- Définitions commençant par la lettre DExtrait du Dictionnaire de la Photonumérique par Hervé Bernard

,  par Hervé BERNARD dit RVB

DARPA : (Defense Advanced Research Project Agency) organisme du Ministère de la Défense des États-Unis qui travaille souvent en association avec le David Sarnoff Institute au développement de nombreux projets de hautes technologies. En fait, cet institut sert à distribuer les aides publiques américaines.

David Sarnoff Research Center : ou DSRC ou encore David Sarnoff Institute, ce centre de recherche américain, ancien laboratoire de la société RCA est “l’inventeur” du format de télévision NTSC. Depuis le rachat de RCA par Thomson, il appartient à cette dernière société qui détient donc les trois laboratoires qui ont créé les trois grands standards de télévision.

dB : abréviation de Décibel.

DCBII : Leaf DCB.

DCS : (Dekstop Color Separation), format de fichier image composé de cinq fichiers distincts, les quatre premiers sont à la résolution finale et correspondent chacun à l’une des couches CMJN tandis que le cinquième, au format EPS, correspond au fichier de placement et sera le seul importé dans un logiciel de mise en page.

DCS : en photonumérique, famille de boîtier photo numérique développé par Kodak basé sur des boîtiers Nikon et/ou Canon 24x36 professionnelle. Le premier de cette famille est le DCS100, sortie en 1991. Construit autour d’un boitier Nikon accompagné d’une valise d’électronique et d’un disque dur indépendant d’une capacité de 200 Mo soit environ 160 images noir et blanc, l’ensemble pesait entre 15 et 20 kilos. et produisait une image d’une définition de 1024 x 1280.
Lui a succédé, lors de la Photokina de 1992, le DCS 200 un appareil d’une définition de 1524 x 1012 pixels sur une profondeur de huit bits par couleur primaire. Puis, est venu le Kodak DCS420 ou DCS3 (version utilisant un boîtier Canon Eos) qui, comme le DCS 200, est conçu autour d’un boîtier Nikon, ici, le Nikon N90 en remplacement du N8008 S. Doté d’un disque dur amovible au standard PCMCIA type 3 ou d’une mémoire flash faisant appel à la même technologie, sa définition est de 1 536 x 1 024 pixels. Mais, par contre, il numérise une image sur 12 bits au lieu de 8 bits ce qui devait garantir une meilleure fidélité colorimétrique et plus de détails dans les ombres et les hautes lumières. De même, en passant de 400 ISO à 800 ISO, sa sensibilité est améliorée. Tout comme le DCS 200, le disque dur se décharge sur un ordinateur par l’intermédiaire du port SCSI. A ce port SCSI, s’ajoute un port parallèle P1284. Dans la foulée, la cadence de prises de vue a évoluée en passant d’une image toutes les trois secondes à deux images par seconde pendant deux secondes et demie (ou encore cinq images) puis, à une image toutes les trois secondes. Il existait en trois versions, une version couleur DCS 420c, une version noir et blanc DCS 420m et une version infrarouge DCS 420ir inexistante pour le DCS 200. Dernier petit détail, un micro permet d’enregistrer une identification vocale de chaque images. Dans ce cas, il faut prévoir une carte son sur les PC pour prévoir leur restitution.
1994,voit naître le DCS460, toujours construit autour d’un boitier Nikon, sa définition est de 2048 x 3072 pixels. C’est donc le premier appareil de la gamme qui produit un fichier permettant de produire une image A4 pleine page. Son CCD est donné pour une sensibilité de 100 ISO poussée à 200 ou 400. Quant au logiciel du DCS460, il est très simple ; il ne dispose que du choix rétroactif de la température de couleur de la lumière ambiante (flash, tungstène, lumière du jour, choix du point de référence pour le neutre). Ce principe du choix rétroactif, très intéressant dans le cas d’un appareil de reportage sera repris par Bridge. En effet, dans le feu de l’action, il n’est pas souvent possible de prendre le temps de faire un blanc. Nous avons aussi apprécié la possibilité de décharger la carte sur un ordinateur portable, par exemple, sans avoir à ouvrir les fichiers ainsi que l’option effacement des images de la carte avec possibilités de récupération en cas de fausse de manœuvre. Comme chaque DCS 460 est apairé avec son driver, celui-ci est capable de trouver le bon driver dans les préférences de Photoshop sans avoir à lui indiquer, ce qui est pratique pour un studio ou une agence équipée de plusieurs boîtiers.

Le DCS520 apparaît, quant à lui, en juin 1998, cette fois, c’est Canon qui ouvre le feux avec le Canon 2000 ou DCS520 selon son origine (Canon ou Kodak). Dans un second temps, c’est-à-dire pour la Photokina 1998 , la version Nikon voit le jour. Et si l’on s’ennuie pendant la mi-temps, on pourra toujours jouer sur son écran au ping-pong électronique. En effet, le driver de ce boitier contenait le logiciel Pong. Constation, cet appareil est devenu réellement un boitier utilisable en rafale et de nombreuses demandes des utilisateurs ont été entendues. Ainsi, il est possible de créer depuis le boitier, des dossiers et des sous-dossiers sur la carte PCMCIA pour ranger au fur et à mesure les images par reportage. Innovation extrêmement importante, un thermocolorimètre intégré au boitier, le formatage de la carte est enfin possible dans le boitier, et la reprise des informations de prise de vue plus complètes dans le fichier (réglages, EXIF...). Un regret, il n’y a toujours pas de champs prévu pour reprendre le nom du photographe.
En ce qui concerne son logiciel, nous l’avons testé sous Windows NT. Ces fonctionnalités ont elles aussi été largement améliorées par rapport aux versions précédentes. La rotation d’une image ou un recadrage lors de l’ouverture du fichier appartiennent aux nouvelles fonctionnalités. Mais, il est impossible de faire un glisser-déposer d’un dossier depuis la carte PCMCIA sur le disque dur car certaines données sont perdues. Pour copier des fichiers sur le disque sans les ouvrir, le logiciel de Kodak est indispensable. En effet, le « cal file »est perdu en cours de route. Il en est de même pour une copie entre des disques. Car ce fichier est nécessaire pour conserver la compatibilité TWAIN. En cas de perte, le fichier ouvert n’est plus qu’une imagette de 48 Ko. Pour la partie numérique, la prise de vue en rafale devient un outil efficace. Le capteur CCD du DCS520 a une définition de 1160 x 1737 pixel est le premier d’une nouvelle génération développée et brevetée par Kodak basée sur le Idiam Tin Oxide (ITO) qui remplace les capteurs basées sur les polysilicones afin d’améliorer sa sensibilité dans le spectre bleu annoncée comme deux fois supérieures à celle de la génération précédente.

