- Définitions commençant par lettre HExtrait du Dictionnaire de la Photonumérique par Hervé Bernard

,  par Hervé BERNARD dit RVB

Habillage : terme désignant le suivi du contour d’un dessin par un texte. En fait, ce texte épouse les formes de l’image comme le vêtement épouse le corps de la personne qui le porte.
Désigne aussi l’environnement graphique d’une chaîne de télévision. Il comprend donc le logo, les écrans qui séparent la publicité des émissions, le générique du journal télé...

Halo : ligne ou zone lumineuse épousant le contour d’un objet. Cette ligne ou zone selon son intensité, provient d’un contre-jour ou de l’application d’un filtre d’accentuation.

Halogène : en photographie, type d’éclairage d’une température de couleur située autour de 3000 Kelvin. La lumière est produite par un filament porté à incandescence. S’il n’est pas filtré lors d’une prise de vue argentique, il donne une dominante orangée-rouge.

Hampe : en typographie, partie supérieure de la lettre b (hampe haute) ou inférieure (hampe basse) de la lettre p.

Harmonique  : fréquences multiples entiers de la fréquence fondamentale ou encore grandeur sinusoïdale dont la fréquence est un multiple entier d’une fréquence fondamentale.

Haut de casse : capitale.

Haute densité : en photographie et photogravure, partie les plus denses de l’image.
En informatique, désigne un support capable d’enregistrer une grande quantité d’informations sur une surface donnée. La surface de référence est le pouce carré.

Haute-lumière : en photographie et photogravure, partie les plus claires de l’image.

Héliogravure : procédé mécanique d’impression utilisant une image gravée en creux sur un cylindre (contrairement à la typographie, qui utilise le relief). C’est donc la profondeur de la gravure qui détermine l’intensité de la valeur reproduite. En effet, plus la gravure est profonde plus la quantité d’encre retenue lors de l’encrage et reportée sur le papier sera importante. Une fois l’encrage achevé, avant impression les reliefs du cylindre sont nettoyés par une raclette métallique qui balaye la surface. Quant à la gravure du cylindre, elle se fait soit grâce à un automate soit par application des films de photogravure sur le cylindre puis, par insolation et développement. Cette technique correspond à une application industrielle de la gravure en taille douce.

Hertz : mesure de la fréquence d’un phénomène périodique, c’est à dire du nombre de répétition de ce phénomène. Les multiples de l’hertz sont le kilo, le méga et le gigahertz (abréviation Hz). Du nom du physicien allemand, Heinrich Rudolf Hertz (1857-1894), découvreur des ondes radio.

Hexachromie : technique de sélection des couleurs pour la photogravure en six couleurs mis au point par la société Pantone. Cette technologie a pour avantage d’augmenter l’espace couleur imprimable avec des couleurs plus saturées et plus de détails dans les ombres et les hautes lumières.
Selon la société Pantone, l’Hexachrome peut-être utilisé avec toutes les trames d’impression. Il semble que cette technique d’impression couvre un espace presque identique à celui de l’espace RVB qui ne couvre pas le spectre visible. Cette extension de l’espace colorimétrique correspond déjà à une nette amélioration.
La cinquième et sixième couleur de l’exachromie ne sont surtout pas des couleurs d’accompagnement. En effet, la cinquième et la sixième couleur d’accompagnement sont des tons directs ce qui n’est pas le cas de l’hexachromie.
L’espace couleur de l’hexacromie est défini par le CMJNBO (cyan-magenta-jaune-noir-bleu-orange). L’avantage de cette méthode est de permettre de mieux fouiller les détails dans les hautes comme dans les basses lumières sans devoir faire de compromis.

HiFiColor : (Hight Fidelity Color), technique de sélection des couleurs initiée par Ziff Davis (groupe de presse américain) et repris par Du Pont pour la photogravure garantit une grande qualité de la reproduction des couleurs notamment en permettant d’imprimer des rouges plus fluorescents et des verts plus vifs. Pour cela, on utilise six couleurs : le CMJN traditionnel, un vert et un orange. Son espace est donc différent de celui de l’hexachromie.

