’argent afin des les rendre plus plat pour accroître la surface réceptrice de la lumière à quantité d’argent égal. L’accroissement de la taille du grain est donc moins rapide avec l’augmentation de la sensibilité de l’émulsion.

Grand-angle : objectif dont la focale est inférieure à “celle” de la vision humaine, son champ visuel est donc plus large que celui de la vue humaine.

Graisse : désigne l’épaisseur du trait d’un caractère, plus il sera gras, plus ce trait sera large.

Gras : dessin d’une police de caractères dont l’empâtement a été élargi.

Gravure : procédé de reproduction qui permettait de reproduire en petite quantité des documents avant l’invention de l’impression.

Gravure de CD-Rom : procédé d’enregistrement de l’information sur un CD-Rom utilisant un laser pour fabriquer les cuvettes symbolisant les 1 ou les 0.

Gris neutre : gris de référence utilisé en photographie comme référence pour le calcul du temps d’exposition d’une photo en utilisant une cellule mais aussi comme référence de neutralité pour le filtrage du tirage. Sa densité est de 18 %.

Grossi-maigri : fonction utilisée en photogravure afin de cacher les erreurs de repérages dues notamment aux variations d’élasticité du papier provoquée par les changements d’hygrométrie les variations de tension du papier dues aux variations de vitesse.