DCT : (Discrete Cosinus Transform), Transformée Cosinus Discrète.

Décibel : unité de mesure du rapport entre deux puissances ou entre deux tensions qui correspond au dixième du Bel. Abréviation : dB.

Décentrement : en photographie à la chambre (numérique ou argentique), opération réalisée à la prise de vue et/ou au tirage pour déplacer parallèlement à lui-même l’axe de l’objectif pour recentrer ou au contraire décentrer un sujet dans la photo. Il existe cependant quelques objectifs destinés au marché des reflex 24x36 qui sont dits à décentrement. Voir aussi, bascule http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?article447

Décentrement horizontal : en photographie à la chambre (numérique ou argentique), déplacement vertical (du corps avant ou du corps arrière) de l’axe optique par rapport au film pour changer le centrage horizontal du sujet.

Décentrement vertical : en photographie à la chambre (numérique ou argentique), déplacement vertical (du corps avant ou du corps arrière) de l’axe optique par rapport au film pour changer le centrage vertical du sujet.

Décompression : en informatique, processus inverse de la compression. A chaque consultation d’un fichier comprimé (JPEG, par exemple) on procède à sa décompression pour retrouver l’ensemble des informations compressées afin de les visualiser et/ou de les écouter.

Définition : en numérique, nombre de points contenus par une image lors de sa numérisation. Elle s’exprime par un rapport définit en nombre de pixels, le plus grand des deux chiffres donnant la longueur ou hauteur (pour une image verticale) et le plus petit indiquant sa largeur. Ce chiffre est un des deux éléments qui détermine donc la qualité d’une image.
Voir aussi http://www.regard-sur-limage.com/spip.php?article300

Walter Bender1 et ses étudiants du Media Lab (MIT) ont posé autrement la problématique de la définition. Pour cela, ils sont partis de la question suivante : « Comment tirer une vue fixe de plusieurs secondes de vidéo, de sorte que la résolution du résultat final soit d’un ordre de grandeur supérieur à celle de n’importe quelle image isolée ? » Pour réaliser une vue fixe, ils ont simplement pris différents éléments d’une séquence vidéo. Dans ce cas, la résolution n’est plus contenue dans l’espace (le nombre de lignes par millimètre enregistrée par le film photographique) mais dans le temps (le nombre de minute de la séquence vidéo). Ils ont donc retranscrit la définition temporelle en définition spatiale et ainsi obtenu une image de plus de 5000 lignes. Les zooms et le panoramiques sont deux éléments importants de cette reconstitution.

Définition optique : en numérique, terme utilisé pour donner la définition réelle d’un scanneur ou d’un appareil photo. Il indique donc le nombre de pixels contenu dans le plus grand côté et le plus petit côté du CCD. Pour un appareil à barrette, il donnera le nombre pixels contenu dans la barrette et le nombre de pas sur lequel cette barrette se déplace. Ces pixels ne sont pas le fruit d’une interpolation.

Définition interpolée : en numérique, la définition interpolée est toujours supérieure à la définition optique, ce chiffre indique la capacité d’interpolation du scanneur.

Défonce : en photogravure, suppression d’une partie d’une image correspondant à un texte ou à une autre image afin d’améliorer la qualité de l’impression et de réduire la consommation d’encre. Cette opération se fait pour le texte dans les logiciels de mise en page ou de photogravure. Si le texte a été mis sur une photo dans PhotoShop ou tout autre logiciel en mode point, il n’y a pas à faire de défonce car les logiciels bitmap écrasent automatiquement l’image située en dessous du texte lors de l’aplatissement des calques. Par contre, une image qui recevra dans un logiciel de mise en page, un texte en provenance d’Illustrator devra être défoncée.

Défragmenter : en informatique, réduire ou supprimer la fragmentation d’un disque. Pour cela, il faut regrouper de manière contigu les fragments d’un fichier éparpillés sur un disque. Outre une optimisation des temps d’accès, cette opération réduit les risques d’erreurs lors de réenregitrements successifs d’une même image après correction sur un même fichier situé sur un disque identique. Cette opération garantit un débit le plus constant possible ce qui est important lors de la consultation de séquences animées.

Desktop : bureau.

Desktop publishing : la traduction mot à mot de cette expression est « publication sur le bureau ». Ce terme désigne tous les outils de publication personnelle mis à disposition de l’utilisateur final par la publication assistée par ordinateur. Son spectre va de la suite Microsoft Office ou OpenOffice a des logiciels comme InDesign, Xpress ou encore Photoshop.

Deléan Bruno : avant de concevoir Live Picture, celui-ci travaillait pour la société Diadem (conception-réalisation de tables de montage de photogravure).

Demi-teinte : technique de reproduction d’une image. Elle reconstitue les tons continus d’une image couleur ou monochrome avec une trame de points plus ou moins régulièrement disposés selon le type de trame. L’impression offset est une technique d’impression basée sur la demi-teinte.
En photographie, teinte située à mi-chemin entre les ombres et les hautes-lumières.
En typographie, les demi-tons peuvent utilisés des points de taille variable.

Demi-ton : demi-teinte.

Densité : en photographie, ce terme précise si une zone d’une image est sombre (haute densité) ou claire (basse densité).
En informatique, elle indique pour un support (bande, disque...) le nombre d’informations contenue par unité de mesure de surface. Par extension, cette unités a été reprise dans les systèmes de PAO. Une densité de 300 PPP indique donc que sur une surface d’un pouce carré, il y a 300 x 300 points c’est à dire : 90 000 points.

Densité maximale ou Dmax : en photographie, désigne les parties les plus denses qu’un film ou tout autre support photographique puisse enregistrer. Plus ce chiffre est grand, plus le film ou le capteur est capable d’enregistrer des détails dans les parties denses d’une scène. Sur un support transparent, une Dmax de 3,5 est un excellent résultat.

Densité minimale ou Dmin : en photographie, désigne les parties les plus claires qu’un film ou tout autre support photographique puisse enregistrer. Plus ce chiffre est petit, plus le film ou le capteur est capable d’enregistrer des détails dans les parties claires d’une scène.