Histogramme : schéma représentant la répartition des densités d’une image sur ses 256 niveaux. Constitué de 256 barres verticales représentant chacune un niveau de densité, leur hauteur est proportionnelle au nombre de pixels par niveau de gris. Dans le cas d’une image en couleur, il est possible d’obtenir soit un histogramme combiné, ou un histogramme par canal. La répartition des pixels dans l’histogramme donne des indications pour la correction des tons et l’absence sur plusieurs niveaux de gris consécutifs créé des effets de postérisation.

Hitachi MPEG-Cam : premier appareil photo numérique totalement hybride, présenté en avril 1997, lors du NAB. Cet appareil est donc l’ancêtre de tous les boitiers reflex ou non dotés de capacités HD.
Le MPEG-Cam est une caméra numérique grand-public qui produisait des fichiers MPEG enregistrés sur une carte PCMCIA type III
Celle-ci permettait d’enregistrer vingt minutes de vidéo MPEG1 à trente images par seconde en résolution 352 x 240 associée à une voix audio mono à 32 kHz (160 K/s) sur une carte de 260 Mo ou encore trois mille images fixes d’une définition de 704 x 480 pixels en 24 bits au format JPEG. Cet appareil était aussi doté d’un mode de « saisie » automatique à différents intervalles (30 secondes, une minute ou encore cinq minutes et donc ancêtre du timelapse).
Ce volume d’enregistrement correspond aussi à mille images fixes accompagnées chacune de dix secondes de son par exemple. La durée du son sur les images fixes est modifiable au gré des fantaisies de l’utilisateur. Cependant, il faut préciser que ces capacités à celles d’une carte PCMCIA est utilisée en un seul mode. Il est possible d’enregistrer selon différents modes sur une même carte.
Cet appareil hybride est doté d’un capteur unique d’un quart de pouce d’une définition de 390 000 pixels, d’un zoom optique d’un rapport trois ainsi que d’un zoom numérique d’un rapport de deux. Ce qui lui permet de couvrir un angle compris entre 48° et 8,5° soit approximativement, la couverture d’une focale comprise entre le 40 et le 240 mm pour le 24 x 36.
En ce qui concerne la compression et la décompression, elles sont assurées par un seul circuit intégré développé par Hitachi aussi bien pour le MPEG1 que le JPEG. Cette caméra fonctionne avec une batterie extrêmement compacte d’une autonomie d’environ quarante minutes en lecture et/ou en enregistrement pour un temps de recharge de 100 minutes. Actuellement, le point faible de cet outil se situe du côté de la connectique avec une interface ISA cependant le transfert des données peut se faire par l’intermédiaire d’un lecteur de carte PCMCIA.
Enfin, il faut retenir un logiciel de navigation intégré appelé Media Navigator qui indexe automatiquement chacun des plans tournés et lui associe une imagette. Comme sur un ordinateur, les clips peuvent être classés dans des dossiers ou effacés. Malheureusement, il n’existe pas en PAL.

HLS : (hue, luminance, saturation), teinte, luminance et saturation, espace couleur utilisé dans de nombreux logiciels graphiques. TSL

HMI : type d’éclairage à arc d’une température de couleur équivalente à celle de la lumière du jour (5100 K), essentiellement utilisé au cinéma et parfois en photo numérique, cet éclairage visuellement continu (en fait, il s’agit d’une succession d’éclair à une fréquence supérieure à cinquante fois par seconde) à pour avantage de ne pas dégager de chaleur.

Homothétie : transformation mathématique (agrandissement ou réduction) d’une image qui respecte ses proportions c’est-à-dire le rapport hauteur-largeur.

Horloge : en informatique, circuit d’un ordinateur qui produit un signal périodique de référence pour l’ensemble des processeurs, sa mémoire (...) de l’ordinateur. En fait, c’est lui qui donne la cadence notamment pour les échanges avec l’extérieur.

Hors-cadre : hors-champ d’une image.

Hors-champ : terme utilisé en photo et au cinéma, caractérise tout ce qui n’est pas dans le cadre de l’image. Le hors-champs est donc exclu du tirage photographique ou de l’image projetée au cinéma.