Dépôt légal : à l’origine, disposition du droit français qui rend obligatoire le dépôt à la Bibliothèque Nationale de tous les livres, journaux, magazines (...) imprimés ou publiés en France. au fur et à mesure de l’évolution des technologies, cette disposition s’est étendue aux disques, aux cassettes, à la vidéo.
Le dépôt légal des documents informatiques.
Suite à la loi du 20 juin 1992 et à son décret d’application du 31 décembre 1993, le dépôt légal des documents informatiques est devenu une obligation. Par document informatique, cette loi entend « les progiciels, les bases de données, les systèmes experts et autres produits de l’intelligence artificielle » et donc par conséquent tous les produits multimédias. La mission de collecte, de conservation et de diffusion échoit à la Bibliothèque Nationale de France. Il est à préciser que le dépôt légal n’est en aucun cas un dépôt de protection.
Selon le quotidien Les Échos du 8/06/95, un accord vient d’être signé au niveau de l’Europe des Quinze dans le domaine de la protection des bases de données. « Le texte du projet de directive prévoit d’accorder aux bases de données une protection de droit d’auteur d’une part et une protection des droits des fabricants de ces bases par un droit spécifique d’autre part. » Cette directive concerne entre autre les informations comprises dans des encyclopédies publiées sur CD-Rom ou encore les cotations boursières collectées dans des banques de données informatiques. Ce dernier type de base de données qui correspond à une collecte de données chiffrées ne présente pas suffisamment d’originalité pour justifier le recours aux droit d’auteur. C’est pourquoi, il est nécessaire de lui appliquer une législation particulière. Toujours selon le quotidien Les Échos, « L’objet de ce droit spécifique est d’assurer pendant quinze ans après l’achèvement d’une base de données la protection d’un investissement financier ou en ressources humaines. Ce droit donne au fabricant de la base la possibilité d’empêcher l’extraction de tout ou partie de son contenu. »

Désaturer : en photogravure et en vidéo, réduire ou supprimer la saturation d’une couleur ou d’une image. On dit d’un jaune qu’il est désaturé parce que celui contient un pourcentage plus ou moins grand de bleu. Si les trois primaires d’une image RVB sont totalement désaturées, le signal de chrominance est inexistant, seul le signal de luminance est conservé. L’image est alors en noir et blanc. D’un point de vue électronique, cela revient à diminuer son intensité.

Description de page (Langage) : partie du logiciel de l’imprimante qui contrôle la mise en page d’éléments comme le caractère, le style de caractère, l’interlignage, les graphiques. HPGL et PostScript sont les deux langages de description de pages.

Détection de contour : opération de recherche des tracés qui délimitent les différentes formes contenues dans une image. Elle se fait par filtrage de son contenu. Son résultat est ensuite identifié par comparaison avec un document de référence. Cette technique est utilisée par les logiciels de reconnaissance de caractères mais, elle est aussi employée dans certains logiciels de gestion de photothèque pour la recherche d’une image. Dans ce cas, le dessin de référence correspond à l’image ou au sujet recherché.

Détection d’erreurs : en informatique, procédure automatique réalisée lors de la compression d’un fichier ou de sa transmission afin de s’assurer de l’absence d’erreur. Généralement, celles-ci sont automatiquement corrigées.

Détourer : en photographie et en photogravure (par extension en vidéo et au cinéma), extraction d’un objet ou d’un personnage de son environnement. Cette opération se fait soit pour présenter un objet sur un à plat ou pour l’inclure dans un photomontage. En photographie traditionnelle, on utilise du film masque, un affaiblisseur et en numérique on emploie la fonction plume et la gomme ou encore une brosse transparente.

Détramage : en photogravure, opération réalisée lors du scanne, suppression de la trame d’impression d’une image afin de pouvoir l’imprimer à nouveau sans l’apparition d’un moiré disgracieux. Cette fonction utilise un algorithme de flou qui supprime ou atténue la trame. Cette opération ne devrait être effectuée que lorsque les originaux sont perdus et non à chaque fois que l’on veut éviter de payer des droits aux créateurs...

Diaphragme : en photographie, sert à paramétrer la lumière qui atteind le CCD ou le film argentique. Sa valeur se note ainsi : f : 1,8 tandis que dans les caractéristiques d’un objectif, elle se note ainsi : f:1,8 - 16. Dans ce cas, la première valeur est la valeur minimale tandis que la seconde correspond à la valeur maximale du diaphragme. Ces valeurs sont aussi appelées ouverture de l’objectif. Plus cette valeur est grande, moins il y a de lumière qui atteint le capteur ou le film. Dans la description d’une optique, plus la petite valeur est faible plus l’optique sera lumineuse et plus on pourra photographier une scène peu éclairée pour une sensibilité de film et une vitesse constante. Quant à la grande valeur, plus elle sera importante plus la profondeur de champs sera grande.
D’un point de vue mathématique, il s’agit d’une progression arithmétique de raison 2. Ceci implique qu’à chaque gradation d’un diaphragme, la quantité de lumière qui passe est divisée par 2 ou inversement dans l’autre sens. On peut aussi dire que fermer l’objectif d’un diaphragme est l’équivalent d’une multiplication de la distance sujet-source lumineuse par deux, ce qui multiplie par quatre la surface éclairée. Ce dernier point explique que la progression soit de raison 2.

Dichroïque : en optique, filtre photographique qui lorsqu’il reçoit un rayon lumineux ne laisse passer que certaines couleurs correspondant à une bande étroite et aux limites très précises. Leur pouvoir de filtrage est plus précis que celui des filtres teintés. Quant aux miroirs dichroïques, ils ne renvoient que certaines couleurs et laissent passer les autres. Ils sont fabriqués par dépôt de très fines couches de composés métalliques sur du verre.

Digimarc  : fondée par Jeff Rhodes en Septembre 1995 (première commercialisation en octobre 1996), cette société est spécialisée dans la protection du droit de reproduction de l’image, de la vidéo, et du son grâce à un marquage camouflé dans le document. Dans le domaine de l’image, elle emploie une technologie dédiée au traitement de signal pour la photographie astronomique. Celle-ci servait notamment à réduire le brouillage des images provoqués par le voile atmosphérique. Très rapidement, son fondateur comprend que ce marché est relativement restreint mais que le savoir-faire de son équipe peut notamment servir au codage de l’information au sein d’une image. Depuis 1995, cette société possède une quinzaine de brevets concernant « l’enfouissement » d’information dans des données audio ou visuelles..
En 1999, uniquement disponible dans le monde de l’image fixe de type photographique et irréversible, la technologie utilisée par Digimarc est basée sur une matrice carrée de 128 pixels et un codage de l’information sur 76 bits. C’est la luminance de chacun des pixels de la marque qui est augmentée ou diminuée en fonction de son contexte et selon une intensité non détectable à l’œil nu (faible intensité dans les zones claires et dans les à plats, plus forte dans les autres parties de l’image). La plus petite image capable de contenir une marque doit avoir un format de 256 sur 256 pixels (format conseillé ; en réalité, Digimarc parle d’une image minimum de 100 x 100 pixels). Cette marque contient le numéro d’identification de l’auteur codée et lors de son encodage, il est possible de paramétrer son degré de dissimulation y compris dans un fichier FlashPix. En fait, cet encryptage fonctionne comme un filtre qui supporte actuellement six valeurs numériques et ce code renvoie aux informations sur l’auteur stockées sur le serveur de Digimarc (mise à jour gratuite à travers un mot de passe détenu uniquement par le créateur). Par contre, celui-ci paye 99 dollars par an (en juillet 1998) pour l’hébergement de ses données sur le serveur Digimarc. Le paradoxe de ce marquage réside dans le fait qu’il est à la fois complètement dissimulé et en même temps facile à lire à condition d’être connecté sur Internet.
Cependant, la persistance de cette technique n’est pas clairement élucidées. A l’opposé d’autre système de marquage, celle-ci résiste à la rotation ou à l’effet de relief ou au filtre twirl qui ne réussissent pas à la faire disparaître. Cependant, ces deux derniers la rendent illisible (dans ce cas, le lecteur de marque signale que l’image est protégée mais que son auteur n’est pas identifiable). Par contre, cette solution a l’avantage d’être difficilement effaçable par une retouche avec la fonction tampon. En effet, même en affichant l’image couche par couche, elle est laborieusement discernable. De plus, la petite taille de sa matrice en fait quelque chose qui restera avec l’image même lors d’un recadrage. Mais, Digimarc annonce une plus grande persistance si elle est apposée avant un filtre d’accentuation. Pourtant, la question de sa résistance aux compressions destructives n’est pas totalement élucidée. Ainsi, cette société avoue qu’au delà d’un certain taux de compression JPEG, la marque disparaît. Et surtout, la question de la persistance de la marque après plusieurs tramages et détramages n’est pas non plus élucidée.
Dans le cas d’un photomontage contenant plusieurs marques, le logiciel aura tendance à lire celle de l’élément le plus importanten surface du montage bien que le logiciel soit capable de trouver toutes les marques contenues dans ce photomontage mais à condition de sélectionner l’image finale partie par partie. Une version ultérieure devrait même pouvoir hiérarchiser ces différentes identités et les lister.
La technologie de Digimarc si elle réussit à prouver sa viabilité au-delà deux ou trois tramages et détramage à un avenir tout tracé. Elle pourrait aussi s’associer à la technologie SPIDER pour encore mieux répondre au problème de l’identification. Par ailleurs, cette méthodologie peut aussi servir aux transports d’autres informations mélangée avec un flux vidéo et/ou audio.
Outre cette technologie de marquage et son utilitaire PictureMarc, cette société produit un lecteur de marque, ReadMark fourni lui aussi gratuitement avec des logiciels comme PhotoShop, Micrographx Picture Publisher, CorelDraw 7 ainsi qu’avec certains browser. Cette offre est complétée par le MarcSpider, le premier service à effectuer des recherches d’images à filigrane numérique sur le World Wide Web. Ce service permet aux créateurs d’images numériques de détecter les utilisations licites et illicites de leurs travaux sur le web pour indiquer à leurs propriétaires où et quand elles ont été trouvées. Pour cela, il crée des rapports spécifiques au contexte d’utilisation. Ce produit a été développé en liaison avec MarkWatch développé par Datalytics, une société spécialisée dans la recherche de marques et de noms commerciaux sur le Net.

Digipix : abréviation de Digital Pixel Correction, brevet déposé par Thomson. Cette technologie a été développée pour la correction dynamique des défauts des CCD. Elle corrige les pixels trop sensibles en soustrayant la différence de valeur de courant de noir pour chaque pixel hors norme après comparaison entre cette valeur pour un pixel donné et les autres pixels voisins du capteur. Le Digipix, intégré dans la tête de la caméra, détecte automatiquement chacun des pixels défectueux, les corrige et mémorise leurs coordonnées. (Cf l’article de René Bouillot dans Vidéo-Broadcast de février 93)

Digital : mot anglais, traduction : numérique.

Digitalisation : terme franglais, en français : numérisation.

Diode : composant électronique essentiellement constitué de semi-conducteurs ne laissant passer le courant que dans un seul sens. Les diodes électroluminescentes produisent une onde lumineuse lorsqu’elles sont traversées par un courant.

Disque : en informatique, unité de sauvegarde réinscriptible, elle est soit interne, soit externe. Le disque quant à lui peut-être fixe ou extactible. Dans ce cas, il est possible de le sortir de son lecteur pour l’insérer dans un autre lecteur.

Disquette : support magnétique extractible et souple d’une capacité de 1,44 Mo enveloppé dans une protection rigide. Aujourd’hui, seul les disquettes 3,5 pouces sont encore commercialisées.

Disque virtuel : mémoire virtuelle

Distance focale : en optique, distance qui sépare le plan du film du centre optique de l’objectif quand il est réglé sur l’infini, elle est généralement exprimée en millimètres. Cette valeur détermine le champ visuel couvert par un objectif. On dit de la distance focale d’un objectif qu’elle est « normale » ; c’est-à-dire qu’elle correspond à la vision humaine, si elle est égale à la diagonale du film. Pour un appareil 24x36, une focale de 45 mm correspond au champ visuel humain, on peut donc en déduire que si ce chiffre est inférieur à 45, le champ couvert par l’optique sera supérieur à celui de la vision humaine. Cet objectif sera donc un grand-angle. Par contre, si ce chiffre est supérieur à 45, le champ visuel de l’objectif sera inférieur à la vision humaine. Cette objectif sera donc un téléobjectif et il donnera l’impression de “rapprocher” le sujet. Si sa focale est indiquée par deux chiffres, cette optique sera un zoom ou une optique bifocale. On en déduit que la distance focale n’est pas liée au numérique ou à l’argentique mais à la surface du capteur ou du négatif.

Direct to Plate : ou DTP en français : plaque directe.

Directory : répertoire, dossier, folder, unité logique de regroupement d’un ensemble de fichiers.

Dithering : en anglais, éparpillement, technique de simulation des tons continus par un tramage. En photo numérique, elle donne l’illusion d’une photo en couleur réelles en utilisant un nombre de couleurs inférieur à 256. C’est aussi un filtre d’effet.

DPI : (Digital Point Per Inch) ou Point Par Pouce ou PPP

Dmax : densité maximale, cette valeur indique le point de densité maximale d’une image.