Horvat Frank : photographe de « l’instant décisif » dans son travail de reportage sur la rue, il a toujours était un novateur. Ainsi, il fut l’un un des précurseurs de la « photographie de mode dans la rue », (en 1955). Rappelons que la photo de mode se faisait à l’époque dans des studios, avec des décors, des lumières artificielles et des poses très figées. Il provoque ainsi une révolution comparable, toutes proportions gardées, à celle des Impressionnistes, un siècle auparavant, lorsqu’ils installent leurs chevalets à la campagne. Frank Horvat découvre le numérique en 1989 par la couleur ce qui est un peu paradoxale pour un photographe reconnu pour son travail en noir et blanc. En cela, c’est aussi l’un (si ce n’est le seul) des rares héritiers de Cartier-Bresson à travailler avec une technique à l’opposé de « l’instant décisif », du reportage. Pour Frank Horvat, « En photo traditionnelle, il est impossible de modifier chaque teinte indépendamment l’une de l’autre. Un filtrage est toujours susceptible d’être corrigé, mais pour ajouter un peu de rouge dans le jaune il faut le faire sur l’ensemble de l’image, sur un logiciel de photoretouche chaque couleur et chaque teinte sont modifiables une par une sans influencer les autres teintes. Et là apparaît une des grandes spécificités du tirage sur ordinateur tout ce qui est possible en photo argentique est possible avec le numérique mais avec une précision démultipliée et renforcée par des fonctionnalités nouvelles. Ce que je gagne avec l’ordinateur et que je n’ai pas avec le laboratoire qu’il soit noir et blanc ou couleur c’est la multiplication de mes possibilités. »
Dans un deuxième temps, il a réalisé des photomontages comme dans son livre pour enfants sur le Chat Botté ou encore dans « Vraies-semblance », un livre inspiré de la peinture. Cette découverte de l’image numérique ne lui a pas fait pour autant oublier son vieux compagnon de route : l’appareil photo comme le montre son ouvrage sur les sculptures de Degas paru à l’Imprimerie Nationale.
Biographie
28 avril 1928 naissance de Frank Horvat
1947-50 étudie les Beaux-Arts à Milan et commence à travailler comme photographe indépendant.
1950 rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa.
1954-55 déménage à Londres et travaille pour Life et Picture Post.
1957-62 devient photographe de modes
1964-88 travaille comme photographe de mode aux États-Unis et en Europe
1976-86 se consacre à des travaux personnels en couleur « Portraits d’arbres », « Vraies-semblances »...
1986-87 travaille sur « Entre-vues », un livre d’entretiens avec des photographes publié chez Nathan, Paris, en 1988.
1989 commence à travailler en image numérique
Depuis 1990 travaille essentiellement sur des livres : « Sculptures de Degas », « Bestiaire », « Chimère », « Métamorphoses », « Promenade autour de Boulogne-Billancourt », « La Mode au Musée Galliera », « Sculptures Romanes ».
Nombreuses expositions en France, aux États-Unis, Japon, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, Tchécoslovaquie, Malte, Canada, Suisse...

HPGL : format de description de page en mode vectoriel, son utilisation est surtout répandue dans le monde du dessin industriel. Il fut le seul concurrent sérieux de PostScript.

Hue : ce mot anglais désigne la teinte.

Hz : abréviation Hertz, cf le mot.

Hyperfocale : principe de mise au point basé sur la profondeur de champs utilisé pour obtenir une zone de netteté maximum dans l’image. La distance hyperfocale est différente pour chaque ouverture d’un objectif, elle est matérialisé sur l’objectif par une échelle de valeurs reprenant chaque ouverture de l’objectif. Celle-ci est située à droite et à gauche du repère de mise au point. Pour l’utiliser, on place le symbole de l’infini sur la valeur du diaphragme utilisée et située à droite du repère de mise au point et l’on trouve immédiatement, à gauche de ce repère, la distance minimale de netteté pour cette valeur du diaphragme et pour la focale de cet objectif.