Dmin : densité minimale, celle valeur indique le point de densité minimale d’une image.

.doc : format de fichiers texte composé sur Word et en provenance du monde PC, il peut contenir de nombreux enrichissements typographiques et même des images.

Donneur : ruban d’une imprimante à sublimation thermique qui fournit l’encre.

Dominante : couleur qui domine toutes les nuance d’une image. Elle peut-être provoquée par la lumière ambiante ou par un défaut du périphérique de numérisation.

DOS ou MS-DOS : (Microsystem Disque Operating System), système d’exploitation des ordinateurs PC dit aussi compatibles IBM. Conçu par la société Microsoft, ce système d’exploitation a supplanté CPM grâce au talent commercial de son président le célèbre Bill Gates. En effet, son succès est du, avant tout, à la signature d’une licence avec IBM lors du lancement des premiers PC de ce dernier.

Dossier : en informatique, élément de l’interface graphique du système d’exploitation qui regroupe plusieurs fichiers afin de faciliter leur recherche par l’utilisateur ou par un programme. directory, répertoire, folder

Dot Gain : engraissement.

Drag and drop : mot à mot glisser et déposer.

Driver : traduction française : pilote.

Droit d’auteur : Prérogative attribuée à l’auteur d’une œuvre artistique ou littéraire. Le droit d’auteur comporte un droit pécuniaire, c’est à dire le droit de tirer profit de l’exploitation de son œuvre, et un droit moral. Il est régit par le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) promulgué le 1er juillet 1992. Celui-ci rassemble l’ensemble de la législation en matière de Droit d’auteur. Ainsi, l’article L 111-1 de ce code décrit les prérogatives de l’auteur sans donner une définition de l’auteur.
« L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial déterminés par les livres I et III du code de la propriété intellectuelle ». Par ailleurs, l’article L 112-1 dit : « Les dispositions du présent code protègent les droits des auteurs sur toutes les œuvres de l’esprit quels qu’en soit le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. »

En ce qui concerne la photographie, nombreux sont ceux qui remettent en cause son appartenance aux œuvres de l’esprit par ses aspects chimiques et électroniques. Ce qui fait dire à d’aucun que l’auteur est le tireur du laboratoire, du moins pour ce qui concerne l’image analogique.
Qu’en sera-t-il pour la photographie réalisée avec des moyens numériques ?

Au niveau européen, il y a une certaine harmonie dans les législations concernant la photographie. Les différences essentielles portent principalement sur la destination des images, ainsi en Allemagne il existe une distinction, en ce qui concerne la question des droits, entre les photographies dites simples et les œuvres photographiques.
Mais pour respecter les différents traités régissant l’Union Européenne et particulièrement les conditions du marché unique, l’harmonisation des législations par la voie de directives permet de « gommer » les différences. Par exemple, la directive déterminant la durée de protection d’une oeuvre est maintenant uniformisée et elle est, dans tous les pays de l’Union Européenne, de 70 ans après la mort de l’auteur.
Dans les débats sur le Droit d’Auteur, il est souvent opposé les règles régissant notre droit latin et le copyright anglo-saxon, celui-ci étant pour ses défenseurs moins contraignant, et permettant une exploitation plus facile des œuvres. Dans ce domaine, il s’agit principalement du problème de la titularité des droits, ceux-ci étant conférés directement au producteur pour le système de copyright.
Mais les revendications des auteurs américains laissent à penser que la Convention de Berne datant de 1886, et signée par les Etats Unis en mars 1989 (!!!), sur le point particulier du droit moral sera enfin appliqué. Cependant la diffusion numérique et l’expansion des réseaux entraîneront obligatoirement des modifications des législations plus en conformité avec les usages.
Et tout le débat actuel oppose le régime de l’œuvre dans le système latin et le produit dans le système américano-anglo-saxon.

Le débat sur les droits d’auteur en photographie n’a pas attendu l’image numérique pour être très animé.
Rappelons tout d’abord que le droit d’auteur comporte deux attributs : le droit moral et les droits patrimoniaux. Le droit moral d’un auteur réside dans le choix de divulguer son œuvre ou non, d’en fixer les conditions d’exploitation et d’en défendre la paternité et l’intégrité. Et, si en règle générale l’auteur souhaite être informé de l’usage qui est fait de son image, son droit à interdire ou autoriser l’exploitation reste son droit exclusif.

Quant aux droits patrimoniaux, ils concernent d’une part, le droit de reproduction c’est à dire la fixation matérielle sur un support, et d’autre part le droit de représentation c’est à dire la communication au public de l’œuvre. Ces droits distincts portent sur les rémunérations pour l’exploitation de l’œuvre.
Si la rémunération du photographe en tant que créateur d’une image originale pour les droits patrimoniaux n’est pas trop contestée (cf. encadré), les choses se compliquent pour la rémunération de l’exploitation de photographies dans un photomontage.
Cependant, au regard de la loi, une image utilisée dans un montage doit être rémunérée, et son exploitation ne peut se faire qu’avec l’autorisation expresse de l’auteur. Cette autorisation permettra donc son utilisation et fixera le montant de la rémunération qui sera soit forfaitaire, soit proportionnelle aux recettes réalisées.

Pour le calcul du montant des droits, le C.P.I. dans son article L. 131-4 en définit les bases. Il prévoit en effet que la cession : « ...doit comporter au profit de l’auteur la participation proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l’exploitation. Toutefois, la rémunération de l’auteur peut être évaluer forfaitairement dans les cas suivants :
- (...) la nature ou la condition d’exploitation rend impossible l’application de la règle de la rémunération proportionnelle,
- la contribution de l’auteur ne constitue pas l’un des éléménts essentiels de la création intellectuelle de l’oeuvre,
- l’utilisation de l’oeuvre ne présente qu’un caractère accessoire par rapport à l’objet exploité ; (...) ».

Les règles de calcul dans ce domaine au niveau international se définissent en fonction des usages dans les divers domaines où s’appliquent le droit de reproduction et le droit de représentation. Cependant, il sera très certainement nécessaire de les codifier afin que l’éditeur et le créateur soient en mesure de percevoir une juste rémunération.

Enfin, il faut rappeler que la propriété du support matériel est indépendante de la propriété incorporelle du droit d’auteur (cf. C.P.I. article L.111-3) ; ce qui veut dire que la propriété du droit d’auteur n’est pas liée à la propriété physique de l’objet même pour une œuvre unique.

Le Droit d’auteur appliqué à la photographie
La loi de 1957 reconnaissait la photographie comme œuvre de l’esprit, donc protégeait, dès lors qu’elle présentait un caractère artistique et documentaire. Ce qui a amené des tribunaux à juger de la signification des termes artistique et documentaire. La jurisprudence sur cette question est très importante. Et il faut noter que, de façon constante, les rendus de jugement tiennent compte de la personnalité de l’auteur, de ses choix tant esthétiques que techniques… Mais il est certain que les critères retenus à l’époque excluaient, de facto, un grand nombre d’images, et que la Photographie n’était pas considérée comme un Art à part entière.
Aussi les modifications apportées par la loi de 1985 sont très importantes même si elles sont en réalité une adaptation et une prise en compte des évolutions technologiques avec l’entrée du logiciel comme œuvre de l’esprit, par exemple. Elles permettent de reconnaître la photographie comme une œuvre de l’esprit dès lors qu’elle est originale. La photographie acquiert alors le « statut » de toutes les autres œuvres comme la peinture, la sculpture…
Cependant, le caractère d’originalité de la photographie reste très souvent contesté, sous le prétexte que les moyens techniques mis en œuvre, interfèrent et minimalisent complètement la part de création du photographe. Il est nécessaire d’admettre que ce caractère d’originalité signifie que l’œuvre doit son origine à un auteur, et que sans cette « intervention » l’œuvre n’aurait jamais existé, quels que soient les moyens employés pour sa réalisation. Et il est d’autant plus important de l’admettre que les nouveaux moyens techniques (appareils numériques, logiciels de montages...) mis à la disposition des auteurs vont induire de nouveaux « comportements » des utilisateurs face aux œuvres créées avec ces outils.
Par ailleurs, la profusion des réseaux de diffusion implique l’instauration de procédures d’identification des fichiers résultant de la numérisation des œuvres photographiques ou des œuvres directement produites par des appareils photos numériques afin d’en contrôler l’utilisation et la diffusion. Il semble que ce soit le seul moyen pour une gestion efficace des droits de reproduction (fixation sur un support matériel) et de représentation (communication au public). Ce principe d’identification des « objets » numériques a été adopté par la Confédération Internationale des Auteurs et Compositeurs (CISAC) qui se trouve impliquée dans les groupes de travail de la normalisation internationale tant pour les œuvres musicales, audiovisuelles que les images fixes et notamment les photographies.
Ces mêmes principes ont été adoptés par la Conférence diplomatique de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) en décembre 1996. Et le traité sur le Droit d’Auteur, ratifié par la France le 9 octobre 1997, prévoit dans son article 12, portant sur les obligations relatives à l’information sur les régimes des droits que :
« 1) Les Parties contractantes doivent prévoir des sanctions juridiques appropriées et efficaces contre toute personne qui accomplit l’un des actes suivants en sachant ou, pour ce qui relève des sanctions civiles, en ayant des raisons valables de penser que cet acte va entraîner, permettre, faciliter ou dissimuler une atteinte à un droit prévu par le présent traité ou la Convention de Berne.
i) Supprimer ou modifier, sans y être habilitée, toute information relative au régime des droits se présentant sous une forme électronique ;
ii) Distribuer, importer aux fins de distribution, radiodiffuser ou communiquer au public, sans y être habilitée, des œuvres et des exemplaires d ’œuvres en sachant que les informations relatives au régime des droits se présentant sous forme électronique ont été supprimées ou modifiées sans autorisation.
2) Dans le présent article, l’expression « information sur le régime des droits », entend des informations permettant d’identifier l’œuvre, son (ses) créateur(s) ou des informations sur les conditions et modalités d’utilisation de l’œuvre, et de tout numéro ou code représentant ces informations, lorsque l’un quelconque de ces éléments d’information est joint à l’exemplaire d’une œuvre ou apparaît en relation avec la communication d’une œuvre au public."
Mais, l’identification des fichiers numériques implique que soit mise en place une procédure de dépôt pour l’immatriculation des fichiers. Et il importe que les modalités adoptées pour ce dépôt aient un caractère universel et soient normalisées. Le groupe d’experts internationaux travaillant dans le cadre de la normalisation internationale (ISO) a défini et adopté ces modalités qui font l’objet de deux normes (ISO/IEC N° 10918 partie 3 et partie 4).
La partie 3 indique les intitulés des champs tant pour les informations sur l’image elle-même (titre, description, version) que pour des informations sur la Propriété intellectuelle (nom de l’auteur, titularité des droits, contact).
Dans la partie 4, sont décrites les modalités du processus de dépôt.
Ainsi, l’autorité internationale d’enregistrement JURA reçoit, par réseau (jura.jpeg.org) les demandes pour des extensions de la norme en matière de nouveaux marqueurs, espaces de couleur (…) et de demandes d’agréments pour de nouvelles autorités d’immatriculation.
Ces autorités, après avoir rempli les conditions édictées par la norme, ont la capacité d’attribuer un numéro unique (appelé en l’occurrence « plaque d’immatriculation ») aux fichiers déposés. Et par conséquent, les fichiers, avec leurs plaques d’immatriculation, sur les réseaux ne seront plus des OVNI : Objets Virtuels et/ou Visuels Non Identifiés et/ou Identifiables.

Droit à l’image : appartient aux droits de la personnalité, il concerne l’ensemble des attributs que la loi reconnait à tout être humain : droit à la vie et à l’intégrité corporelle, droit à l’honneur et à l’image.... Ainsi donc, les droits de la personnalité recouvrent le secret de la correspondance et des conversations téléphoniques , le droit de s’opposer au traité de données nominatives, les secrets de l’instruction ou professionnels, le respect de la vie privée, le droit à l’image, le droit à la voix et le droit au nom.

En ce qui concerne le droit à l’image proprement dit, il est aujourd’hui reconnu au profit de tout à chacun et pose des questions particulièrement épineuses par rapport au droit à l’information. Ainsi, un procès engagé récemment contre les organes de presse et les agences de photographie par les victimes de l’attentat du RER Saint-Michel en juillet 1995 ou encore le jugement du 18 janvier 1995 du Tribunal de Grande Instance de Nanterre sur la manipulation de l’image d’une personne filmée à sa fenêtre lors de l’incendie de son appartement montre à l’évidence l’importance du droit à l’image.

De même, le droit à l’image tend à s’étendre à l’image des biens. Ce qui implique de la part des photographes qui souhaitent utiliser l’image de tel ou tel monument ou propriété de s’informer préalablement des conditions d’exploitation de l’image de ces lieux. Et il s’avère que pour bon nombre de monuments publics (Arche de la Défense, Pyramide du Louvre de Peï....), il est nécessaire de demander l’autorisation auprès des organismes gestionnaires de ces édifices et de payer les droits proportionnels à l’utilisation prévue de ces photos.

Allons-nous vers un droit de la propriété qui intègre le droit de l’image et vers la fin d’un métier ?
Contrairement à une croyance bien répandue, la question du droit à l’image n’est pas nouvelle. En effet, dès la création de la Tour Eiffel -c’est à dire presque simultanément à l’invention de la photo- la gestion de la propriété de l’image de ce monument s’est posée puisqu’il a fallu un arrêt de la cour de Paris (1893) prononcé lors de son inauguration pour permettre à tout un chacun de le photographier. Cet arrêt était prononcé « afin de ne pas priver le public du droit de se procurer l’image de cette tour » malgré les droits de son auteur sur son oeuvre.
Aujourd’hui, les choses ne sont plus si simples puisque les architectes de l’Arche de la Défense ont prévu dans leur contrat, une clause qui stipule que toutes photographies ou films réalisés à des fins de diffusion serait une contrefaçon de cet édifice. ****
Mais cette question ne s’arrête pas à l’Arche, même si ce précédent est problématique. En effet, le 12 avril 1995, la cour d’appel de Paris a affirmé que « tout propriétaire a le droit le plus absolu d’interdire la reproduction à des fins commerciales de ses biens ». Cette dernière affirmation implique donc que le droit de la propriété inclut le droit à l’image. Curieusement, ces deux choix sont en opposition avec celui d’un tribunal qui avait débouté le groupe Bouygues. Ce dernier poursuivait l’ancienne Cinq pour avoir diffusé un quart d’heure de la commémoration de 1789 orchestrée par J-Paul Goude. En effet, celui-ci lui avait opposé au groupe Bouygues « qu’un fait historique (est) non susceptible d’appropriation ou d’exclusivité ».
Par ailleurs, chose plus grave, pour les photographes, un dépliant contenant deux vues aériennes de la cité lacustre de Port-Grimaud a été condamné et saisi. Les sociétés promotrices de l’opération immobilière firent valoir que l’architecte leur avait consenti l’exclusivité du droit de reproduction. Lors du procès, les sociétés éditrices utilisèrent comme argument « que l’on ne saurait contester à tout habitant ou à tout voisin le droit de reproduire des vues de Port-Grimaud, village qui a le caractère d’une agglomération » et tous ses attributs. Le tribunal écarta ces arguments pour des motifs surprenants. En effet, selon ce dernier, « L’établissement dans le fond du golfe de Saint-Tropez, là où il n’y avait rien, alliant le soleil et la mer, d’une cité lacustre (...) provoquant la surprise et entretenant la curiosité et l’attente, constitue bien dans son ensemble (...) une création originale et personnelle. » (16/05/72, tribunal de Draguignan). Au-delà des enjeux pour la profession photographique, cette condamnation est absurde car elle privatise une agglomération dans sa totalité ce qui est contraire à toute notion de vie sociale d’une part. D’autre part, cet argument nie l’urbanisation et la notion de paysage urbain. Ces notions sont des éléments essentielles à la vie sociale qui se trouve ainsi réduite au néant.
De plus, il faut savoir que toute personne ayant signé un accord pour la publication de son image ou de celle d’un lieu qu’il détient, peut se retourner et changer d’avis au moment de la publication en arguant que le contexte (légende, titre, bande-son, article...) ne lui convient pas et en précisant qu’elle le trouve choquant ou diffamatoire. Ainsi, on a vu, il y a plus de cinq ans, un trio de turfistes se retourner contre l’agence Magnum et le quotidien Libération, parce que la photo les représentants entrain de jouer au tiercé dans une salle du Pari Mutuel pouvait, selon eux, nuire à leur image de chef d’entreprise. Ils n’ont pas gagné mais le fait qu’ils aient tenté le procès montre une tendance lourde de notre société. Ainsi que le confirme une victime de l’attentat du RER du 25 juillet 1995 à la station Saint-Michel. Celle-ci à la vue d’une photo prise juste après la déflagration se reconnaît. Comme, elle est presque totalement déshabillée par le souffle de la bombe, elle charge le parquet d’attaquer les journaux qui ont déjà publiés cette image ainsi que les agences qui l’avaient produites et distribuées. Cette plaignante est heureusement déboutées car la cour estima supérieur le nécessaire exercice du métier de journaliste.
S’il est certain que pour reproduire la réalité, toute image s’endette d’abord par rapport à une autre image, cette tendance à la privatisation de toute la vie sociale qui nous provient d’outre Atlantique dérive vers un excès aussi nuisible à la profession photographique qu’à la vie sociale.
d’après un article de B Edelman et Edgar Roskis paru dans Le Monde Diplomatique daté de Juillet 1997

Droit de l’image : partie du droit concerné par les questions de la reproduction d’une oeuvre visuelle. A ne pas confondre avec le droit à l’image.

Droit de reproduction : autorisation donné à un éditeur par un créateur ou ses ayants droits d’utiliser une création dans une publication, un film, une émission radio ou de télévision...

Droit moral : droit de l’auteur d’une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique de la divulguer, d’en fixer les conditions d’exploitation et d’en défendre l’intégrité. On oppose le droit moral au droit pécuniaire portant sur les profits obtenus par l’exploitation de l’oeuvre. Ainsi, en France, un réalisateur peut interdire la colorisation d’un de ses films contrairement aux États-Unis.

DSP : (Digital Signal Processor), processeur spécialisé dans le traitement d’un signal numérique. Ils sont utilisés pour accélérer les calculs dans l’image et le son numérique.
Cette utilisation de l’acronyme DSP est à ne pas confondre avec la suivante : Digital Sound Processor qui est le nom d’une société spécialisée dans la compression du son. En 1993, elle a conclut un accord avec Microsoft et Compaq pour commercialiser une nouvelle technologie de compression du son : Time Speach. Celle-ci compresse du son en temps réel à un taux de 1:16 pour le rejouer sous Windows. La compression en temps réel nécessite une puce développée par cette société. Celle-ci équipera les Compaq, quant à la diffusion, elle pourra se faire sur n’importe quelle PC doté de Windows. Parmi les autres technologies commercialisées par DSP, nous avons pu aussi écouter un accélérateur/ralentisseur destiné à la « lecture » de bande magnétique. L’intérêt de cette puce est de conserver une qualité proche de celle de la voix enregistrée à une vitesse de lecture deux fois plus rapide. « Flexispeach », que nous avons pu écouter dans les locaux de DSP donnait en 1994, un résultat tout à fait étonnant, pour l’époque.

DTC : (Dispositif à Transfert de Charge) CCD

DTP : abréviation de Direct to Plate, plaque directe.

Duratrans : support photographique translucent (transparent et blanc) dédié à l’affichage rétro-éclairé comme dans les abribus.

Duplicata : double d’un original photographique. Un dupli électronique est un original de deuxième génération.

Du Pont de Nemours : société américaine dont les activités couvrent des secteurs comme les industries pétrolières (pétrole, gaz), chimique (tissus synthétique - Du Pont et l’inventeur du Nylon- films plastiques) ou encore les explosifs. Cette société couvre aussi depuis longtemps (1920) le domaine des arts graphiques et de la photographie. Dans le domaine des arts graphiques, elle est surtout connu pour l’invention du système d’épreuves Cromalin et pour les plaques flexographiques Cyrel.

Historique
1802 : fondation de Du Pont de Nemours par un ancien élève de Lavoisier émigré aux États-Unis., cette société fabrique de la poudre noire pour les armes et la construction du réseau routier et ferré.
1920 : début des recherches destinées au cinéma, sur les supports dérivés de la cellulose.
1921 : négociations pour l’achat de la technologie du cellophane et pour ses applications à l’industrie du film. Conformément à cet achat de technologie, Du Pont a pris ultérieurement une participation dans Pathé Cinéma.
1924 : Création de la société Du Pont-Pathé Film Manufacturing Corporation.
1941 : acquisition des quelques parts minoritaires de Du Pont Film Manufacturing Corporation pour dissoudre et en faire un nouveau secteur de Du Pont baptisé : Photo Products Department.
1955 : introduction des papiersà base de fibre synthétique.
Lancement du Cronar, un film polyester
1961 : lancement du film photographique couleur Du Pont distribué par Bell-Howell. Ce projet a été très rapidement abandonné.
1962 : acquisition de la société allemande Adox Fotowerke GmbH
1971 : Création de Du Pont Photolux SA, une société luxembourgeoise spécialisée dans la production du Cronar.
Drupa 1972 lancement du système d’épreuvage Cromalin.
1973 : annonce de la technologie photopolymère Cyrel destinée au marché des plaques d’impression.
1984 : annonce de Cromacheck, un film coloré pour la réalisation d’épreuve à partir de films de sélection..
1986 : acquisition d’une participation minoritaire dans Perceptive Systems Inc (Texas), un société spécialisée dans l’imagerie numérique et dans ImagiTex Inc (New Hampshire), une société spécialisée dans l’imagerie électronique.
création d’un département spécialisé dans l’imagerie et d’un joint-venture avec Xerox Corporation pour développer un systèmé d’épreuvage couleur électronique.
1989 : formation de la société Toyo-Du Pont International Ink, un joint-venture dédié à la commercialisation des encres d’imprimerie.
acquisition par Du Pont et Fuji Photo Film Company Ltd de Crosfield Electronics Ltd.
finalisation du rachat de Howson-Algraphy, un fabriquant britannique de plaque d’impression.
acquisition de Camex Inc, une société de Boston spécialisée dans les systèmes de publication électronique.
15 Août 1989 : signature d’une lettre d’intention avec ImagiTex Inc pour le rechat de cette société.
1990 : fermeture de DX Imaging, le joint-venture créé avec Xerox.
1991 : fermeture de Du Pont Design Technology, une société spécialisée dans les systèmes de création graphique couleur.
1993 : fermeture de Camex.
Mai 1994 lancement du Cromalin numérique
Mai 1998 : cession des activités plaques offset et Films Graphiques à Agfa et création de Du Pont Color Proofing.

DVD : (Digital Video Disc devenu Digital Versatil Disc) format de disque numérique de grande capacité (4,7 à 8,5 Go en une ou deux faces), lancé en 1996, il utilise une galette de douze centimètres et assure un débit minimal de 1,5 Mo à la seconde. Cette accroissement du volume sur une surface identique à celle d’un CD-Rom a pu se faire grâce à une augmentation de la densité de l’information au cm2, une réduction de l’espace entre les pistes et à l’utilisation d’un laser rouge, d’une longueur d’onde plus courte. Cependant, ces améliorations de sa capacité n’ont pu se faire sans une amélioration de la correction d’erreur grâce à une nouvelle version du Reed Solomon. Quant à la qualité de l’image, elle est le fruit de l’augmentation de la capacité qui a permis d’employer le MPEG2.
En 1998, la société Calimetrics a mis au point une technologie d’enregistrement qui pourrait tripler la capacité des DVD sans pour cela faire appel à des technologies de laser très avancée comme le laser bleu. Cette technique permettrait d’enregistrer 15 Go sur une seule face de DVD monocouche avec un laser rouge (635 à 650 nm) qui serait donc identique à celui des DVD standards. Actuellement à l’état de démonstration, cette technique baptisée PDM (Pit Depth Modulation) est basée sur un principe simple : la modulation de la profondeur des cuvettes. Actuellement, les cuvettes des DVD ont toutes la même profondeur. Seule leur longueur varie. Avec le PDM, la profondeur de ces cuvettes pourrait varier sur quatre niveaux et la société Calimetrics espère atteindre rapidement huit niveaux ce qui permettrait de multiplier par trois la capacité (avec un codage sur trois bits) ainsi que le taux de transfert. Il faut préciser que cette technique pourrait s’appliquer non seulement aux médias préenregistrés mais aussi aux supports enregistrables une seule fois ainsi qu’aux supports réinscriptibles. A noter que Calimetrics travaille dans cette direction avec Polaroid. Par ailleurs, cette technologie ouvre des horizons nouveaux si on l’associe avec un laser bleu et un support multicouche. En effet, la capacité d’une galette de DVD pourrait encore être augmentée dans de fortes proportions.

DVD-Ram : (Digital Video Disc), type de DVD d’une capacité de 8,5 Go par face, réinscriptible comme un disque dur.

DVD-Rom : (Digital Versatile Disc-Read Only Memory) DVD d’une capacité de 8,5 Go par face, destiné aux ordinateurs et à l’enregistrement des données informatiques, ils ne sont enregistrables qu’une seule fois.

DVD-Video : (Digital Video Disc), DVD destiné à la projection de films vidéos à la maison d’une capacité de 2 heures 13 minutes avec un son Dolby® Digital avec un débit maximum de 10 Mo à la seconde.

DVI : : standard de compression d’images développé par Intel pour le stockage d’images animées sur un ordinateur.